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lili

Crypto refuge et méthode jaubert

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Bonjour à tous !

 

Je possède un nano aquarium de 30L en méthode berlinoise (sans écumeur cependant), tout le monde se porte bien avec des changements de 10% chaque semaine, mes paramètres sont plutôt dans la moyenne (mais je n'ai pas de coraux durs).

 

J'aimerais le passer en méthode jaubert (et l'agrandir par la même occasion) pour faire 50-60L avec une decant d'à peu pres le même volume.

 

Je précise que j'aimerais y maintenir des coraux durs à terme, et que je cherche donc à épurer le plus possible mon eau en nitrates et phosphates, mais de manière naturelle (peut etre une utopie ?).

 

Dans la décant, je mettrais une grosse epaisseur de sable (avec plenum je pense) nécessaire à la méthode jaubert, je pensais à environ 15 cm vu que j'ai la place, plus y en a mieux c'est non ?

 

J'aimerais faire un écosystème le plus complet et naturel possible, donc j'aimerais faire de ma "decant jaubert" un refuge à microfaune avec des algues : les chaetomorpha semblent les plus simples et efficaces, qu'en pensez vous ? Leur maintenance est apparemment un peu difficile ?

J'ai lu que le problème était souvent l'eclairage, et qu'on pouvait y remédier en "suspendant" la touffe (puisque pas de racines) en face d'une pompe, pour qu'elle oscille et que les parties un peu cachées soient bien enluminées, je pensais peut être fabriquer une petite plaque suspendue..

De plus, je me demande si la presence d'une touffe assez imposante à même le sable ne pourrait pas réduire l'efficacité de mes bactéries, qui ont besoin d'oxygene ? Alors de la suspendre serait peut etre LA solution ?

Enfin, ce sont des details :D

 

Pour en revenir au sujet, j'aimerais aussi intégrer un refuge cryptique au tout.

 

Pour être claire et aux vues des différents posts que j'ai pu trouver : je pense que le refuge algal est très efficace et je ne compte pas m'en passer, ce serait juste un bonus : je ne cherche donc pas à savoir lequel est le meilleur entre algal et cryptique.

 

Il existe des zones cryptiques au sein des recifs coralliens, il y a une faune qui s'y installe et qui est utile, alors pourquoi pas le reproduire ?

 

Alors de ce que j'ai pu lire (si j'ai bien compris) et d'après mon avis personnel, les avantages :

 

- Une autre microfaune de celle habituelle (bacs principaux, refuges algaux) se développe, ce qui apporte une diversité dans les tous premiers maillons de la chaine alimentaire et donc une diversité dans les maillons prochains (en zooplancton par exemple)

En plus de la diversité, ca apporte tout simplement plus de microfaune, donc positif

 

- Les autres habitants qui s'y installeront (éponges, ascidies, vers tubicoles..) sont des filtreurs, qui vont utiliser la matière organique dissoute dans l'eau pour se nourrir et donc éviter l'apparition de phosphates et nitrates

 

Ici, question : je n'ai pas bien compris/trouvé ce que rejetais ces éponges etc, car je sais qu'ils prennent toutes les matieres organiques trouvées dans l'eau, et recrachent de l'eau, qui serait donc "pure" et dénuée de matière organique ? Y a-t-il des risques que ces organismes utilisent des éléments nécéssaires au developpement d'autres (notamment les coraux durs, car par exemple les calcisponges ont des spicules calcaires, donc besoin de calcium, non ?), ou rejettent des éléments qui leur serait néfaste ?

A l'inverse, j'ai lu qu'ils produisant de la "matière particulaire" utilisable par la microfaune ? Ce serait surement la cause de leur présence ??

 

Voila les 2 gros avantages que j'ai relevé, en plus du fait d'avoir encore plus de PVs donc encore plus de filtration

 

Maintenant, les inconvénients :

 

- Apparemment long à mettre en place, les habitants ne croient pas très vite (cependant, j'ai lu que même si les éponges ne grossissaient pas, le nombre de leurs choanocytes augmentait, elles filtreraient donc + d'eau sans augmenter en volume)

 

- Les effets benefiques ne sont apparemment pas très très démontrés mais si certains réussissent, mais cela réside dans le fait qu'il n'y a pas réellement d'étude la-dessus, et que souvent les gens cherchent à choisir entre algal et cryptique, donc là s'ouvre le débat.. car il est largement accepté que l'algal est efficace, donc le cryptique passe vite à la trappe.

 

- Les espèces colonisatrices ne sont pas facile à trouver à la vente

 

Solution : on ne pourrait pas juste se contenter des espèces présentes sur les PVs qui coloniseront petit à petit ? J'en ai deja sur ma pierre du bac principal alors..

 

- Les sédiments ont tendance à s'accumuler dans ce bac : nitrates et phosphates en perspective, donc négatif

 

Solution : établir un systeme qui permettrait de recuperer très simplement ces sédiments (genre tube constamment à ras du sol, plus qu'a siphoner)

 

Pour cette solution, serait-il possible de réutiliser ces sédiments ? (le but de mon systeme etant de ne rien tuer/jeter) Par exemple les réinjecter dans le compartiment sable pour qu'ils soient utilisés par les bactéries ? (très mitigée, je n'ai pas beaucoup de compétences de ce coté)

 

J'ai vu qu'on pouvait y mettre des détris qui ont pas besoin de lumiere comme une ophiure, qui pourrait aider à "dépolluer" tout ca ?

 

 

Aux vues de tout ça, je trouve tout de même que les aspects négatifs sont moindres si mes solutions sont efficaces :D

Car même si ca prends du temps, si c'est efficace sur la durée, pourquoi pas ? Ca ne demande pas beaucoup d'entretien.. siphoner les sédiments de temps en temps..

 

Je vous demande donc votre avis sur cette technique, si certain ont testé avec des resultats positifs ou negatifs..

 

Maintenant, autre question : pensez- vous qu'il y a une taille minimale (ou plutot un poids de PVs) à ce refuge, pour qu'il soit efficace ? Dans l'idéal, le mien serait assez petit (puisque ca reste un nano), je pensais à environ 20% de mon volume total : soit environ 20L, donc environ 1-2kg de pierres ?

 

 

2e autre question (après c'est fini :D ) : Puisque j'aimerais maintenir des coraux durs, le plus naturellement et simplement possible, pensez-vous qu'il est possible de le faire sans ajouts chimiques ? Avec ces 3 (plutot 4 avec les PV) modes de filtration combinés, mon eau serait normalement assez "pure", mais qu'en est-il de l'apport en calcium par exemple ? Sans changements d'eau et avec seulement les ajouts d'eau douce, ca ne suffit apparemment pas.

 

Y aurait-il des processus naturels/organismes qui produiraient/rejeteraient du calcium ou d'autres éléments necessaires à la croissance, couleur, santé, des coraux durs (ou autres) ?

 

 

Voila, je pense que c'est tout pour l'instant :D

Sacré pavé je sais !

 

Merci de votre attention  :prosterne  et j'attends vos réponses avec impatience :D

Modifié par lili

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Pfiouuu le pavé :)  C'est cogité et plutôt pertinent.
 

J'aimerais le passer en méthode jaubert ... Je précise que j'aimerais y maintenir des coraux durs à terme, et que je cherche donc à épurer le plus possible mon eau en nitrates et phosphates, mais de manière naturelle (peut être une utopie ?).

 
Juste sur la forme... on aurait tord d'opposer et Jaubert et Berlinois en méthode naturelle face à une autre qui ne le serait pas, ou moins. C'est un vieux débat qui trouve vite ses limites. L'écumeur, par exemple, ne reproduit-il pas un traitement naturel ? Bref il y a de nombreux exemples de nature à nous forcer à revoir nos jugements ;)  Mais cette remarque ne t'avance pas beaucoup.
 

Dans la décant, je mettrais une grosse épaisseur de sable (avec plenum je pense) nécessaire à la méthode jaubert, je pensais à environ 15 cm vu que j'ai la place, plus y en a mieux c'est non ?

 
Hummm, pas vraiment. Beaucoup de sable bien dense est source de zone anaérobies avec émanation de sulfure d'hydrogène, toxique. Il faut respecter less règles éprouvées.
 

j'aimerais faire de ma "decant jaubert" un refuge à microfaune avec des algues : les chaetomorpha semblent les plus simples et efficaces, qu'en pensez vous ? Leur maintenance est apparemment un peu difficile ?...

 
Oui la Chaetomorpha est plutôt facile à maitriser/contenir, sur le fond ou suspendue, sans effets pervers. Ca n'a pas d'impact négatif sur la faune bactérienne, bien au contraire puisqu'elle contribue à la diversité de l'écosystème. Concernant l'efficacité d'un refuge algal... tout dépend de ce que l'on en attend. On mesure rarement d'effets positifs des algues sur les PO4 NO3 dans un aquarium déjà bien équilibré, qu'elles soient éclairées en nycthémère inverse ou pas, sauf à en avoir une grosse masse. Dans un aquarium chargé de nutriments, par contre, elles contribuent à réduire la pollution... qui favorise leur pousse. Un cercle plus ou moins vicieux qui masque une maintenance approximative. Les filtres à algue semblent bien plus efficaces. Personnellement, je vois plutôt la Chaetomorpha comme un refuge à meiofaune, cryptique ou pas.

 

Il existe des zones cryptiques au sein des recifs coralliens, il y a une faune qui s'y installe et qui est utile, alors pourquoi pas le reproduire ?
... - Les autres habitants qui s'y installeront (éponges, ascidies, vers tubicoles..) sont des filtreurs, qui vont utiliser la matière organique dissoute dans l'eau pour se nourrir et donc éviter l'apparition de phosphates et nitrates...

 
La question ne se pose plus. Je t'invite à lire cet excellent ActuBioRécif n°7  La boucle des spongiaires de Jeremy. En effet, il n'y a que du positif à ce type de refuge. Mais attention, s'agissant d'éponges et autres Tuniciers, il ne s'agirait plus d'un refuge au sens admis généralement (peu de brassage, pour préserver une certaine faune), mais un vrai bac destiné à des filtreurs, donc avec du courant et de quoi les nourrir (si toutefois l'apport en nutriments du bac est insuffisant).
 
Comme précisé d'ans l'ABR n°7 les filtreurs que tu mentionnes absorbent bien nitrates et phosphates et l'eau rejetée est plus pure. Les Tuniciers encore plus que les éponges et les bivalves, sont de vrais dépollueurs puisqu'ils éliminent aussi des matières toxiques pour nombre d'invertébrés. Donc, que du positif, pas de risque sauf quand ces animaux meurent et se décomposent dans l'aquarium, chargés de ce qu'ils ont pu fixé.
Rassure-toi, les calispongiaires, comme les octocoralliaires,  sont de petits calcificateurs et n'entrent pas franchement en compétition avec les coraux.
 
Je n'ai pas vu que les éponges rejetaeint des matières particuaires.
  

A l'inverse, j'ai lu qu'ils produisant de la "matière particulaire" utilisable par la microfaune ? Ce serait surement la cause de leur présence ??

 
C'est nouveau pour moi. Peux tu m'en dire plus, à l'occasion si tu retrouves tes sources ;).
  

- Apparemment long à mettre en place, les habitants ne croient pas très vite (cependant, j'ai lu que même si les éponges ne grossissaient pas, le nombre de leurs choanocytes augmentait, elles filtreraient donc + d'eau sans augmenter en volume)

 
Nos invertébrés sont par nature souvent très lent, même dans leurs croyances. Il croient peu et pas très vite ;) Par contre les éponges croissent et peuvent grossir très vite quand les conditions favorables sont là.
 

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- Les effets bénéfiques ne sont apparemment pas très très démontrés mais si certains réussissent, mais cela réside dans le fait qu'il n'y a pas réellement d'étude la-dessus, et que souvent les gens cherchent à choisir entre algal et cryptique, donc là s'ouvre le débat.. car il est largement accepté que l'algal est efficace, donc le cryptique passe vite à la trappe.

Pas beaucoup d'études, en effet. Il faut dire que la notion de refuge est assez floue, souvent déformée. Vrai refuge pour protéger, pour protéger quoi ? Ce souvent des cuves à l'écart, bonnes à tout faire (ce que l'on aimerait) mais mal. Ceci dit, algal / cryptique, on ne peut comparer, leurs objectifs sont si différents. Nombre de bac sont de vrais refuges cryptiques, selon l'agencement du décor.

 

- Les espèces colonisatrices ne sont pas facile à trouver à la vente Solution : on ne pourrait pas juste se contenter des espèces présentes sur les PVs qui coloniseront petit à petit ? J'en ai deja sur ma pierre du bac principal alors..

Oui, c'est bien la meilleure voie, avec des petits prélèvements en mer. D'ailleurs le réensemencement au moins annuel, devrait être rendu obligatoire.

 

- Les sédiments ont tendance à s'accumuler dans ce bac : nitrates et phosphates en perspective, donc négatif

Solution : établir un système qui permettrait de récupérer très simplement ces sédiments (genre tube constamment à ras du sol, plus qu'a siphonner)

Pas plus dans ce bac refuge qu'ailleurs. Surtout si des détritivores sont présents. mais c'est vrai que le brassage souvent faible les transforme parfois en véritables décanteurs. Mais tu as la solution ;)

 

Pour cette solution, serait-il possible de réutiliser ces sédiments ? (le but de mon système étant de ne rien tuer/jeter) Par exemple les réinjecter dans le compartiment sable pour qu'ils soient utilisés par les bactéries ? (très mitigée, je n'ai pas beaucoup de compétences de ce coté)

Dans la série lits de sable, on dissocie les systèmes de sable épais de ceux à boues hyperfines. Introduire des boues fines dans du sables un peu plus gros conduirait à modifier sa "porosité" et donc son efficacité. Je pense aussi que les boues méritent plus d'attention que lors des siphonages. Je les ai longtemps accumulées dans la zone "décantation" de la cuve technique. De vrais refuges à limivores et autres petits crustacés agents de surface. Mais voilà, une vieille lutte conte les PO4 m'a conduit à les éliminer, dans le doute, sans que cette élimination ait amélioré la situation.

 

2e autre question (après c'est fini :D ) : Puisque j'aimerais maintenir des coraux durs, le plus naturellement et simplement possible, pensez-vous qu'il est possible de le faire sans ajouts chimiques ? Avec ces 3 (plutot 4 avec les PV) modes de filtration combinés, mon eau serait normalement assez "pure", mais qu'en est-il de l'apport en calcium par exemple ? Sans changements d'eau et avec seulement les ajouts d'eau douce, ca ne suffit apparemment pas.

 

Y aurait-il des processus naturels/organismes qui produiraient/rejeteraient du calcium ou d'autres éléments necessaires à la croissance, couleur, santé, des coraux durs (ou autres) ?

La maintenance d'un petit volume peut rester simple, sans écumeur mais les changements d'eau sont impératifs et réguliers. Une eau pleine de constituants chimiques indispensables ;) Le petit volume impose plus de soins dans les apports d'eau osmosée (pas l'eau douce du robinet, bien sûr) et la régulation de la température hiver/été.

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Tu ne parles pas de poissons ? Parce que, si tu n'as pas de poissons (ou de source de nourriture)  ton bac (tes bacs) vont rapidement devenir très pauvres (oligotrophes), les algues ne vont pas pousser, les éponges non plus et les coraux vont 'mourir' de faim.

 

Mes coraux sont dans un bac de 50 litres env. pas de poissons, pas d’écumeur et je dois nourrir très régulièrement.

J'ai peur qu'avec le jaubert plus le cryptique, plus les algues ton bac ne devienne très rapidement 'trop' propre.

 

Pour le jaubert, un sol de 10 cm avec du sable grossier (1/4 mm) et un plenum devrait être parfait.

Un peu de lecture ici : http://www.lamethodejaubert.com/ et tout particulièrement la : http://www.lamethodejaubert.com/f12-le-sol

(Attention, le forum est fermé et donc en lecture seule).

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Merci Denisio pour ta réponse complète !

 

Alors oui je me suis un peu mal exprimée c'est vrai ! Par naturelle j'entendais en fait biologique, par des êtres vivants

 

Compris pour le sable ! Je pars alors sur une épaisseur entre 10 et 12 cm si j'ai bien compris, je pensais que plus de sable = plus de bacteries = bien mais c'est vrai que j'avais pas pensé à l'effet "tassage" : je dois continuer à lire sur cette méthode et en comprendre toutes les subtilités avant de me lancer c'est sur :D

 

Pour la chaetomorpha, ca tombe bien parce que mon but est surtout d'avoir un refuge pour microfaune (ou meiofaune ou macrofaune, tout ce qui voudra s'y cacher)

En effet le terme refuge est apparemment vaste, mais dans mon sens ce serait plutôt un endroit où la microfaune peut se développer à l'abri des predateurs, pour être petit à petit acheminée vers le bac principal avec les echanges d'eau entre les 2 bacs.

 

J'avais pensé à un refuge algal tout d'abord pour ça (et aussi pour concurrencer les algues qui voudraient s'installer dans mon bac principal), et comme j'avais lu qu'elles piegaient aussi les NO3 et PO4, je me suis dit que c'etait d'autant plus utile.

Apres c'est sur dans un aquarium équilibré il n'y en a pas vraiment à pieger mais le but étant que s'il y en a, ils soient piégés, non ?

Je sais pas si je me fait bien comprendre ^^

 

Oui j'hésitais d'abord avec les filtres à algues qui s'avèrent assez efficaces, mais pourquoi + que la chaetomorpha ? A cause des besoins différents des différentes espèces d'algues ? A cause de la quantité potentiellement plus importante dans un filtre à algues ?

J'y avais renoncé car apparemment ils rendent l'eau jaunâtre et les coraux en patissent, et je pensais que le résultat sur les PO4 et NO3 étaient les mêmes qu'avec la chaetomorpha (qui ne rends pas l'eau jaune) donc je pensais avoir fait mon choix, mais il est maintenant un peu remis en doute

 

Oui j'ai justement lu cet article, très intéressant, et c'est de là que j'ai tiré la notion de "matière particulaire" :

 

Dans l'article :

 

"Ainsi, l'éponge fabrique de nouvelles cellules filtrantes en permanence et rejette dans le milieu les vieilles cellules sous forme de matière organique particulaire (MOP) et donc non dissoute.

1.2. Objectifs de l'étude

Dans leurs articles, les auteurs proposent de tester l'hypothèse que cette MOP permet de fixer la MOD, mais surtout de la transférer (réinjecter) dans la chaîne trophique aux maillons supérieurs qui sont dans le cas présent, les détritivores. Ces détritivores, petits et grands, seront à leur tour consommés par des prédateurs plus gros... et ainsi de suite, ce qui bouclera la boucle."

 

Je me suis un peu emmelé les pinceaux en parlant de microfaune, ces substances sont apparemment assimilables par tous les détritivores.

 

 

Pour ce qui est du brassage, il y a apparemment des avis contraires, certains préconisent (pour le refuge cryptique) un bon brassage, j'imagine pour que le plus d'eau possible puisse être filtré et les nourrir le plus possible ?

D'autres préconisent un faible brassage (notamment "l'inventeur" de la technique il me semble) pour permettre à ces filtreurs d'avoir le temps de bien absorber les nutriments, soit avec une plaque trouée, mettant en relation la cuve cryptique et la decant par exemple.

Tu fais apparemment parmi des premiers ?

Je ne sais pas lequel est le mieux, car je pense que les deux cas sont représentés dans la nature

Techniquement pour la premiere il faudrait un bon debit d'eau (provenant du bac principal) entrant et sortant de l'enceinte si je comprends bien, et le deuxième la plaque, soit le meme debit que dans la decant mais attenué par la plaque

 

 

 

Oups oui en effet les éponges ne doivent pas avoir beaucoup de croyances ! :D

 

Pour les prélèvements en mer, j'habite à Marseille donc ce serait possible, mais je me demande.. puisque ce n'est pas le même climat etc, comment est-ce possible ? Et puis, j'imagine qu'il faudrait aller loin de la ville et du rivage pour ces prélèvements, pour éviter la pollution.. ?

 

Pour ce qui est des détritivores dans la cuve cryptique, en fait pour moi, les sédiments sont formés de débris (genre bouts de pierre, sable "moulu" par le brassage et le temps..) et de matières organiques qui s'y font piéger, et donc c'est pour cela que les PO4 et NO3 s'accumulent, produits par cette matière organique decomposée, je me trompe peut etre ? 

Donc en y mettant de détritivores, ils se nourriront de cette matière organique et empecheront l'apparition de PO4 et NO3, c'est bien ca ?

 

La "boue" ainsi créée serait aussi un refuge pour différents organismes (limivores, crustacés), qui se nourriraient aussi de cette matière organique ?

 

Je suis d'accord, si tout cela est juste, autant garder la boue dans cette cuve (et donc pas dans le sable car ca réduirait son efficacite) et y rajouter des détritivores qui s'en occuperont, surtout si chez toi elle n'accumulait apparemment pas les PO4.

 

Pour les changements d'eau, j'avais cru comprendre qu'en méthode Jaubert on n'en faisait pas, et c'est aussi ce qui m'intéressait : ne pas tuer et "gaspiller" de la microfaune

Alors je me demandais comment les apports en constituants chimiques étaient faits, j'ai cru comprendre que c'etait soit : eau douce (non, pas du robinet :D ) + changements d'eau ou eau douce + apports chimiques

Je pensais donc faire la 2e technique, et cherchait des méthodes biologiques pour que les ajouts soient fait par des êtres vivants ou des processus ou autre.. en gros, pas venant de ma main mais qui se ferait tout seul

Je manque peut être quelque chose ?

 

Sinon, je dis eau douce et pas osmosée car je mets de l'eau en bouteille, je pensais (peut etre naïvement ?) ne pas avoir à acheter un osmoseur pour mon prochain bac puisque je ne compte pas faire de changements d'eau

 

Sinon oui il faut plus de soin dans les apports d'eau douce, mais je pensais mettre un osmolateur en relation avec la decant pour être tranquille.

Pour ce qui est de la température, en été c'est assez compliqué en effet ! Cet été je mettais un ventilateur, mais grosse évaporation tous les jours, ça risque de pomper pas mal d'eau douce mais bon ça dure que 2-3 mois :D

 

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Ostrakow : oui c'est vrai je n'ai pas précisé ! Je n'avais pas pensé à ça en effet mais c'est parce qu'en effet je possède un poisson, une crevette lysmata amboinensis, une sabelle et des détritivores herbivores

Je nourris le poisson un peu deux fois par jour, je pense que le dosage de nourriture est assez équilibré pour la population, je n'ai pas algues sauf un peu sur les vitres (il faut dire que le poisson, une blennie, en grignote toute la journée !)

 

Je pensais, en agrandissant le bac, rajouter des invertébrés et détritivores (je ne sais pas exactement lesquels encore mais surement des bernards l'hermite, oursin detritivore, crabe detritivore, des lysmata wurdemanni pour les aiptasias) mais rester toujours à un seul poisson pour la pollution et pouvoir maintenir les coraux.

Mais avec tous ces systemes de filtration, je pourrais peut être me permettre un 2e poisson ?

 

Sinon, je devrais peut être nourrir un peu plus si tout ce monde ne produit pas assez de nutriments ?

 

Ok pour le plenum, merci pour les liens

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Calimero : je n'avais pas entendu parlé de ça, peut être ?

 

Je pensais en mettre un car c'est apparemment la méthode "classique" et elle me parait assez logique, mais je n'en sais pas plus

 

Je sais que certains en mettent un, certains non, tu en saurais peut être un peu plus ? Ca m'intéresse :)

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... dans mon sens ce serait plutôt un endroit où la microfaune peut se développer à l'abri des prédateurs, pour être petit à petit acheminée vers le bac principal avec les échanges d'eau entre les 2 bacs.

Acheminée dans quel but ? Certes on peut observer sur le perlon des amphipodes, preuve qu'il passe une certaine quantité de faune dans les canalisations, mais à mon avis ce serait utopique de penser que ça peut contribuer au nourrissage. Par contre, ça reste un bon moyen d'entretenir un ensemencement des souches.

 

Les algues, d'une manière ou d'une autre (refuge algal, filtre à ruissellement...) de toutes façons c'est bon à prendre. A tes remarques, je vois que tu as bien poussé la réflexion sur les méthodes. C'est vrai que la Chaetomorpha présente à mes yeux un certain nombre d'avantages, notamment celui de ne pas lyser à outrance et sans déséquilibre ni jaunissement ponctuel.

 

Merci pour le rappel sur l'article. Quand je pense que c'est moi qui l'ai mis en forme, lu et relu mille fois ! Mes gouttes, ou sont mes gouttes ? :tapemur

 

Concernant les refuges, je n'ai pas de préférence et je ne pense pas que les avis soient si contraires. J'évoquais simplement la nécessité de bien identifier ce que l'on en attend (quels animaux/végétaux à protéger/développer pour quels buts...) pour savoir quoi mettre en place (éclairage, débit, algues, roches, sable...). Afin qu'ils ne deviennent pas des fourre-tout à tout faire... qui ne font rien de probant. Mais en l'occurrence, j'ai peu de craintes avec ta démarche.

 

Question ensemencements par des prélèvements en mer, il suffit de choisir quelques cailloux de préférence concrétionnés, donc abritant des souches variées dont une bonne partie mourra (changement de conditions, transport...) mais dont le restant sera très bénéfique. C'est ce que j'ai pratiqué les années où mon bac était à son summum. Je me demande aujourd'hui si il n'y avait pas une relation de cause à effet. Une bonne occasion aussi d'observer et d'apprendre sur le microcosme benthique côtier. Certes, il y a toujours le risque d'introduire des organismes animaux ou végétaux, envahisseurs, mais dans un refuge on peut observer et canaliser les développements. J'imagine que la côte des Goudes n'est pas très polluée, et il s'agit de prélèvements parcimonieux, sans risque de déséquilibrer le bac ;)

 

Pour avoir maintenu un 200L moyennement chargé en calcificateurs et peu de poissons, les constituants du sel suffisaient aux besoins (oligo, minéraux), à condition que les changements soient réguliers. Je l'avais équipé d'une réserve d'eau osmosée remplie tous les 15 jours avec osmolation et régulation de température (résistance / ventilateurs) automatiques. Le bac était totalement autonome durant 15j et pour les absences plus longues, je prélevais l'eau osmosée dans un bac plus grand. Les compensations doivent être réalisées en eau osmosée (non minérale). La composition minérale, plus ou moins connue, d'une eau douce fait dériver celle de l'eau de mer, avec des effets indésirables à long terme.

Il n'existe pas à ma connaissance, dans notre milieu clos, des moyen de supplémenter biologiquement tout ce qui est consommé. Tout au plus, tu peux compter sur quelques réactions physicochimiques comme la dissolution du sable calcaire, pour compenser partiellement ce qui est consommé par la calcification.

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En effet c'etait dans le but d'avoir une autre source nutritive plus naturelle et extrêmement fraiche, puisque je ne compte pas faire d'elevage d'artemias ou autre

 

Un bon moyen d'entretenir un ensemencement des souches ? c'est à dire ?

 

Oui c'est vrai que j'avais pensé aux Caulerpa mais quand j'ai lu tous les soucis liés aux lyses...

 

C'est vrai que ca pourrait etre très intéressant de faire des prélèvements en mer ! Je vais me renseigner

 

Ton système était bien rodé :) 

 

En eau osmosée et non minerale ? Donc pas ce que je fais ?

J'imagine que le fait que ce soit un petit volume ne joue pas voire d'autant plus ?

 

Oui en général on compte sur la dissolution du sable, mais comme tu dis je pense que ça reste partiel, à moins qu'il n'y ai pas beaucoup de consommation..

Je suis en train de réfléchir à tout ça, il y a des éponges qui dissolvent les substrats calcaires et si j'ai bien compris libèrent du calcium dans le milieu, peut etre sous forme de carbonates j'en sais pas encore plus, mais elles pourraient s'attaquer au squelette des coraux durs même si situées dans un refuge alors à méditer..

Je verrais où ces réflexions me mènent :D

 

Sinon pour le refuge cryptique, je suis en train de me dire que ce serait peut être bien moins compliqué d'en créer un assez grand et visible (en enlevant un cache par exemple, j'aimerais voir comment ca se developpe la dedans !) avec le décor, dans le bac principal directement.. comme une "chambre" faite en PVs, ombragée.. mais encore une fois, à méditer !

 

Je vais donc continuer de réflechir à tous ça !

 

En tous cas merci de tes réponses et de ton attention :)

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Question ensemencements par des prélèvements en mer, il suffit de choisir quelques cailloux de préférence concrétionnés, donc abritant des souches variées dont une bonne partie mourra (changement de conditions, transport...) mais dont le restant sera très bénéfique.

 

Ou faisais tu ces prélèvements ? dans l'atlantique ?

 

Sinon pour le refuge cryptique, je suis en train de me dire que ce serait peut être bien moins compliqué d'en créer un assez grand et visible (en enlevant un cache par exemple, j'aimerais voir comment ca se developpe la dedans !) avec le décor, dans le bac principal directement.. comme une "chambre" faite en PVs, ombragée.. mais encore une fois, à méditer !

 

Pourquoi tu ne mettrais pas le refuge cryptique dans un filtre externe opaque genre eheim.

Si ça part en sucette, tu peux facilement le débrancher.

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Ou faisais tu ces prélèvements ? dans l'atlantique ?

 

Non, sur une côte rocheuse des Pyrénées Orientales. Une zone peu sédimentée riche en faune et flore, dans le contrefort des Pyrénées. Attention, je ne prône pas le prélèvement en mer à tout va. Juste un petit prélèvement de quelques morceaux de roche judicieusement choisis pour qu'ils abritent de la micro/meiofaune. En général pleins d'algues et de quelques concrétions protectrices, pas un galet délavé de plage. Mais en Atlantique, c'est tout autant intéressant, juste un peu plus loin pour moi et de mes habitudes.

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En eau osmosée et non minérale ? Donc pas ce que je fais ?

J'imagine que le fait que ce soit un petit volume ne joue pas voire d'autant plus ?

 

Effectivement, remplacer l'eau douce évaporée par de l'eau minérale de composition forcément différente de celle de l'eau marine, c'est déséquilibrer à coup sûr la composition de ton eau de mer. Mais ce n'est ni plus, ni moins critique selon le volume puisque la compensation de niveau est toujours en pourcentage du volume (ou plus exactement de la surface de la cuve et de la différence de température eau/environnement). Simplement, pour un gros volume la question ne se pose pas puisqu'on prévoit d'emblée l'équipement adapté et en général ce n'est pas le premier bac.

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Endroit sauvage et superbe pour les ballades. Les criques ne sont pas toutes faciles d'accès. Privilégie les zones calmes, non battues directement par Tramontane, orientées sud ou sud-est à l'abri des pointes.Elles sont plus biodiverses.

 

Le Creus est maintenant dans une réserve il me semble. Ou au moins dans une zone protégée . Renseigne toi sur la législation locale ;)

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Bonne idée pour le filtre externe !

 

Mais.. si je mets de l'eau osmosée donc juste de l'eau pure sans minéraux ni rien, d'où proviendra ma source en minéraux (Mg, Ca..) ? Il faudra donc faire des ajouts chimiques ?

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Mais.. si je mets de l'eau osmosée donc juste de l'eau pure sans minéraux ni rien, d'où proviendra ma source en minéraux (Mg, Ca..) ? Il faudra donc faire des ajouts chimiques ?

 

Comment dire... On parle bien de l'eau qui doit compenser l'évaporation et seulement de celle-là. L'évaporation de l'eau, c'est de l'eau qui passe de l'état liquide à l'état gazeux. A ce stade, même pour de l'eau marine, ne s'élèvent que des molécules composant l'eau (hydrogène et oxygène), pas de minéraux, pour former une vapeur humide (nuages). Cette vapeur humide va se condenser plus loin dans un milieu froid, sous forme d'eau distillée: condensation sur les vitres, humidité dans les murs, pluie... C'est bien cette eau que l'on souhaite remplacer.  On pourrait acheter de l'eau déminéralisée par une quelconque méthode (ionique, distillation...) mais nous préférons produire notre eau déminéralisée par osmose, c'est plus pratique, moins cher sans risque de pollution intermédiaire.

 

Indépendamment de la remise à niveau par eau osmosée, on compense (supplémente)  la consommation des minéraux par les organismes avec des apports de Ca, Mg... soit manuels réguliers, soit automatiques : méthode balling, réacteur hydroxyde, réacteur à calcaire... et bien sûr via l'eau reconstituée pour compenser les minéraux retirés lors des changements d'eau.

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Une piste intéressante serait de chercher comment, dans un système modérément peuplé en madrépores, on pourrait arriver à un équilibre en calcium, magnésium, Kh sans ajouts externes du type Balling ou Rac. Déjà, dans un système Jaubert, on est censé obtenir une certaine dissolution du sable calcaire. On pourrait peut-être compléter cet apport limité par une bio-dégradation des roches par des organismes perforants. (cf "L'univers inconnu des coraux" H. Schuhmacher Elsevier 1977). On peut penser à des éponges (genre Cliona, des mollusques, Lithophaga datte de mer...). Deux problèmes, au moins, se poseraient: se procurer ces organismes puis éviter qu'ils ne détruisent trop rapidement le squelette des coraux.

J'ai vu il y a quelques temps un post de M. Jaubert dans lequel il relatait une expérience de ce type avec une éponge dissolvant du calcaire dans un petit bac accueillant un corail dur, en croissance sans aucun ajout.

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Démarche intéressante.

 

Dans un précédent 200 litres, sans aucun ajout peuplé de quelques SPS et fond sableux, j'ai trouvé les limites du système après quelques mois, quand les Caulastrea n'arrivaient plus à calcifier. Les squelettes étaient particulièrement poreux et des polypes se déchaussaient, comme pour aller trouver mieux ailleurs.

 

Le réacteur peut être déporté (RAC, RAH) ou interne par dissolution du sable et des roches. C'est un peu l'objectif de la méthode DyMiCo dont on parle peu et dont l'efficacité reste à démontrer... du moins autrement qu'en présentatnt des bacs (je pense aux bac d'azoox) manifestement totalement montés pour l'épate. Dissoudre du sable en  Interne ou déporté, pour moi c'est pareil et il n'y a pas de raison que ça ne marche pas. C'est peut-être plus difficile à gérer en interne. Par contre, je suis plus pessimiste sur une dissolution uniquement pas les organismes du bac. Leur efficacité risque d'être insuffisante, même,  avec peu de calcificateurs. Je n'ai jamais trouvé mes bénitiers aussi performants (perforants) que dans leur milieu naturel. Mais tu as raison, ça vaut le coup d'y réfléchir ;)

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Une petite précision: dans ton 200 litres, tu avais un sol épais type Jaubert ou DSB?

 

Pour ma part, même si ce n'est pas quelque chose de nouveau ou d'original, je suis en train de tester un système de trois refuges qui remplacera l'unique refuge de mon petit bac d'exposition actuellement filtré uniquement avec des algues (chaetomorpha et ATS vertical). Le premier compartiment (cryptique) contient des roches récifales, le deuxième des algues et le troisième est un "Jaubert". Mon projet consiste à trouver des organismes (éponges...) qui pourraient dissoudre du calcaire dans le premier compartiment.

 

Dans cette recherche, on parle d'une espèce d'éponge qui dissout 2.3g de calcaire par mètre carré et par jour. Je vais voir comment je pourrais trouver ce type d'organisme (dans des PVs mais c'est la loterie, chez quelqu'un qui en a? dans la nature?)

http://jeb.biologists.org/content/210/1/91

 

Un autre problème que je me pose est de savoir comment on pourrait parer au phénomène d'eau jaune sans utiliser les moyens artificiels (charbon, ozone..). Existe-t-il des organismes (bactéries, filtreurs...) susceptibles de dégrader ces substances colorantes? Qu'en est-il dans la nature où sauf exception on ne trouve pas d'eau marine teintée? Est-ce l'effet des UV sur la couche d'eau superficielle? (effet direct des UV ou production d'ozone?)

 

Pour résumer, je ne cherche pas à ce que tout se passe au sein même du bac mais à obtenir que dans un système de plusieurs bacs en circuit fermé on arrive à s'affranchir au moins en partie de l'appareillage complexe, coûteux, plus ou moins fiable et parfois bruyant qui conditionne actuellement les belles réalisations récifales.

 

Dans mon petit système actuel, il ne me resterait que le Balling à supprimer et le problème de l'eau colorée à traiter.

 

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Bah, pourquoi se compliquer la vie, surtout dans un tel volume?

Un p'tit coup de charbon actif de temps à autre, ou une mini-poignée en continu dans un petit filtre fluidisé Aqua Medic, et en avant Fernand.

Les "bons" trucs que le charbon absorbe (iode, fer, etc...) seront supplémentés par des petits apports ciblés, ou par les changements d'eau, qui seront nécessaires avec des coraux durs.

La dissolution du sable n'y suffira jamais, à moins de n'avoir que deux ou trois petits spécimens, et encore...

Et les algues sont tout aussi gourmandes.

Si ce n'est pas forcément en calcium, ce sera en iode, manganèse, fer, potassium, etc...

Donc Balling, et/ou changements d'eau (très) réguliers.  ;)

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Dans cette recherche, on parle d'une espèce d'éponge qui dissout 2.3g de calcaire par mètre carré et par jour. Je vais voir comment je pourrais trouver ce type d'organisme (dans des PVs mais c'est la loterie, chez quelqu'un qui en a? dans la nature?)

http://jeb.biologists.org/content/210/1/91

 

Un autre problème que je me pose est de savoir comment on pourrait parer au phénomène d'eau jaune sans utiliser les moyens artificiels (charbon, ozone..). Existe-t-il des organismes (bactéries, filtreurs...) susceptibles de dégrader ces substances colorantes? Qu'en est-il dans la nature où sauf exception on ne trouve pas d'eau marine teintée? Est-ce l'effet des UV sur la couche d'eau superficielle? (effet direct des UV ou production d'ozone?)

 

Merci pour l'article. C'est curieux, les quelques images de cette éponge Pione cf. vastifica ne montrent pas une espèce perforante, mais plutôt encroûtante et même érigée.

 

Beaucoup de filtreurs éliminent les toxines en tous genres. Les éponges, les bivalves et champions toutes catégories, les tuniciers qui élimineraient entre autre, des métaux lourds. Et comme tu le soulignes, on ne sait pas grand chose de l'activité des bactéries, mais elles constituent une bonne partie de la neige marine, consommée par les filtreurs qui filtrent. Donc de toutes façons, elles sont un bon maillon dans la chaine.

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Bah, pourquoi se compliquer la vie, surtout dans un tel volume?

Un p'tit coup de charbon actif de temps à autre, ou une mini-poignée en continu dans un petit filtre fluidisé Aqua Medic, et en avant Fernand.

 

C'est pas faux, d'autant plus que les fameux filtreurs ont des besoins auxquels nous ne savons pas encore répondre. Difficile par exemple de maintenir les tuniciers. Ils doivent bien éliminer des substances mais ne trouvent probablement pas toutes celles qui leur conviennent ou pas en quantité suffisante. C'est le même problème avec nombre d'azoox.

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On trouve plus de détails sur cette éponge ici, où on nous indique que l'on ne voit que de toutes petites papilles à la surface des roches colonisées:

 

http://doris.ffessm.fr/Especes/Pione-vastifica-Clione-orange-naine-4018

 

Dans l'hypothèse où elles pourraient rendre service dans un aquarium, on ne sait pas si des spécimens récoltés en Méditerranée pourraient survivre en récifal. Je vais effectuer un petit séjour dans un pays d' Afrique de l'ouest dans quelques jours. Je vais regarder un peu sous l'eau...

 

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Il y a aussi cette éponge qui cause des ennuis aux ostréiculteurs en perforant les coquilles:

 

http://doris.ffessm.fr/Especes/Cliona-celata-Clione-jaune-382

 

Suite à ce que j'indiquais précédemment, j'ai trouvé au Sénégal, à la faveur des grandes marées, des huîtres qui semblaient colonisées par de telles éponges. Aucune certitude mais j'ai pu en mettre deux exemplaires dans mon refuge. A suivre...éventuellement dans un autre sujet dédié à ce projet si toutefois la piste se révèle intéressante.

 

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