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Talibo

Fish Only Cuve Acier 2000L

Messages recommandés

Il y a 5 heures, Talibo a dit :

C'est Génial, MERCI Denis!!! Je t'offre un apéro à Tahiti :trinque

Les billets sont à moins de 900€ A/R maintenant, n"hésite pas! :pilote

J'ai d'autres priorités en ce moment, mais pourquoi-pas :voilier

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Le 10/2/2018 à 2:51 AM, Denisio a dit :

Une première simulation du cas présenté sur SolidWorks.

Paramètres pris en compte :

  • Cuve : Longueur 1730 mm; largeur 850 mm; hauteur 1359 mm; hauteur d'eau 1300 mm; 
  • Cornière  en L égaux, acier S235, 80 x 80 x8 mm (profil normalisé)
  • Appui verre sur l'intérieur des ailettes de cornière sur 40 mm de largeur

La simulation suppose que les faces en verre ne sont pas solidaires (non collées), donc que seule la cornière supporte le tout. 1/2 pression hydrostatique sur chaque vitrage en verre se répartit (flèches rouges) sur chaque aile de la cornière. Les cornières sont fixées (flèches vertes) sur une arrête, en haut et en bas (les contraintes obtenues ne sont alors pas réaliste à ce niveau, mais cette zone n'est pas le but de l'étude). J'ai fait abstraction du poids propre du verre qui n'influe pas (ou si peu) sur la flexion.

L'aile la plus déformée (rouge) est sur la grande face (bien évidemment). La cornière se déforme de manière irrégulière.  La flèche maxi est de 1.9 mm soit 0.15% (ou 0.7 /500). L'objectif inférieur à 1/500 est atteint.

La contrainte maximum (hors extrémités fixées, non représentatives) est de l'ordre de 135 MPa. Inférieure à la limite élastique du métal 235 MPa. Le coef de sécurité est donc de 1,7.

Cornière3.JPG

Cornière1.JPG Cornière2.JPG 

 

Avec les même hypothèses que Denisio, je trouve des résultats un peu différents de mon côté. Pour mon calcul, je n'ai pas seulement considéré une cornière verticale mais l'ensemble de la structure de manière a mieux appréhender les raideurs aux extrémité des cornières qui sont pour moi primordiales pour l'évaluation de la flèche.

Avec ces hypothèses j'obtiens une flèche de la cornière verticale de 2,33 mm ce qui est légèrement supérieur aux 1,92 mm du calcul de Denisio mais ça reste cohérent.

Par contre, la flèche qui est la plus inquiétante n'est pas celle de la cornière verticale mais c'est celle de la cornière horizontale qui est d'après mon analyse de 6,94 mm.

Coté contraintes on atteint 150 MPa ce qui est compatible de la limite élastique du matériau.

Comme Denisio ce calcul ne tiens pas compte de la résistance apportée par la cuve en verre collé. L'intégralité de la charge passe par les cornières c'est approche est une approche cas pire (sauf pour les soudures qui sont supposées être parfaites et sans impact sur les propriétés mécaniques).

Pour limiter la flèche au centre des cornières horizontales il faut peut être envisager un renfort mais ça va grandement limiter l'accès a la cuve qui n'était déjà pas facile.

corniere_verticale.thumb.JPG.f3ec26276d10586b8cfd6a4c68ae9a9c.JPGfleche_globale.thumb.JPG.504a4738fa8611797ae60fd5d7fa934e.JPGstresses_globale.thumb.JPG.fef8fcbe8be45f865307a5cf55dd37f6.JPG

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Bonjour et merci infiniment ghrec pour ton analyse et la simulation, je suis ravi que ce projet intéresse des personnes aussi compétentes et minutieuses que Denisio et toi-même! (tous les autres également, mais là je ne parle que de l'analyse structurelle..) Merci MILLE fois :ok

J'avoue que la RDM, ça me dépasse à la base, mais là, j'ai beaucoup de mal à comprendre pour quelle raison la flèche est aussi importante au milieu des cornières horizontales! La force exercée par la hauteur manométrique de l'eau devrait être nulle en partie haute! Est-ce la "rigidité" du verre qui fait que la pression se retrouve du bas vers le haut?! A moins que vous n'ayez pris comme hypothèse (très défavorable) la force maximale résultante de la pression de l'eau (au 1er tiers inférieur) à tous les points d'application des forces sur la simulation?! Comprends pas.. :%)

 

Autre question, pour vous prouver que je suis une bille en RDM ; Sur la simulation des contraintes, on voit clairement que ce sont les soudures qui sont sollicitées (coté soudure, je suis totalement confiant) mais POURQUOI les contraintes max apparaissent près de chaque extrémité de cornière et non au milieu de chacune?!!

Un renfort central reliant les 2 cornières hautes horizontales est envisageable.. pourquoi pas amovible et coulissant, à l'image des profilés verticaux en alu sur le chassis des modèles RedSea permettant le libre accès à la décante. J'ai eu l'occasion de l'enlever, avec 650L d'eau de mer+ 200kg de sable et PV au-dessus  ; la première fois, j'ai fais de l'huile 1ère pression.. et puis on voit que ça tient.. j'ai du mal avec ce concept, mais si RedSea le fait..

 

Merci encore pour votre aide :%%)

 

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@ghrec

Merci pour cette analyse, je me sens moins seul :)

Indépendamment des petits écarts, probablement justifiés par les différences de paramétrage, notamment aux extrémités, ta remarque concernant la flèche est à ne pas prendre à la légère. 

Je n'ai pas abordé cet aspect, sûr que ce point était déjà résolu.

@Talibo

Quel est le verre finalement retenu ? D'après le calculateur, même si on choisit un verre feuilleté (2 feuillets) traité thermiquement, les flèches sont énormes, surtout si l'on considère une vitre sans raidisseur. Comme le souligne ghrec, un raidisseur, quel qu'il soit, en verre ou métal, devient indispensable en utilisation normale, et pas seulement uniquement en sécurité.

il y a une heure, Talibo a dit :

 j'ai beaucoup de mal à comprendre pour quelle raison la flèche est aussi importante au milieu des cornières horizontales! La force exercée par la hauteur manométrique de l'eau devrait être nulle en partie haute! Est-ce la "rigidité" du verre qui fait que la pression se retrouve du bas vers le haut?! C'est un peu ça. La pression hydrostatique est certes nulle au sommet de la vitre, mais le verre étant un matériau rigide, il se transmet les contraintes internes de proche en proche. De la même manière que tu plies un roseau en le tenant  seulement par les extrémités. A moins que vous n'ayez pris comme hypothèse (très défavorable) la force maximale résultante de la pression de l'eau (au 1er tiers inférieur) à tous les points d'application des forces sur la simulation?! Comprends pas.. :%) Je pense que ghrec come moi-même, nous avons appliqué la pression hydrostatique telle qu'elle s'exerce réellement, c'est à dire augmentant progressivement avec la profondeur. Cette situation se traduit par une force résultante située au premier tiers inférieur, c'est un fait (et non une hypothèse). Mais nous ne sommes pas partis d'une force appliquée ponctuellement et bien d'une pression (donc répartie) ;)

Autre question, pour vous prouver que je suis une bille en RDM ; Sur la simulation des contraintes, on voit clairement que ce sont les soudures qui sont sollicitées (coté soudure, je suis totalement confiant) mais POURQUOI les contraintes max apparaissent près de chaque extrémité de cornière et non au milieu de chacune?!! On est d'accord : contrainte = pression interne. Pour reprendre l'exemple du roseau… pour le plier, tu imposes avec tes doigts des efforts aux extrémités. Ces efforts sont concentrés au contact des doigts : grand effort sur petite surface = grande contrainte. Puis ces efforts se diffusent (se répartissent) le long de la tige : grand effort réparti sur une grande longueur (grande surface) = petite pression interne = petite contrainte.

Un renfort central reliant les 2 cornières hautes horizontales est envisageable.. pourquoi pas amovible et coulissant, à l'image des profilés verticaux en alu sur le châssis des modèles RedSea permettant le libre accès à la décante. J'ai eu l'occasion de l'enlever, avec 650L d'eau de mer+ 200kg de sable et PV au-dessus  ; la première fois, j'ai fais de l'huile 1ère pression.. et puis on voit que ça tient.. j'ai du mal avec ce concept, mais si RedSea le fait.. En effet, en retirant le renfort la flèche augmente (distorsion de la visualisation au travers du verre mais ce n'est pas rédhibitoire temporairement) et les contraintes augmentent (c'est plus embêtant). Tu diminues donc temporairement le coefficient de sécurité. Il faut simplement tout calculer pour ne pas descendre en dessous du coefficient de sécurité 1 où le verre risque de péter.

Je ne sais pas si je suis clair, ou trop simpliste.

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OK, j'ai tout compris.

A vrai dire, le renfort central trottait dans un coin de ma tête, mais je me disais que la faible pression à cette hauteur rendait négligeable l'effort dans cette zone. j'ignorais cet effet de "diffusion" par le verre. Le verdict est sans appel, il y aura un renfort central haut, qui pourra être amovible.

Le verre choisi est un 2x10mm trempé, conseillé par des pros des aquariums publics (..), et mes calculs me donnent la même chose. idem pour le mastic spécifique utilisé.

Merci pour la leçon de "RDM pour les nuls" et l'exemple du roseau :pouceFinalement, Monsieur De La Fontaine ne serait-il pas, à la base, ingénieur structure qui se serait lassé ait aurait choisi, finalement, la poésie qui est, sans doute, plus efficace pour conquérir les femmes?

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J'arrive un peut à la bataille, Denisio à déjà répondu aux questions.

C'est en effet la charge de pression sur la vitre qui fait que la flèche est maximale au centre car c'est la zone qui est la plus éloignée des angles là où la cornière est maintenue. Comme Denisio j'ai bien appliqué une pression hydrostatique qui varie donc en fonction de la position dans la colonne d'eau avec 0 à la surface et 13 000 N/m² (ou 13 000 Pa) au fond du bac. J'ai bien considéré une hauteur de 1,30 m d'eau mais j'ai négligé le fait que la densité de la masse volumique de l'eau de mer n'est pas de 1kg/L mais un peut plus que cela. Pour résumé, je n'ai pas utilisé la "règle des 1/3".

Les zones les plus sollicités ne sont en effet pas localisées à l'endroit où la flèche (le déplacement) est maximal mais là où la déformation (allongement relatif) et donc la sollicitation est la plus importante. La déformation et les contraintes sont les plus importantes au niveau des soudures car c'est bien là que son repris les efforts car c'est là que la rigidité est la plus importante. En complément du bon exemple du roseau donné par Denisio, tu peut imaginer une tige plantée dans le sol. Si tu applique un effort transverse c'est à l’extrémité que tu aura le plus grand déplacement mais c'est la base près du sol qu'elle va casser car c'est là que les contraintes mécaniques vont se concentrer.

Pour ce qui est du renfort amovible, je n'ai pas bien compris le principe et je ne voie pas en quoi cela va résoudre le problème. Si tu enlève le renfort quand le bac est en eau, les vitres et les cornières vont fléchir augmentant l'entraxe et au mieux tu ne pourra pas remettre le renfort (ou il te faudra jouer du serre joint pour rapprocher les vitres) au pire la flèche sera trop importante et la bac va casser. Pour moi soit tu met un renfort et tu le garde à vie soit tu renforce pour ne pas avoir besoin d'en mettre.

Cela a déjà été dit mais il me semble important de rappeler que dans les calculs qui sont présentés ici, le verre ne joue aucun rôle. C'est très conservatif car avec une vitre de 20 mm tu va quand même apporter un supplément non négligeable de résistance mécanique. Donc la dernière alternative est de pousser l'analyse en enrichissant le modèle de manière à tenir compte du verre ... mais je ne me risquerait pas à m'aventurer dans cette voie car il est complexe de prédire correctement ce genre d'interactions entre deux matériaux de nature différentes d'autant plus qu'un troisième matériau est utilisé pour faire le joint entre les deux.

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merci à tous les deux!

Et merci pour vos indications concernant la complexité des interactions verre/colle/acier.

Le renfort central fixe va m'emm*rder, c'est sûr, mais il reste envisageable! il reste tout de même un large accès de part et d'autre.

Autre solution ;  qu'en serait-il si j'ajoutais un "raidisseur" longitudinal (sur chaque cornière longue supérieure), avec un gros cordon de soudure sur toute la longueur, de chaque coté, par exemple en acier 80x40x4, dans ce style là : On réduirait ainsi la fleche (théorique) de 7mm considérablement, n'est-ce pas?!

 

renforts longitu80x40x4.png

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En fait c'est l'aile de la cornière qui fléchit, l'angle de la cornière bouge beaucoup moins. Si tu regarde la cartographie de déplacements, tu voie une "ligne bleue" sur l'angle de la cornière alors que "le rouge" est sur le bord libre de la cornière.

Rajouter un renfort sur la face supérieure aidera très peut, c'est plutôt sur l'épaisseur de la cornière qu'il faut jouer.

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Bonjour,

Je vais peut être dire une bétise mais n'est t'il pas possible de mettre des renforts en verre dans le sens de la hauteur du bac sur les 4 angles à l'intérieur du bac (donc 8 renforts) et de rajouter des renforts longitudinaux croisés en haut et bas ?

Les renforts sur la hauteur ne se verront pas du fait de la présence des cornières.

 

olivier

 

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Bon finalement ça a été plus rapide que prévu. J'ai fait deux tests : le premier en passant l'épaisseur de l'aile supérieure de la cornière de 8 mm à 20 mm (pour simuler l'ajout d'un raidisseur longitudinal sur le dessus) et le second en passant l'épaisseur de l'aile latérale de la cornière de 8 mm à 20 mm (pour simuler l'ajout d'un raidisseur longitudinal sur le côté).

Les deux donnent des résultats satisfaisant. La flèche pire n'est plus sur la cornière horizontale mais retourne sur la cornière verticale. Elle est de 2,20 mm sur la cornière verticale. C'est cohérent de ce l'on avait vu avant.

Le renfort par le dessus est moins efficace que le renfort par le coté mais la différence n'est pas aussi importante que ce que j'imaginais. Avec un renfort sur le dessus la flèche de la cornière horizontale est de 1,54 mm alors qu'avec un renfort sur le côté le calcul donne 1,47 mm. C'est donc deux solutions équivalentes qui permettent de suffisament rigidifier pour limiter le mouvement global.

Voilà en image :

1/ renfort par le dessus :

dpl-global.thumb.JPG.2d2834ebf2cb4b586b1000bb03c16241.JPGdpl-corniere-sup.thumb.JPG.b8fc95ecc1fb55dfd9f4f52afae8abcb.JPG

2/ renfort par le côté :

1538633729806_dpl-global.thumb.JPG.8c6cd7cc830bd1c67c6a40aacaaffce9.JPG1538633734506_dpl-corniere-sup.thumb.JPG.a1158eaa58fe77fcb56f5bb5214d7662.JPG

 

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Honnêtement bravo à tous, moi qui pleure en voyant 3 chiffres sur une feuille blanche, j'avoue ne "rien comprendre" à ce que je lis (sisi j'ai quasi tout lu pour essayer de bien capter) et être admiratif de personnes pouvant calculer la pression de l'eau sur une vitre  :prosterne

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@Testou Rassure toi, on ne calcule rien. Le logiciel fait tout. Il faut juste lui parler gentiment.

@Talibo J'ai un petit problème avec cette cornière. Elle est à considérer suivant 2 options :

  • Soit elle n'est qu'un organe de sécurité. La cuve en verre + colle est donc LA structure ; le verre est choisi épais pour ne pas trop fléchir ni se casser (calculateur CR). La cornière sert uniquement en cas de…. et là je coince. Dans le cadre d'une analyse de défaillance honnête, soit il y a fuite, soit rupture du verre. Dans les deux cas elle n'apporte aucune sécurité.
  • Soit elle fait partie intégrante de la structure constituée du verre + colle + cornière, peut-être dans l'espoir de minimiser le verre. Le calcul doit donc TOUJOURS considérer l'ensemble.
    Dans les angles verticaux, le collage devrait faire le job sans cornière. Il faut vérifier les contraintes dans la colle.
    En haut, tu as choisi un vitrage sans raidisseur en verre, la cornière est donc LE raidisseur haut. Comme le dit ghrec tout doit être mis en œuvre à ce niveau. On aboutira à un verre qui, se déformant tout autant au centre du vitrage, sera probablement aussi épais. Tu choisirais un raidisseur en verre, rigide, il rendrait la cornière inutile.

Bref, il faudrait me clarifier la mission confiée à cette cornière. Sauf erreur, je n'en vois pas l'intérêt. 

@olivier26 Dans la situation actuelle de l'analyse, la rigidité du verre dans les angles verticaux n'est pas remise en cause. La simulation met seulement en évidence comment se déformerait la cornière si l'eau s'appuyait dessus, sans verre. Le résultat n'est, en effet, pas sympa. C'est juste qu'on veut retenir un baobab avec un roseau, quelque chose de rigide avec autre chose bien plus souple, comme je l'ai exprimé au début du topique. 

Le verre c'est super, l'acier c'est pas le pied, le béton c'est bon. :champion

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Bonjour ! Chez moi, c'est le matin :cafe

@ghrec Merci à toi, c'est super!! c'est impressionnant de voir que les déformations se déplacent dans le plan, en changeant l'emplacement d'un renfort..

Comme tu l'évoquais plus haut, l'esthétique est importante, et je préfère de loin le renfort sur le dessus, pour éviter l'effet "fenêtre enfoncée" d'un habillage destiné a cacher le renfort de coté. De plus, on reste en deçà des L/500 sur la cornière verticale (2,20mm) et également sur la cornière horizontale (1,54mm).

J'en conclus que si j'ajoute un ou plusieurs fers plats solidairement soudés sur le dessus des cornières supérieures horizontales ramenant l'épaisseur totale à 20mm (au lieu de 8 initialement), on obtiendra (théoriquement) ces résultats de flèches satisfaisants.

 

@Denisio @Testou Lui parler gentiment est une chose, je pense qu'il faut surtout savoir lui parler (un peu comme aux femmes..)

@Denisio Dans mon cas, je pense qu'on ne peut pas considérer le verre + colle comme étant la structure, car le verre n'est pas collé bord à bord (le verre est collé en feuillure dans les cornières en acier et les feuilles de verre ne sont pas en contact) ;  c'est bien l'acier qui assure la structure ; en effet je comprends qu'il faille considérer l'ensemble verre+colle+cornière , et c'est bien la cornière supérieure horizontale qui sera le raidisseur.

Dans le cas ou ceci soit trop difficilement simulable, je peux envisager d'ajouter (en plus de la cornière en acier) un raidisseur longitudinal en verre à l'intérieur (largeur et épaisseur à définir) , mais au détriment de la largeur d'accès à la cuve.. Je pourrais envisager une largeur de raidisseur jusqu'à 80mm sans que ce ne soit gênant pour l'accès!

Il y a 9 heures, Denisio a dit :

 

@olivier26

Le verre c'est super, l'acier c'est pas le pied, le béton c'est bon. :champion

et l'acrylique; c'est fantastique, mais ça pique!!

 

 

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Il y a 15 heures, Talibo a dit :

  @Denisio Dans mon cas, je pense qu'on ne peut pas considérer le verre + colle comme étant la structure, car le verre n'est pas collé bord à bord (le verre est collé en feuillure dans les cornières en acier et les feuilles de verre ne sont pas en contact) ;  c'est bien l'acier qui assure la structure ; en effet je comprends qu'il faille considérer l'ensemble verre+colle+cornière , et c'est bien la cornière supérieure horizontale qui sera le raidisseur.

Dans le cas ou ceci soit trop difficilement simulable, je peux envisager d'ajouter (en plus de la cornière en acier) un raidisseur longitudinal en verre à l'intérieur (largeur et épaisseur à définir) , mais au détriment de la largeur d'accès à la cuve. Je pourrais envisager une largeur de raidisseur jusqu'à 80mm sans que ce ne soit gênant pour l'accès!

OK, j'avais mal compris. En fait c'était explicite dans ton précédent schéma. Il faut donc considérer le verre + le châssis métal. La colle est utilisée comme mastic d'étanchéité. Même pas sûr qu'il répartit les contraintes au contact verre/métal. Le verre est à considérer puisqu'il prend en charge une partie des efforts et limite les déformations de la cornière en son centre. 

Dans la mesure ou la flèche reste importante, oui tout raidisseur sera bon à prendre, selon ce qui est possible esthétiquement.

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Donc, je me suis lancé dans une simulation châssis soudé + vitrages 20mm. Les vitres s'appuient sur les cornière sur 40 mm. J'ai appliqué la pression sur les vitrages verticaux mais j'ai ignoré le fond que j'ai rendu rigide.

Le modèle

1a Assemblage.PNG

Les contraintes : La contrainte max 40 MPa se situe dans la cornière inférieure (Limite max 235 MPa pour de l'acier S235). Au centre du verre la contrainte est max 5.7 MPa (limite de sécurité normalement admise : < 7.6 MPa pour du float normal et < 70 MPa pour du trempé). Cette valeur est plus optimiste que le calculateur qui donnerait 16 MPa avec du float monolithique en 19 mm et 28 MPa avec du feuilleté 2x10 mm.

1b contraintes.jpg

 

Les déformations : La déformation max du verre max 1.4 mm (soit (0.5/500) est proche du centre. Au niveau de la cornière supérieure elle est de 0.5 mm. Le vitrage encaisse des contraintes qu'il répartit mieux sur la cornière.

1c deformations.png

 

Sauf que, un vitrage feuilleté n'est pas aussi rigide qu'un non feuilleté d'épaisseur équivalente. Il me semble que 2x10 mm feuilleté se comporte comme du 12.6 mm monolithique (à confirmer). Auquel cas, avec 12.6 mm la contrainte max serait 59 MPa dans la cornière (c'est bon) et 13 MPa dans le verre (le trempé s'impose alors). La flèche max dans le verre au centre serait 3.8 mm (soit 1.4/500) légèrement trop forte.

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Les caractéristiques d'un verre float ne sont pas facile à obtenir, je n'ai jamais rien trouvé de complet pour du verre trempé, à part la limite dé rupture qui passe de 20-45 pour du float recuit à 120 MPa pour du trempé. Il semblerait que le module de Young (qui conditionne la rigidité) soit le même, environ 70000 MPa. J'ai donc utilisé la même valeur. Une info qui reste à prouver. Avec un module supérieur la flèche diminuerait. Si tu obtiens l'info, ce serait cool.

Après, je ne sais pas pourquoi les caractéristiques ne sont pas au moins identiques entre un verre non feuilleté et un autre feuilleté d'épaisseur totale identique. Probablement à cause du film plastique qui interfère.

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Je sèche également ; je ne trouve pas le module d'Young pour du verre trempé.

Comme toi je pense qu'on ne peut pas considérer une épaisseur totale de 2feuilles de verres assemblées avec un film PVB intercalaire, de performances équivalentes à une même épaisseur monolithique car la "colle" ou "fusion" utilisée pour coller le verre à cet intercalaire agit comme une rupture de la continuité du matériau.

Cependant  :

Le calcul utilisé pour déterminer l'épaisseur théorique d' 1 composant de mon feuilleté  (source :https://www.aquafolie.com/les-aquariums/construire-son-aquarium.html

avec comme contrainte de rupture (SGG Securipoint) : 30MPa et hypothèses : toutes les cotes réelles considérant la prise en feuillure avec appui périphérique de 40mm

me donne 8,54mm, soit 10mm réel, d'ou un feuilleté trempé 2x10mm ; le BE que tu m'as suggéré m'a donné le même résultat avec les mêmes données.

l'épaisseur équivalente de ce feuilleté calculée d'après le même site me donne le même résultat que toi 12,6mm trempé monolithique

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je n’aie pas de donné technique a vous donnez , mais les verres feuilletés ont une certaines élasticité du justement a ces  films plastiques intercallées entre les deux feuilles de verre . Je le sais pour en avoir utilisé dans mon metier .

D'ailleurs  ils sont ecris de cette façons : 10.10.2 ou 10.10.4  ou pour du plus petit 4.4.2

Les deux premiers chiffres indique l’épaisseur des deux vitrage en mm , et le derniers chiffres indique le nombres d’intercalaires plastique . Plus le nombres d’intercalaires et important et plus ils sont résistant .

Modifié par dan

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Il y a 3 heures, Talibo a dit :

Cependant  :

Le calcul utilisé pour déterminer l'épaisseur théorique d' 1 composant de mon feuilleté  (source :https://www.aquafolie.com/les-aquariums/construire-son-aquarium.html 

Attention, cette méthode de calcul (celle de mon premier calculateur) est celle utilisée par St Gobain. Bien qu'elle ait fait référence durant bien longtemps, faute de mieux, elle commence à dater. Dans certains cas, notamment quand la vitre est sur 3 appuis, il s'avère qu'elle est très pessimiste et impose de surdimensionner (inutilement) les verres. L'est elle dans tous les cas ? Son problème majeur à mon gout est qu'elle utilise un coefficient de sécurité global qui n'est expliqué nulle part, on ne sait pas où l'on va ni les risques réels pris. Il va de pair avec une certaine résistance limite à la rupture. Il ne faut surtout pas mélanger les valeurs (CS, Rr...) de cette méthode et celles du code européen qui est beaucoup plus explicite.

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