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chris64

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Tout ce qui a été posté par chris64

  1. chris64

    Sarcophyton ne s'ouvre plus

    Tu as la réponse dans ta question ! Oui, ta façon plutôt brutale de balancer des produits dans le bac a affecté le Sarcophyton. Quant au voile, c'est une mue et il faut attendre qu'il se rouvre tranquillement. Essaye d'être plus délicat à l'avenir !
  2. Il était une fois une marchande de foie qui vendait du foie dans la ville de Foix. Elle se dit : ma foi, c'est la dernière fois que je vends du foie dans la ville de Foix ...
  3. chris64

    Eau osmosé ou eau du robinet!!!!

    Tu n'as pas mesuré le KH de ton eau du robinet. Tout ça pour dire que ce que tu trouves s'ajoute aux sels que tu utilises pour reconstituer de l'eau salée. Si 20 de Ca et 10 de Mg ont relativement peu d'impact, 7 ou 8 de KH à rajoutés à des sels qui contiennent de quoi reproduire un KH entre 8 et 12 peut poser un vrai problème de précipitation. L'eau osmosée "ça coûte cher", il faut relativiser quand même. Mon osmoseur Optima à 5 étages me donne un ratio d'1 litre d'eau osmosée pour 1 litre de rejet. Mais peu importe, même s'il me donnait 1L pour 3 de rejet, le calcul est simple : prix du m3 / 250 = prix du litre d'eau osmosée. chez moi le m3 c'est dans les 4.00€, soit = 0.016 centimes (et chez moi = 0.004 centimes). Quand au point de vu écologique, tu ne gaspilles pas de l'eau, qui retourne dans le circuit d'eau (autrement dit, dans le cycle de l'eau). Tu ne gaspille que de l'argent !
  4. chris64

    Entacmea quadricolor et occelaris

    Il y a déjà 20 ans j'écrivais cela : http://www.recifs.org/modules.314.html L'Entacmea quadricolor n'est pas l'anémone de prédilection des Ocellaris mais pas plus que les Euphyllia le sont par exemple, et on ne compte plus le nombre d'Ocellaris qui logent dans une Euphyllia, un Sarcophyton ou autre corail dont l'association ne se ferait pas en milieu naturel. Le nombre de photos de cette association avec E.quadricolor dans les réponses au-dessus devrait inciter Riton87 à être moins affirmatif ! Et pourtant, j'ai longtemps rêvé d'avoir une paire d'Ocellaris noirs logés dans une quadri rouge. J'ai eu les clowns noirs (merci Olivier !) et 2 ans après l'anémone. Mes clowns n'ont jamais voulu quitter leur Euphyllia pour aller dans l'anémone. Mon conseil serait de prendre des clowns d'élevage qui ne sont pas déjà attribué un corail de substitution et de les introduire à l'abord de l'anémone. Ensuite : prières et patience ...
  5. chris64

    Concevoir une cuve technique

    1. Les équipements de la méthode berlinoise Pour la filtration biologique, la méthode berlinoise repose sur les pierres vivantes et l’écumage. Or, les protéines et les composés organiques dissous, se concentrent principalement dans la zone supérieure de la masse d’eau, ce qui fait que le prélèvement de l’eau superficielle par débordement est le meilleur moyen d’amener ces substances à l’écumeur afin qu’elles soient majoritairement éliminées avant toute transformation biologique. La prise d’eau en surface supprime également le film gras qui s’y forme, améliorant ainsi les échanges gazeux et la pénétration de la lumière. Pour son bon fonctionnement, le bac doit être également équipé de systèmes de régulation de température, de compensation d’évaporation, d’une éventuelle filtration mécanique, de réacteurs à calcium et/ou à calcaire, filtres fluidisés, etc. Les appareils pourront être installés et dissimulés dans la cuve technique en laissant le bac d’exposition libre pour le décor, le brassage et les habitants. Toutes ces raisons font qu’une cuve technique est un équipement pratiquement incontournable de la méthode berlinoise. 2. La cuve technique de base L’eau déborde donc de l’aquarium par un trop plein, pour descendre dans la cuve annexe de filtration où, après avoir été traitée, elle est remontée dans la cuve principale par une pompe de relevage. La cuve technique doit être la plus grande possible pour bénéficier de certains avantages comme augmenter le volume total d’eau, pour une meilleure stabilité des paramètres et avoir la place d’y accéder confortablement. Mais sa taille dépend évidemment de l’espace que nous pouvons lui consacrer. Modèle de cuve basique sans cloisonnement.Les plus chanceux ont une pièce adjacente ou en sous-sol, à aménager en local technique. Dans ce cas, le problème de place ne se pose plus et cette solution élimine bien des problèmes comme le taux d’humidité et les nuisances sonores qui peuvent devenir une source de conflits avec l’entourage familial, tout en favorisant une maintenance plus discrète (voir encadré en fin d’article). Mais le plus souvent, le seul endroit disponible est sous l’aquarium, dans le meuble qui lui sert de support. La première chose à faire sera de mesurer l’espace disponible et de faire un plan de la cuve qui conviendra le mieux à nos besoins. Dans un espace très restreint, une simple cuve, sans compartimentation, peut être suffisante pour accueillir l’écumeur, une filtration mécanique, une résistance chauffante, la pompe de relevage et l’osmolateur. Mais, pour plus d’efficacité, elle devrait être compartimentée en plusieurs zones spécifiques : 2.1. Un compartiment de réception et d’élimination des sédiments Une cuve technique digne de ce nom devrait avoir un premier compartiment servant à la réception de l’eau qui chute du trop plein du bac principal en créant une zone de turbulence. En débordant ensuite par-dessus une première cloison, elle se trouve répartie uniformément dans les compartiments suivants. Ce premier compartiment est dit aussi « de tranquillisation ». Selon la place et vos choix, vous pourrez installer à sa suite un décanteur, une décantation lamellaire ou une filtration mécanique (cf. : « En finir avec les sédiments » Zebrasomag n°3). L’élimination des sédiments est une mission primordiale de la cuve technique ce qui fait que l’on utilise plus généralement l’expression « cuve de décantation » ou encore « décantation » ou « décante » pour la désigner dans le langage aquariophile courant, même si c’est souvent une terminologie non appropriée, elle a le mérite d’être comprise par le plus grand nombre. Un décanteur efficace demande beaucoup de place, en longueur et en largeur, en fonction de la vitesse de circulation de l’eau, ce qui est rarement réalisable. Pour pallier au manque d’espace, cette zone de décantation est souvent équipée d’une succession de cloisons basses (qui touchent le fond de la cuve) et hautes (qui laissent un espace entre la vitre du fond et la cloison). Ce cloisonnement est hérité directement des anciens principes de filtration pour les poissons, d’eaux douces et d’eau salée. Elle servait à l’origine à maintenir des pains de mousse bleue verticalement en faisant office de filtration mécanique et biologique. En conservant ces chicanes (schéma 1.a) le but est de rallonger le parcours de l’eau et de laisser ainsi l’opportunité aux sédiments et aux déchets organiques de se déposer dans cette zone pour y être siphonnés ultérieurement. Ils ne pourront s’y déposer et y rester que si le débit de la pompe de relevage est suffisamment faible, de l’ordre de 2 à 3 fois le volume du bac par heure. Pour ceux qui incorporent encore volontairement ces chicanes dans une cuve de filtration, prenez garde à laisser une hauteur suffisante sous les cloisons hautes, afin de ne pas obtenir l’effet contraire à celui désiré. Si cet espacement est trop court, l’eau subira un effet d’accélération en entraînant les sédiments avec elle, au lieu de les laisser décanter. La hauteur de cet espacement doit être égale ou supérieure à l’écartement entre chaque cloison. Autrement dit, la surface de l’espacement inférieur doit être au moins égale ou supérieure à la surface d’entrée de l’eau en son point haut. En exploitant cette idée autrement, la décantation lamellaire (schéma 1.b) est une solution plus performante et autorisant des débits plus rapides, mais qui nécessite également un espace important et dont le coût n’est pas négligeable. 1.a. Décantation à chicanes. 1.b. Décantation lamellaire.Schémas : Denis TOURNASSAT. La technique la plus couramment utilisée est celle d’une filtration mécanique sur ouate synthétique à base de polyamide comme le Perlon® (schéma 1.c). Ce matériau peu coûteux est facile à installer en remplacement d’un nombre important de chicanes. Un réceptacle garni de Perlon peut être mit à la suite de la première cloison ce qui économise de l’espace en assurant une bonne efficacité. Plus récent et plus radical, on peut utiliser une poche de filtration comme le Micron bag® (schéma 1.d), aux maillages de 25, 50, 100 ou 200 µ. Cette technique de filtration mécanique est extrêmement performante et élimine pratiquement tous les sédiments avec un faible encombrement. A tel point que dans ce cas, on peut se passer d’un premier compartiment spécifique en faisant arriver l’eau du bac directement dans la poche. Mais, attention : plus la filtration mécanique est fine plus le colmatage est rapide. Ce genre de filtration favorise également l’établissement d’une population bactérienne pouvant rentrer en concurrence avec l’écumeur et les pierres vivantes. Il faudra donc être extrêmement vigilant sur la fréquence de remplacement des matériaux. 1.c. Réceptacle à ouate synthétique type Perlon®. 1.d. Réceptacle à poche de filtration de type Micron Bag®.Schémas : Denis TOURNASSAT. Réceptacle à perlon. L'écumeur est positionné dans le compartiment à niveau constant.Filtre à microparticules type Micron Bag®. 2.2. Un compartiment à niveau constant Un écumeur a besoin d’un niveau d’eau constant pour fonctionner d’une manière optimale et, à moins d’utiliser un modèle extérieur, ou de faire transiter directement l’eau du débordement par l’écumeur avant la cuve technique, il faudra lui dédier un compartiment spécial. Le niveau d’eau de ce compartiment est déterminé par la hauteur de la cloison basse le séparant du compartiment suivant. Une cloison d’une hauteur comprise entre 20 à 25 cm est généralement un bon compromis. Si la hauteur est trop haute, il est facile de surélever l’écumeur alors que si elle est trop basse cela risque de nuire à ses performances et de vous priver du choix d’écumer plus ou moins « sec » ou « humide » (écume foncée ou claire). 2.3. Un compartiment à niveau variable Cuve technique avec, en premier plan, le compartiment à niveau variable et la pompe de remontée. En second plan, le compartiment à niveau constant qui intègre l'écumeur.Une fois traitée, l’eau remonte dans le bac principal par une pompe de relevage située dans le dernier compartiment ou encore, extérieure à la cuve technique. Dans le premier cas, il faut une hauteur d’eau suffisante pour que le corps de la pompe soit recouvert et qu’elle n’aspire pas d’air, ce qui enverrait des micros-bulles inesthétiques et préjudiciables à certains animaux (animation 2). Ce compartiment est dit « à niveau variable » parce que c’est dans ce compartiment que l’évaporation fait physiquement baisser le niveau d’eau. C’est donc l’endroit où il faut placer les capteurs de l’osmolateur qui en même temps déterminent la hauteur d’eau nécessaire au bon fonctionnement de la pompe de relevage. Plus la surface du volume d’eau de ce compartiment est faible, plus les capteurs réagissent rapidement à l’évaporation qui sera donc compensée plus fréquemment. Le bénéfice en est que les variations de salinité sont plus faibles. Un autre avantage est lors de l’utilisation d’un réacteur à hydroxyde de calcium (RAH) couplé à l’osmolateur ; les osmolations étant courtes, le RAH n’enverra qu’une petite quantité d’eau de chaux à la fois, ce qui évitera des variations de pH trop importantes. Cela permet également de coupler le brassage interne du RAH à l’osmolation, pour avoir une eau de chaux constamment saturée en hydroxyde en limitant le risque d’injection de lait de chaux dans le bac. Il est toujours préférable que l’eau de chaux soit rejetée dans le bac principal et devant une petite pompe de brassage pour optimiser sa dilution rapide dans un grand volume et minimiser la précipitation. 2.4. Prévoir la hauteur de la cuve technique Lame d'eau dans un verre (ici liée à la capilarité).L’eau qui est remontée par la pompe de relevage permet au bac principal de déborder par son trop plein. Mais pour qu’elle déborde, Il se crée une « lame d’eau » d’une épaisseur variable en fonction du débit de la pompe, de la longueur du peigne de débordement et de l’espacement de ses dents. Elle fait en général environ 1 cm de hauteur. Il est alors facile de calculer son volume par une simple opération : L x l / 1000 = X litres. Par exemple, un aquarium de 160 x 80 cm avec une lame d’eau de 1 cm, représente un volume de 12,8 litres. A l’arrêt de la pompe de remontée, cette masse d’eau augmentera d’autant le volume de la cuve technique. Il faudra donc prévoir lors de sa conception l’espace nécessaire pour accepter ce supplément d’eau sans déborder (animation 1). Si la cuve technique fait par exemple 100 x 60 cm, ce volume de 12,8 litres fera monter le niveau d’un peu plus de 2 cm. Appliquez un coefficient de sécurité de 2 ou 3 et vous déterminerez la hauteur minimum supplémentaire à prévoir pour les parois extérieures de la cuve technique, 6 cm dans ce cas là, qui sont bien évidemment à rajouter à la hauteur de la cloison de séparation du niveau constant ou du compartiment de réception (plus l’épaisseur du verre de la vitre de fond). Mais rien ne vous empêche de faire les parois de la cuve de filtration encore plus hautes, tant que l’accès et la manipulation des appareils qui sont dedans restent pratiques pour leur maintenance. Si vous intégrez dans le même circuit un aquarium annexe, comme un refuge ou un bac à boutures, il faudra prendre en compte également la lame d’eau qui se créera dedans. Animation 1 : Effets d'une cuve mal dimensionnée Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player. Illustration du débordement lié au volume libre insuffisant de la cuve technique. 2.5. La réserve d’eau L’évaporation est incontournable dans nos bacs ouverts et l’osmolateur permet de la détecter et de la compenser. Ceux qui ont un point d’eau à proximité peuvent brancher un osmoseur sur cette arrivée et l’osmolateur pourra commander alors une électrovanne, ouvrant le circuit en produisant de l’eau osmosée à chaque osmolation. C’est une solution permettant une automatisation quasi totale avec un encombrement minimum. Malheureusement, la plupart du temps ce n’est pas le cas et il faudra produire l’eau osmosée ailleurs (salle de bain, W.C, cuisine, etc.) et la stocker dans un récipient à proximité de la cuve technique. N.B. Pour les perfectionnistes Il faut prendre en compte que les premiers litres s’écoulant de l’osmoseur à sa remise en route ne sont pas de la plus grande qualité et il faut souvent plusieurs minutes avant que le TDS affiche de nouveau une valeur optimum. Il est donc préférable de concevoir une temporisation avec deux électrovannes, la première à s’ouvrir dirigeant la première eau vers l’évacuation et permutant au bout d’un certain temps sur l’EV alimentant le bac ou la réserve d’eau. Certains modèles d’osmoseur haut de gamme proposent des fonctionnalités optimisées par un rinçage périodique de la membrane, afin de prolonger sa durée de vie, et un contrôle par microprocesseur de sa qualité. (Vertex Deluxe Puratek, par exemple). Ceux qui sont plus doués pour le bricolage, trouveront d’autres systèmes DIY consistant à faire une dérivation en amont du restricteur de débit, doté d’une vanne à actionner manuellement de temps en temps pour effectuer ce rinçage. Le volume de la réserve d’eau doit être calculé pour avoir une autonomie confortable en prévision d’une absence plus ou moins prolongée de l’aquariophile. Le taux d’évaporation varie en fonction de la température, donc des saisons et de l’environnement de l’aquarium. Le pourcentage moyen d’évaporation tourne autour de 1 à 2% du volume du bac. Un aquarium de 400 litres évaporant entre 4 et 8 litres par jour et ayant une réserve d’eau de 80l aura une autonomie théorique d’environ 10 à 20 jours. Cette réserve peut faire partie intégrale de la cuve technique par un cloisonnement ou peut être à côté, sous la forme d’un simple bidon en plastique alimentaire ou d’une cuve en acrylique ou en verre collé dont on privilégie la hauteur. Par exemple, un conteneur de seulement 30 cm de large par 50 de profondeur et 60 de haut contient 90 litres. 2.6. Sécuriser le système Toutefois, avec une réserve d’eau osmosée d’un volume important, il ne faudrait pas omettre le risque qu’un dysfonctionnement de l’osmolateur puisse provoquer une compensation ininterrompue, conduisant à un débordement de la cuve technique et à une baisse de la salinité non négligeable dans le bac principal. Il est donc fortement conseillé de prendre quelques précautions supplémentaires, en l’occurrence, des capteurs de niveau haut et bas, pour éviter débordement et marche à sec des appareils. Un autre risque potentiel est l’obstruction du tuyau de descente d’eau. On conseille souvent de prévoir à la conception de la cuve principale un deuxième tube de descente, le second servant de sécurité en cas d’obstruction du premier, spécialement quand celui-ci est muni d’une vanne servant à le noyer, afin d éviter les désagréables bruits de cascade et les gargouillements qui l’accompagne. Mais, dans les deux cas et par souci de sécurité, il est raisonnable de rajouter un capteur de niveau haut, quelques centimètres au dessus du niveau d’eau dans la colonne de débordement. Ce dernier, en cas de problème, coupant le circuit électrique alimentant l’ensemble pompe de remontée, pompe d’osmolation et pompe de l’écumeur. . Animation 2 : Effets d'une cuve mal conçue Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player. Illustration de problèmes potentiels : débordement lié au volume insuffisant de la cuve technique, injection de microbulles d'air du fait d'un niveau trop bas dans le compartiment à volume variable et baisse de la salinité du fait de l'injection importante d'eau osmosée.Animation 3 : Un système sécurisé Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player. Installation sécurisée par le dimensionnement de la cuve technique et des capteurs de niveaux hauts et bas.2.7. Utilités annexes de la cuve technique Il est difficile d’envisager de ne pas contrôler les paramètres de l’eau de nos aquariums. La température et le pH sont d’une importance primordiale et la conductivité et le Redox ne manquent pas d’intérêt non plus ! Que vous utilisiez un ordinateur de gestion d’aquarium ou des mono-contrôleurs, les sondes de mesures exposées à la lumière sont susceptibles de se couvrir d’algues, coralines ou autres, et le meilleur emplacement pour les installer sera dans la cuve technique, à l’abri de l’éclairage et des animaux. Le compartiment de réception, où l’eau est en permanence renouvelée et en mouvement, sera le meilleur choix et toujours en amont des résistances chauffantes et des complémentations calciques et carbonatées. C’est dans la cuve technique que seront placées les résistances chauffantes et la pompe de circulation du refroidisseur. Les résistances pourront être mises dans le compartiment de l’écumeur ou de la pompe de relevage, mais de préférence en aval de la sonde de température, et la pompe du refroidisseur de préférence après la filtration mécanique pour retarder l’encrassement des tuyaux. Selon la place disponible, les différents réacteurs, les filtres fluidisés et les filets à mailles (« chaussettes ») contenant charbon actif, résine anti-phosphate et anti-silicate trouveront leur place dans ou à côte de la cuve. Les tuyaux de rejet d’éluât divers (réacteurs, pompes doseuses, etc.), devront être fixés aux bords de la cuve. Dispositifs de maintien de sondes de mesures, de capteurs et de tubes d'admission de produits de supplémentation. 3. Détails qui font la différence On peut toujours améliorer une cuve technique et l’incorporation d’un refuge est un classique (cf. : « Les refuges » ZebrasO'mag n°4). Plus simplement, fixer un éclairage d’appoint au dessus de la cuve technique s’avère souvent bien utile. On peut aussi concevoir un système de vidange afin de faciliter les changements d’eau et l’élimination des sédiments. Pour ce faire, avant la réalisation, il faudra prévoir de surélever cette cuve afin de laisser la place aux canalisations d’évacuation. Les vitres du fond, ou latérales, pourront être percées au diamètre des passes-cloisons par lesquels passeront des tubes munis de vannes et de raccords unions. La paroi extérieure du compartiment de la pompe de relevage pourra également être munie de passes-cloisons dans le cas d’aquariums utilisant des pompes de relevage extérieures non immergeables. Et puisque l’on parle de plomberie, les tubes de descente des déversoirs devront plonger sous le niveau d’eau pour atténuer le bruit de cascade et être équipés, ainsi que le tube de remontée, de vannes pour pouvoir isoler complètement le bac d’exposition de la cuve technique en cas de besoin ou encore, noyer plus ou moins la colonne de débordement. Le tube de remontée peut avoir aussi une dérivation, constituée par un T, une vanne, du tube et d’éventuels coudes, permettant de brider le débit de la pompe de relevage et/ou d’alimenter un RAC ou un refroidisseur. Eclairage d'appointMontage de pompes en externe.Plomberie de vidange de cuves techniques. 3.1. Couvrir la cuve technique * Certains aquariophiles font le choix de couvrir leur cuve technique. C’est une option aisément réalisable avec de simples plaques en Plexiglas, polycarbonates, ou PVC expansé, préférable au verre, cassant et plus lourd. Elles sont peu coûteuses, légères et faciles à tailler aux dimensions désirées. Les avantages évidents étant de limiter l’évaporation, l’humidité et les éclaboussures dans le meuble sous l’aquarium. Ainsi que de réduire les nuisances sonores et la déperdition thermique. Néanmoins, cela comporte également l’inconvénient de réduire les échanges gazeux et cela peut compliquer les opérations de maintenance. L’évaporation qui ne se répand plus dans l’air se condense sous les plaques et il est préférable d’adapter leur taille aux dimensions internes de la cuve, en prévoyant quelques taquets collés aux parois pour les poser dessus. Cela évitera que la condensation s’échappe par les côtés de la plaque en ruisselant sur les parois externes et dans le meuble. Un perçage des plaques d’un orifice d’environ 2 cm de diamètre permettra d’y glisser un doigt pour les enlever plus facilement. Si la chaleur de l’eau est mieux conservée en hiver, elle l’est aussi en été, ce qui n’est généralement pas souhaité. Il appartient donc à l’aquariophile de peser le pour et le contre d’une couverture de la cuve technique et de faire un choix personnel. 3.2. Chauffer l’eau de l’aquarium et minimiser les risques * Nous sommes nombreux à avoir eu des problèmes avec les chauffe-eaux d’aquarium. Que cela soit de les casser « bêtement » en les manipulant, qu’ils restent bloqués en position chauffe ou qu’ils « explosent » dans la cuve technique, celle-ci pouvant se retrouver à sec pour diverses raisons : dysfonctionnement de l’osmolateur, réserve d’eau de compensation de l’évaporation à sec ou encore, lors d’un changement d’eau où la cuve technique est vidée intégralement pour un grand nettoyage. Si l’on n’a pas pris la précaution de couper le circuit de la résistance chauffante, la température de l’air ambiant étant généralement inférieure à la consigne donnée pour l’eau de l’aquarium, elle continue à chauffer jusqu’à un point de rupture. Sous l’effet de la chaleur et en l’absence du refroidissement permanent procuré par l’eau en circulation, le verre éclate en faisant disjoncter le réseau électrique. Pire encore, la vitre du fond de la cuve technique peut aussi casser ou se fendre à cause d’un choc thermique. Un chauffage d’aquarium autonome doit au minimum être muni d’un thermostat. Evitez les mécaniques bilames, celles-ci pouvant rester collées en entrainant une surchauffe importante et potentiellement catastrophique pour les habitants de l’aquarium. Préférez un thermostat électronique, mais, en règle générale, évitez autant que possible les chauffages en verre à bas prix et souvent de qualité médiocre. Privilégiez les résistances en titane ou en polymère, qui ne cassent pas. Certaines résistances sont dotées d’un système d’arrêt et de rallumage automatiques en cas de fonctionnement à sec. Mettez le chauffage sur un circuit d’alimentation électrique que vous devez couper obligatoirement avant toute opération de maintenance. Par exemple, consacrez une ligne électrique au branchement exclusif des pompes de relevage, d’écumeur et de filtres divers, au chauffage et à l’osmolateur. Il suffira de mettre cette ligne en position « off » pour éviter bien des problèmes. Il est toujours préférable d’avoir un système de régulation de température indépendant pour piloter la résistance. Cela peut-être le circuit de température d’un ordinateur de gestion (Apex, Aquatronica, GHL, IKS, etc.) ou séparé (Biotherm, etc.). Un avantage supplémentaire de ces thermorégulateurs est qu’ils sont aptes à prendre en charge le chauffage et le refroidissement. Espaces et locaux techniques Certains parmi nous ont l’opportunité d’avoir une pièce adjacente ou sous-jacente à aménager en local technique. C’est bien sur l’idéal et dans ce cas, ils ont beaucoup moins de problème d’espace. C’est une solution qui élimine les problèmes de bruit et d’humidité dans la pièce à vivre qui reçoit le bac d’exposition. L’amateur peut y effectuer ses travaux de maintenance confortablement et sans déranger ses partenaires de vie. Il pourra alors laisser libre cours à son imagination et, en fonction de la place disponible, y inclure d’éventuels refuges et autres bacs annexes particuliers tout en ayant à portée de main tout le matériel dont il a besoin. La taille de la cuve technique est en fonction de la place disponible (photo de gauche) et le plus grand est le mieux pour diverses raisons dont les plus évidentes sont : d’augmenter le volume total d’eau, de pouvoir y loger tout l’appareillage indispensable et futur (photo du centre) et de pouvoir y accéder facilement pour les travaux de maintenance. La photo de droite est celle du local technique de Djodjo64 alors qu’il était en cours d’installation. On peut y imaginer des bacs d’acclimatation, bacs à bouture, réserves d’eau osmosée et salée, armoire de stockage de produits divers et de matériel de remplacement. Une arrivée d’eau chaude et froide avec un grand évier, une VMC, un sol carrelé avec une légère pente et une évacuation au sol, font de ce local un exemple du genre. Photos : Joël FERRAND. Un effet secondaire de l’aquariophilie récifale est de nous permettre de développer un sens du bricolage que nous ne nous connaissions peut-être pas ! De fait, il est très gratifiant de concevoir et de réaliser soi-même une partie de l’équipement. La cuve technique est sans doute l’élément qui s’y prête le mieux car elle est relativement facile à planifier et à construire. Cela nous permet de l’adapter parfaitement à nos besoins particuliers, en fonction de la taille du bac et de la place dont nous disposons. Christian SEITZ Article de Christian Seitz, paru dans ZebrasO’Mag n° 6 d'aout 2008 (après correction de la rédaction n’engageant pas la responsabilité de l'auteur). Adapté par l’auteur pour Cap Récifal et publié par Cap Récifal le 25 juin 2014. Sujet de discussion sur le forum. * Addendum 07/2014 : à la suite de la parution de cet article, certaines remarques de lecteurs méritaient d’être prises en compte, raison de ce rajout de texte.
  6. On pourrait épiloguer longtemps sur les diverses manières de mettre un bac en route. Un amateur expérimenté peut, par exemple, déménager, faire un « reset » d’une installation vieillissante ou changer son aquarium pour un autre de volume supérieur en réutilisant tout ou partie du décor et des animaux du bac précédent. Le déséquilibre engendré ne sera que de courte durée et le transfert se fera généralement sans perte. Pour l’aider dans cette tache et un retour plus rapide à l’équilibre, il pourra utiliser des souches de bactéries pour restaurer leur diversité (Biodigest de Prodibio, ZeoBak de Korallen-zucht, Microbacter 7 de Brightwell Aquatics, etc.) Un professionnel, disposant du matériel nécessaire et de pierres vivantes déjà conditionnées, pourra installer un aquarium viable en seulement une journée à l’occasion d’une exposition animalière temporaire. Mais une expérience incontournable pour l’éducation d’un aquariophile récifal est la mise en route d’un bac neuf à partir de pierres vivantes fraîchement importées et non acclimatées, gage de biodiversité future. L’aquarium est prêt à recevoir les pierres vivantes pour entamer sa phase de démarrage. Pierres vivantes à leur réception.Photos : Christian SEITZ 1. Fondations Sels « marins » ou sels « récifaux » ? Les algues utilisent pour la photosynthèse et leur croissance l’énergie de la lumière, du gaz carbonique, des nutriments azotés et phosphorés mais également des éléments majeurs comme le calcium, le magnésium et le potassium ainsi que des éléments mineurs comme le fer, le bore, le molybdène, le manganèse, le zinc et le silicium, entre autres éléments dont la concentration est souvent plus élevée dans les sels enrichis. Il est préférable, car plus rapide, de démarrer l’aquarium avec des sels « pauvres ». Le projet longuement réfléchi et déterminé (taille de l’aquarium, emplacement et biotope), le matériel de base acheté (cuves, écumeur, pompes de brassage et de relevage, éclairage, système de compensation d’évaporation, chauffage et éventuellement refroidisseur), la « plomberie » installée et l’étanchéité testée à l’eau du robinet, il sera temps de le remplir d’eau osmosée. Une fois la circulation d’eau établie entre l’aquarium et la cuve annexe, elle sera chauffée, brassée et aérée (venturi sur les pompes et écumeur) puis il faudra la saler à la densité voulue. Les premiers sels à utiliser se doivent d’être des sels dits « marins », moins riches en oligo-éléments que les sels dits « récifaux » (voir l’encadré et la rubrique Retour aux sources dans ZebrasO’mag n°3). Une eau trop riche ajouterait encore aux nutriments et oligo-éléments déjà disponibles lors de la phase algale et ralentirait l’appauvrissement du milieu, étape nécessaire pour créer un environnement favorable à l’introduction des premiers coraux. À ce stade, l’aquarium, qui n’est encore qu’un objet, est prêt à recevoir les pierres vivantes pour entamer sa phase de démarrage et devenir un biotope. 2. Cycle de l’azote Le cycle de l'azote.Les pierres vivantes ont été préparées (voir la rubrique Expérience dans ZebrasO’mag n°1) puis mises dans le bac, sans souci esthétique pour l’instant mais en veillant à ce qu’elles soient brassées du mieux possible et de façon à pouvoir siphonner la majorité des sédiments qu’elles vont libérer. Il sera préférable, pour ceux qui veulent mettre du sable comme substrat de fond dans leur aquarium, d’attendre la fin du premier mois avant son installation, en veillant bien à éliminer tous les sédiments au préalable et à profiter de ce moment pour créer le décor désiré. De nombreuses réactions vont se produire et favoriser l’établissement des acteurs du cycle de l’azote pendant les premières semaines. Ces pierres vivantes ont été sorties de leur eau native, ce qui a entraîné la mort et la décomposition de nombreux organismes sous forme de déchets organiques. C’est une source d’énergie qui va déclencher la prolifération d’une première vague de bactéries aérobies (Bacillus, Bacterium et Microcosus) transformant l’azote organique en azote ammoniacal : c’est l’ammonisation. Cette première étape va fournir à son tour la matière nécessaire au développement d’autres bactéries (Nitrosococcus, Nitrosomonas, Nitrosocystis, Nitrosospira, Nitrosogle etc.) qui vont oxyder les ions ammonium en nitrites : c’est la nitrosation. Les nitrites, à leur tour, permettent alors l’établissement de bactéries (Nitrospira, Nitrobacter, Nitrocystis, Bactoderma, Microderma, etc.), qui les oxydent en nitrates : c’est la nitratation. Ces deux actions, nitrosation et nitratation, constituent la nitrification. Puis, encore d’autres bactéries (Achromobacter, Aerobacter, Pseudomonas, Thiobacillus, etc.) vont spontanément réduire, par étapes successives, ces nitrates en azote gazeux, bouclant ainsi le cycle de l’azote : c’est la dénitrification, qui se réalise dans les milieux pauvres en oxygène, par exemple à l’intérieur des pierres vivantes et dans les lits de sable. Phases d''ammonisation et de nitrification au démarrage.En fonction de la quantité d’énergie fournie par chaque étape du cycle de l’azote, des populations bactériennes différentes se développent pour former les premiers colons de taille microscopique. Chacune de ces phases pourra être suivie à l’aide de tests aquariophiles, particulièrement les tests des concentrations en nitrites et nitrates. Ils permettent de suivre les pics successifs, consignés dans un « carnet de bord », et de déterminer le moment propice à l’introduction des premiers habitants de l’aquarium (poissons et invertébrés herbivores et détritivores). Le test de la concentration en nitrates devrait annoncer une valeur indétectable avant le début du peuplement. Il faut compter environ un mois pour arriver à ce stade. Quantité de pierres vivantes ? Dans la méthode berlinoise, un ratio de 25% du volume ou encore 20 kg par tranche de 100 litres était préconisé pour obtenir suffisamment de surfaces de colonisation pour l’établissement des bactéries épuratrices. Depuis les années 2000 et l’avènement des méthodes Zeovit, puis plus tard des réacteurs à bactéries, ce ratio est fortement diminué. La moitié suffit généralement et on privilégie de nos jours un décor très aéré, presque minimaliste, pour favoriser la circulation de l’eau et l’esthétique du décor. Il faut néanmoins prévoir non seulement des espaces de nage pour les poissons mais aussi de nombreuses cachettes pour qu’ils se sentent en sécurité. Pour l’épuration, la méthode berlinoise repose sur deux piliers que sont les supports biologiques, pierres et sable vivants, et l’écumeur. L'écumeur retire de l’eau une grande partie des composés organiques dissous avant leur transformation en nutriments (nitrates, phosphates). L’écumeur sera mis en route dès le premier jour. Utiliser du charbon actif, de la meilleure qualité (donc dépourvu de phosphate), sera bénéfique pour éliminer les toxines et les colorants organiques jaunâtres. L’utilisation passive du charbon immergé consiste à en déposer une grande quantité, jusqu’à 500 grammes pour 100 litres, dans un sac au fond de la cuve technique, et à renouveler cette dose tous les deux à trois mois. Les réacteurs à lit fluidifié permettent désormais d’utiliser plus efficacement des quantités moindres (50 à 100 grammes pour 100 litres) qu’il faut en revanche renouveler plus souvent. La compensation d’eau évaporée pourra se faire avec de l’eau de chaux : elle reconstitue le pouvoir tampon, mis à mal par la production d’acide liée à l’épuration naturelle des déchets ; elle neutralise le dioxyde de carbone disponible pour le développement des algues indésirables ; elle précipite les phosphates dissous. On peut également utiliser une « résine » à base d’oxydes ferriques pour éviter une augmentation possible de la concentration en phosphates à ce stade. Écumeur et réacteur à hydroxyde de calcium (RAH) dont la quantité ajoutée par une pompe doseuse est asservie au pH de l’aquarium. Résine à base d'oxydes ferriques en lit fluidisé.Photos : Christian SEITZ 3. Succession algale Les algues sont des colonisatrices primaires et leur développement est une phase incontournable. Dès les premiers jours, les diatomées recouvrent le décor d’une pellicule brune. Elles sont suivies par des cyanobactéries et des algues filamenteuses diverses (Derbesia, Bryopsis, Enteromorpha, etc.). Puis, les macro-algues (Caulerpa, Dyctiota, Halimeda, etc. : la liste est très longue !), dont la variété dépend de la richesse intime des roches vivantes, s’installent à leur tour en privant les algues inférieures de nutriments. Le bon côté de ces proliférations algales est qu'en même temps qu’elles épurent le milieu, elles servent d’abri et de source de nourriture propices au développement de colonies diverses et importantes de micro-organismes millimétriques. Cette microfaune enrichit la biodiversité de l’aquarium et contribue à sa stabilité à différents égards : d’abord, elle constitue une équipe de détritivores bénéfiques à la santé de l’aquarium ; d’autre part, il s’agit d’une source de nourriture qui forme, avec les bactéries et les algues, les premiers maillons de la chaîne alimentaire. L’introduction prématurée de microphages dans l’aquarium est préjudiciable à l’établissement de ces micro-populations vitales. Faut-il éclairer ou non pendant la phase de démarrage ? On suggérait de laisser la lumière éteinte pendant cette période pour deux raisons principales : un éclairage intensif favorise une prolifération envahissante d’algues inférieures et nuit au développement des bactéries de la dénitrification. Mais d’un autre côté, il n’est pas rare que des algues supérieures arrivent avec les pierres vivantes et il est bon de stimuler leur croissance au détriment des algues filamenteuses, et ce dès la mise en place des pierres. Cette concurrence sera bénéfique et permettra également à une microfaune variée de se développer. D’éventuels coraux amenés par les pierres vivantes, endommagés ou sous forme larvaire, peuvent ainsi avoir une meilleure chance de survie. Entre laisser dans le noir total et éclairer 12 heures par jour, il y a des variantes à adapter en fonction de la sensibilité de l’aquariophile. On peut par exemple ne pas éclairer ou faiblement avec des tubes bleus pendant les 3 premières semaines, pour allumer progressivement l’éclairage principal de plus en plus longtemps jusqu’à une photopériode normale de 12 heures pour favoriser la pousse des algues supérieures. Enfin, alors que les algues supérieures s’installent durablement ou disparaissent à leur tour, les algues calcaires, et en particulier les corallines, vont coloniser les pierres vivantes, le matériel et les parois de l’aquarium. Ce signal marque la fin de la période de démarrage, dont la durée moyenne est de l’ordre de trois mois, et permet l’introduction des premiers coraux. Cela ne veut pas dire que le bac est définitivement stable et son équilibre sera encore perturbé par l’introduction des poissons. Disposition des pierres vivantes. Apparition des premières algues. Prolifération des algues filamenteuses. Les algues supérieures reprennent le dessus, la vie s'installe !Photos : Christian SEITZ 4. Étapes du peuplement Chaque nouvel arrivant entraîne une augmentation de la charge organique à laquelle l’aquarium doit s’adapter. Toutefois, l’impact reste faible si l’on prend la précaution d’introduire les animaux peu à peu, en laissant le temps aux populations bactériennes de s’équilibrer avant le prochain rajout. Dès que les nitrites sont indétectables, il faudra entamer la lutte contre les algues, qui poussent naturellement dans les aquariums même les mieux tenus, en introduisant les premières équipes d’entretien, composées d’animaux centimétriques : des herbivores (escargots divers, oursins, etc.) et des détritivores (Bernard l’ermite, ophiures, étoiles de mer, crevettes, etc.). On attendra sagement la chute des nitrates à un niveau indétectable pour acquérir les premiers poissons. Ceux-ci ne doivent être que des poissons utiles et majoritairement herbivores. Pas de poissons « coup de cœur » ou généralement sans aucun bénéfice pour l’aquarium. Les poissons-clowns, poissons-anges, bancs de demoiselles, labres et autres prédateurs de microfaune, resteront chez le détaillant ! Ils n’apporteraient qu’une charge organique supplémentaire et/ou une prédation indésirable à ce stade de développement. Nos premiers choix se porteront donc vers les poissons-chirurgiens des genres Acanthurus, Zebrasoma, Ctenochaetus, Siganus et d’autres herbivores tels Amblygobius, Salarias, etc. Leur taille et leur nombre sera en fonction du volume du bac. Toutefois, il peut être envisageable d’introduire également, dès le début, des poissons ayant une autre utilité, tels que Chelmon rostratus ou Acreichthys tomentosus, pour lutter contre des indésirables (Aiptasia sp., Anemonia majano, etc.) ou pour des raisons de territorialité rendant leur introduction ultérieure plus risquée. Quelques poissons utiles...Photo : Christian SEITZ ... (et beaux !), adaptés aux débuts d’un aquarium récifal..Photo : Damien LOISEL 5. Calendrier récapitulatif Etapes du démarage d'un bac récifal Dans les premiers jours, l’ammonisation se traduit par un pic ammoniacal qui diminue dès que les bactéries de la nitrosation sont en nombre suffisant pour oxyder l’ammonium. Il en résulte généralement un pic de nitrites dans les deux semaines suivantes, mais celui-ci peut passer inaperçu. Les bactéries de la nitratation oxydent à leur tour les nitrites et produisent une hausse de la concentration en nitrates, mettant un terme à la nitrification. Ce sera au tour des bactéries anaérobies de réduire les nitrates en azote gazeux, qui se dissipera dans l’atmosphère. Cette étape permet ainsi à l’aquarium d’être viable pour les invertébrés délicats. Les détritivores seront rajoutés dès que les nitrites ne seront plus détectables et les premiers poissons herbivores, quand les nitrates le deviendront à leur tour. Entre le deuxième et le troisième mois, sous la pression des herbivores et au fur et à mesure que le milieu s’appauvrit en nutriments, les algues supérieures céderont la place aux corallines. On pourra alors introduire les premiers coraux. On commence traditionnellement par des « coraux mous » (alcyonaires, corallimorphaires, etc.) et éventuellement des coraux durs à grands polypes. Les poissons ornementaux et leurs partenaires éventuels (poissons-clowns et anémones, gobies et crevettes, etc.) pourront alors être introduits petit à petit jusqu’à atteindre la population désirée, en adéquation avec le volume du bac et en fonction de sa capacité d’épuration. L’aquarium s’équilibre durablement entre le huitième et le douzième mois. Il devient suffisamment stable et pauvre en nutriments pour introduire des coraux durs à petits polypes. Ces durées sont bien sûr indicatives et varient selon la qualité des pierres vivantes, la performance du matériel… et votre patience ! Christian SEITZ Article de Christian Seitz, paru dans ZebrasO’Mag n° 5 de mai 2008 (après correction de la rédaction n’engageant pas la responsabilité de l'auteur). Adapté par l’auteur pour Cap Récifal et publié par Cap Récifal le 26 septembre 2013. Sujet de discussion sur le forum.
  7. chris64

    Le conditionnement des pierres vivantes

    Après avoir longuement mûri votre projet de bac récifal, décidé de sa taille et de son emplacement dans votre maison et vous être procuré tout le matériel nécessaire, votre aquarium est enfin là ! Tout beau, tout neuf, vous le contemplez déjà fièrement et un tourbillon de pensées agréables stimule votre imagination. Mais retournons à la réalité car l’aventure ne fait que commencer. Après avoir rempli votre aquarium d’eau osmosée, chauffée puis salée à la densité voulue, vient alors un moment décisif pour votre futur petit récif : l’achat des pierres vivantes. 1. Les pierres vivantes Les pierres vivantes sont constituées de squelettes de coraux morts, compactés et érodés par le temps, puis colonisés par d’autres organismes vivants : algues calcaires et algues supérieures, coraux vivants, crustacés, hydrozoaires, éponges, vers, etc. Elles sont très poreuses et présentent d’énormes surfaces de colonisation, pour les bactéries aérobies de la nitrification en surface, et les bactéries anaérobies de la dénitrification en profondeur. En les soupesant manuellement, leur légèreté relative est le gage de leur porosité et donc, de leur qualité. La masse rocheuse devra occuper entre un quart et un tiers du volume du bac pour assurer une filtration optimale et créer un décor parfaitement naturel selon les normes berlinoises. Un volume moindre est envisageable si vous utilisez une couche de sable qui participe alors également à la filtration biologique. Et de nos jours on peut encore réduire ce volume si l’on envisage d’utiliser par la suite un réacteur à bactéries ou de booster le milieu par des sources de carbone. De par la biodiversité corallienne de leur milieu, les pierres vivantes les mieux adaptées à notre passion viennent d’Indonésie. Elles sont, à l’idéal, importées directement des lieux d’origine, dans leur emballage isotherme, et avec leur numéro de CITES. L’Indonésie n’est pas la seule zone à avoir une extraordinaire biodiversité corallienne mais c’est la provenance principale d’import de qualité en Europe. Les pierres sont volumineuses, elles viennent de loin et elles coûtent forcément cher. L’offre la plus courante se trouve chez les détaillants ; les pierres y ont été préalablement nettoyées partiellement et mises en stabulation dans des aquariums de vente. Vous pouvez également avoir déjà un bac en fonctionnement et récupérer vos anciennes pierres vivantes pour commencer un nouvel aquarium ou bien encore envisager l’achat de "pierres d’occasion". Si ces deux dernières options permettent une phase de démarrage très rapide, elles offrent généralement une biodiversité amoindrie. 2. Nettoyage des pierres Avant de recevoir vos pierres, vous aurez préparé et mis à température une bonne quantité d’eau de mer reconstituée pour procéder à leur nettoyage. D’anciennes cuves ou des "poubelles" en plastique alimentaire, spécialement achetées à cet usage, seront très pratiques. Une paire de gants de ménage neufs, en matière souple et épaisse, sera également appréciable pour manipuler les pierres sans vous abîmer les mains. Enfin, une grille à large maille, une bâche (Polyane, par exemple), un couteau à lame solide, des brosses et une petite pompe de brassage complèteront les accessoires nécessaires pour la bonne suite des opérations. Dés réception des pierres, et les mains gantées, elles seront sorties de leurs boîtes et étalées au sol sur la bâche, ce qui vous permettra de les visualiser toutes et de choisir les plus imposantes pour commencer le nettoyage. Ce seront probablement les plus grosses qui serviront de base au futur décor. Il est courant que du papier journal humide entoure les pierres pour le transport et vous veillerez bien à tout ôter. Vous les examinerez minutieusement à la recherche des organismes morts et en décomposition. Votre nez sera un auxiliaire précieux pour détecter les mauvaises odeurs caractéristiques. Vous enlèverez manuellement et/ou à l’aide de brosses et d’une lame de couteau les éponges en putréfaction et tout organisme suspect, tout en respectant délicatement ceux montrant un signe de vie et susceptibles de se développer par la suite. Quelques éponges revivront. Epargner ces escargots sessiles ou vermets. Microprotula sp. et ascidies sociales proliférent facilement. Tenter de conserver les délicates ascidies coloniales comme Aplidium breviventer. Méfiance recommandée avec les hydraires. Rien à craindre de ce Calcinus tubularis, un Pagure sédentaire, Epargner les ascidies sociales excellents filtreurs. Impossible de rejeter ce corail clandestin arrivé sans papier.Photos : Denis TOURNASSAT Les pierres seront ensuite posées sur une grille placée à mi-hauteur d’une cuve de nettoyage et rincée à l’eau de mer. Une petite pompe tenue à la main sera utile pour chasser les sédiments qui vont dégorger de ces pierres ainsi que quelques voyageurs clandestins. La pompe sera munie d’une crépine, à nettoyer aussi souvent que nécessaire pendant cette opération et disposée au fond du récipient. Un tuyau souple placé à sa sortie vous permettra d’arroser les pierres et de moduler la puissance du jet en en pinçant l’extrémité. En posant la pierre sur la grille, il y a de fortes chances que certains animaux comme des crabes, crevettes mantes, crevettes pistolets, vers, etc. tombent au fond du récipient. Inspectez du mieux possible toutes les anfractuosités pour en déloger les plus tenaces. Il est courant que du papier journal humide entoure les pierres pour le transport. Veillez à bien l’enlever.Photos : Christian SEITZ Une petite pompe tenue à la main chassera les sédiments et quelques voyageurs clandestins en posant la pierre sur la grille.Photos : Christian SEITZ Chaque pierre ayant été nettoyée au mieux, il sera temps de la disposer dans le bac principal, les pompes de brassage et l’écumeur en fonctionnement, et de préférence sur un support pour les surélever du fond de l’aquarium. Ce support peut être indifféremment un assemblage de tubes PVC, des grilles optiques ou plaques de plexiglas, des pierres calcaires ou synthétiques. Ne vous inquiétez pas de l’esthétisme du décor pour le moment et essayez d’empiler les pierres d’une manière "aérée", avec le moins de points de contact entre elles, tout en faisant un ensemble stable. Vous veillerez également à la polarité de chaque pierre. Celles-ci présentent une face qui a été exposée à la lumière pendant des années et reconnaissable à sa colonisation par les algues et autres organismes dépendant de la lumière. La face inférieure est généralement plus claire et souvent colonisée par des éponges et des vers tubicoles. C’est le bon moment pour utiliser une grande quantité de charbon actif de qualité. Il sera placé dans un sac et déposé dans la cuve de filtration ou en passage forcé dans un filtre, afin d’adsorber un maximum de toxines et autres composés organiques. Il est souvent préférable de ne pas introduire le sable en même temps que les pierres vivantes (sauf cas particuliers tels que système Jaubert ou lit de sable vivant); celles-ci vont dégorger des sédiments en grande quantité dans les premières semaines et il sera plus facile de les éliminer sur le fond nu en l’absence de sable. Après nettoyage les pierres sont disposées dans l’aquarium.Photos : Damien LOISEL3. Gestion des passagers clandestins Héberger les clandestins Pour la mise en quarantaine des passagers clandestins, les "pondoirs" à poissons d’eau douce vivipares seront très utiles pour leur conservation dans la décantation ou dans le bac lui-même si l’aquarium en est dépourvu. Une fois toutes les pierres nettoyées et placées dans le bac, il sera temps d’aller inspecter le fond de la cuve de nettoyage pour inventorier les animaux qui y sont tombés. Les crevettes-pistolets (Alpheus spp., Synalpheus spp.) seront réintroduites dans l’aquarium principal. Les crevettes-mantes seront éliminées ou conservées à part pour être éventuellement données à un amateur de ce genre d’animaux. Les crabes seront aussi conservés dans la cuve annexe de filtration afin d’être identifiés par la suite ; les herbivores et détritivores seront gardés et les prédateurs éliminés. D’autres animaux peuvent être rencontrés, tels que des gastéropodes (Euplica spp., Stomatella spp., etc.), des holothuries (Synaptula spp.), des vers tubicoles et polychètes, des nudibranches, des mollusques, des oursins. Ils devront tous être identifiés avant de décider de leur sort. Crabe clandestin, celui-ci est corallivore. Les bernard l'hermite sont d'excellents détritivores. Alpheus sp. de bons éboueurs au comportement captivant. Les nudibranches survivent rarement, sauf ceux corallivores. Une crevette Athanas nitescens, arrivée à l'état larvaire. Les planaires, ces vers plats ont une alimentation variée. Méfiance ! Patella sp. prolifèrent facilement, Polyplacophora spp. ou chitons sont d'excellents brouteurs.Photos : Denis TOURNASSAT 4. Méthodes de conditionnement La méthode décrite ci-dessus est simple et efficace dans le cas de pierres venant directement de la zone de collecte. Mais si les pierres sont restées pendant quelques temps chez un revendeur, ce nettoyage a probablement déjà été fait et les pierres seront ramenées rapidement chez vous, rincées à l’eau de mer pour chasser encore des sédiments et quelques intrus éventuels, puis introduites directement dans le bac principal. La phase de démarrage sera accélérée car beaucoup de déchets auront été éliminés et le pic de nitrites sera moins important et pourra même parfois passer inaperçu. L’avantage de ces pierres est que vous pourrez les choisir une par une, en fonction de leur forme et de vos goûts, contrairement à la "box" de provenance directe. Si vous utilisez des pierres déjà en votre possession dans un autre bac, ou rachetées à un autre amateur, elles sont théoriquement déjà prêtes pour une utilisation immédiate et il ne faudra acclimater que les roches fraîches supplémentaires qui apporteront un renouveau à la biodiversité des anciennes. En ce cas là, il est préférable de faire cycler les nouvelles dans une cuve à part pour ne pas perturber un début d’équilibre dans le bac principal. Les pierres vivantes sont une des clés du succès de la méthode berlinoise mais sont aussi souvent indispensables avec les autres méthodes. L’introduction de ces pierres est le début de votre aventure récifale et il ne faudra lésiner ni sur leur quantité ni leur qualité malgré leur coût. La préparation de ces pierres vivantes déterminera la durée de la phase de démarrage mais également tout l’avenir de votre aquarium récifal. Soyez donc patient, en préférant des pierres neuves, et méticuleux dans leur préparation et l’élimination des sédiments. La récompense sera un aquarium beau et sain, et beaucoup de satisfaction dans l’avenir. Christian SEITZ Article de Christian Seitz, paru dans ZebrasO’Mag n° 1 de mai 2007 (après correction de la rédaction n’engageant pas la responsabilité de l'auteur). Adapté par l’auteur pour Cap Récifal et publié par Cap Récifal le 29 novembre 2013. Sujet de discussion sur le forum.
  8. chris64

    Sables et graviers

    1. Avec ou sans sable ? Le sable semble être l’ennemi de beaucoup de récifalistes, parfois pour de bonnes raisons mais souvent pour de moins bonnes, basées sur des idées reçues et mal interprétées. Pour trouver les causes de cette détestation, il faut remonter au début des années 90, quand les aquariophiles Berlinois de la première heure se rendirent compte que le sable qu’ils employaient, généralement du maërl de forte granulométrie, était un piège à sédiments constituant un réservoir de phosphore, responsable de la prolifération des algues nuisibles et des cyanobactéries. Lassés de clocher ce sable désespérément, les plus radicaux décidèrent de le supprimer purement et simplement. C’est ainsi que naquit le concept d’aquarium à sol nu, connu sous le nom anglais « bare bottom ». Plus de cause, plus d’effet … en théorie car un aquarium génère toujours des sédiments organiques et minéraux. Mais, en surélevant les pierres, en aérant le décor et en mettant en place un système de brassage judicieux, il est alors possible de les faire s’accumuler à un endroit d’où ils pourront être siphonnés plus facilement et/ou être remis en suspension et entraînés par les courants vers un système de filtration adéquat (voir l'article En finir avec les sédiments dans la revue ZebrasO’mag n°2). Cette technique efficace à fait ses preuves depuis plus de deux décennies, particulièrement pour les aquariums reproduisant une zone récifale de haute énergie, comme un platier, une crête récifale ou les pentes supérieures internes et externes, dédiée aux coraux hermatypiques et où l’on recherche une oligotrophie extrême. Néanmoins, le récifal ne se limite ni à la méthode berlinoise ni à ces zonations particulières. Ne pas mettre de sable, c’est également se priver d’un aspect esthétique certain, de nombreuses niches écologiques et de la reproduction de biotopes de poissons et d'invertébrés inféodés au substrat. C’est un important support bactérien, bien plus conséquent que les pierres vivantes, et l’habitat de la micro faune qui y vit en contribuant au recyclage des déchets et des sédiments tout en produisant larves et planctons nourriciers. Il est devenu naturellement la base de certains systèmes de filtration comme celui du professeur Jaubert et du DSB (Deep Sand Bed). Stichodactyla hadonni dans sa position préférée : le pied arrimé à un substrat dur sous le sable et son manteau étalé sur les roches, de façon à capter au mieux la lumière et une proie éventuelle. A la moindre alerte, elle peut ainsi disparaitre entièrement dans le sable en quelques secondes.Photos : Christian SEITZDes aquariums dédiés à la maintenance de certains poissons et invertébrés devront impérativement avoir une couche de sable pour les satisfaire : des labres s’y enfouissent pour y passer la nuit (Halichoeres, Macropharyngodon, etc.), des poissons tamiseurs (Amblygobius, Signigobius et Valenciannea) y trouvent nourriture et abri en y creusant leurs terriers. Les coraux « libres » vivent sur le sable, tel que les Catalaphyllia, Cycloseris, Cynarina, Ctenactis, Diaseris, Fungia, Heliofungia, Herpolitha, Polyphyllia, Scolimia,Talpina,Trachyphyllia, Zoopilus, etc. Les anémones (H.aurora, H.crispa, H.malu, M.doreensis, S.gigantea, S.hadonni) y enfoncent leur pied pour s’y ancrer fermement. Une épaisseur d’environ 3 à 5 centimètres de sable fin leur conviendra, ainsi qu’aux gobies des genres Amblyeleotris, Cryptocentrus, Ctenogobiops, Stonogobiops, et leurs crevettes associées Alpheus, Synalpheus, ainsi qu’aux Nemateleotris, Ptereleotris, etc. Par contre, pour héberger correctement des gobies fouisseurs et constructeurs de terriers des genres Opistognathus et Pholidichthys leucotaenia , une épaisseur de 5 à 10cm sera plus appropriée. Par exemple, pour ces derniers, il faudra mélanger plusieurs granulométries de sable, allant du très fin au gravier, afin qu’il puisse construire des terriers durables et solides. 2. Les différentes sortes de sables La distinction entre sable, gravier et boue dépend de la granulométrie ; le sable à une taille comprise entre 0.064 millimètres (64 microns) et 2 millimètres, au-dessus et jusqu’à 30mm c’est du gravier et en dessous c’est de l’argile, nommé encore limon ou boue. Pour plus de clarté entre aquariophilies, ont peut encore subdiviser le sable arbitrairement en «Sugar», de 0.064 à 1 millimètre, sable fin, jusqu’à 2 millimètres et sable grossier ou gravillon, jusqu’à 5 millimètres. Les sables utilisés dans les aquariums marins sont le maërl (à base de squelette d’algues calcaires rouges), le sable coquillier (composé de coquilles de mollusques et de foraminifères), la calcite (composée de coquilles de mollusques et d’algues calcaires rouges), Sable corallien Coral sand d'Aquamedic.Aragonite.Sable Bora Bora de Preis, très fin, blanc, composé de calcium et de magnésium.Sable oolithique Meridian de Tidal. Sable Arag alive fiji-pink.Sable Miracle mud de EcoSystem Aquarium l’aragonite (composé de carbonate de calcium issu des squelettes de coraux et des algues calcaires vertes) et le sable oolithique, très fin, sphéroidal provenant de la précipitation du carbonate de calcium. Le sable d’origine granitique, à base principalement de quartz, peut être également envisagé. Le quartz est composé de silice, du Dioxyde de Silicium (SiO2) et est souvent accusé de contribuer à la prolifération des algues. Or le quartz, qui rappelons-le compose le verre de nos aquariums, est pratiquement insoluble dans l’eau et non toxique. Mais, contrairement à l’aragonite ou à la calcite, il n’apporte aucun bénéfice à l’aquarium récifal. Sable noir typique de la région du Sulawesi.On trouve également sur le marché aquariophile du « sable vivant ». Le véritable "sable vivant" est un produit qui voyage mal et, contrairement à nos espérances, est souvent décevant par le peu de bio diversité qu’on y trouve. En plus d’être rarissime à la vente et donc hors de prix. Plus couramment, on trouve du sable dit vivant, ensemencé en bactéries d’origine marine et empaqueté humide pour leur conservation. C’est une alternative à la traditionnelle poignée de sable prélevée dans un bac en fonctionnement pour aider au démarrage d’un aquarium, en évitant le risque d’introduire d’éventuels parasites ou pathogènes dans un bac neuf. La société Ecosystem Aquarium commercialise une sorte de boue siliceuse constitué de boues océaniques additionnées de minéraux et d'oligoéléments, sous le nom de Miracle Mud et dont le but premier est de servir de base à un système de filtration original (voir l'article Les refuges dans la revue ZebrasO’mag n° 4). Hors de ce contexte, elle peut être également utilisée pour reproduire le biotope particulier d’une mangrove ou encore dans un refuge. Jaubert et DSB Le principe du système Jaubert repose sur un lit de sable d’une épaisseur de 8 à 12 cm et d’une granulométrie relativement grossière, de 2 à 5 mm, généralement du maërl et emprisonnant sous une grille au fond du bac, une couche d’eau d’environ 1 à 2 cm. Cet espace contenant la couche d’eau confinée a été baptisée «plénum » par les aquariophiles, qui pensent également qu’elle en contrôle le gradient d’oxygène. L’épaisseur de la couche de sable sert d’habitat aux différentes bactéries aérobies, dans la partie supérieure très oxygénée, et anaérobies dans la zone hypoxique sous jacente, assurant ainsi le traitement complet des déchets azotés. La particularité du système est de ne pas utiliser d’autres moyens supplémentaires de filtration, tel que l’écumeur par exemple. On peut utiliser d’autres sables que le maërl mais en tenant compte de sa granulométrie : à épaisseur égale, un sable plus fin abaisserait sans doute plus le gradient d’oxygène dans le plénum et il faudrait donc en diminuer l’épaisseur pour ne pas avoir une production d’hydrogène sulfuré. La couche de sable et son plénum occupe une hauteur imposante dans le bac et il faut en tenir compte lors de sa conception ainsi que du fait qu’une proportion majoritaire du sable doit être exposé à la lumière. Il faut également rester très raisonnable avec la population piscicole afin ne pas rapidement dépasser ses limites. Le DSB est le dérivé américain du système Jaubert et il n’emploie pas de plénum, assez contraignant à installer. A la place, une couche de sable « vivant », épaisse typiquement au minimum de 10 cm mais pouvant faire plus (de 15 à 25cm), et d’une granulométrie extrêmement fine, de l’ordre de 0,065 mm à 1,2 mm. Ce qui correspond au sables Oolithique (ESV) et Aragamax (Carib Sea). Les mêmes opérations de traitement de l’azote par les bactéries y ont lieu mais le sable sert également d’habitat à une microfaune beaucoup plus diversifiée (voir encadré) indispensable à son bon fonctionnement. La hauteur d’occupation du sol est encore plus importante et la finesse du sable peut poser des problèmes quand on veut reproduire une zone de haute énergie. Un moyen détourné de profiter des avantages d’une couche de sable épaisse sans en avoir les inconvénients est de concevoir un refuge qui lui est consacré et connecté au bac principal, un lit de sable épais déporté ; en anglais un « Remote Deep sand Bed = RDSB » (voir : « Les refuges » ZebrasO’mag n° 4). Les sables naturels existent pratiquement de toutes les couleurs, sans parler pour autant des graviers de quartz colorés artificiellement que l’on croise dans les animaleries et dont les teintes peuvent prêter au ricanement. Les sables coralliens qui nous concernent sont majoritairement blancs et reflètent le mieux la lumière d’une manière ascendante, participant ainsi à une coloration moins contrastée entre les parties inférieures et supérieures des coraux. Masse volumique apparente La masse volumique apparent du sable dépend de sa composition d’origine, de sa granulométrie et de son humidité mais dans le cas des sables qui nous intéressent, on peut considérer qu’il faut entre 1.4 et 1.6 kg de sable pour avoir un volume équivalent à un litre d’eau. C’est une notion à prendre en compte quand l’on veut savoir quelle quantité de sable il faudra acheter selon l’épaisseur que l’on désire. Par exemple, si l’on veut une couche de sable de 3 cm d’épaisseur pour un aquarium d’une surface de 120 par 60 cm, un calcul simple nous donnera la réponse : 120 x 60 = 7200 / 1000 = 7,2 l pour 1 cm de hauteur. 7,2 x 3 = 21,6 l et en prenant 1.5 kg comme masse volumique apparente moyenne : 21,6 x 1,5 = 32,4 kg. Nous saurons donc qu’il nous faut environ 30 kg de sable pour avoir l’effet voulu, la marge d’erreur étant négligeable. Il existe aussi d’autres teintes claires, tendant légèrement sur le rose, le gris et le beige, satisfaisant à la diversité des goûts des aquariophiles. On peut aussi se procurer du sable noir, d’origine volcanique, particulièrement adapté à la reproduction d’un biotope indonésien du Sulawesi (voir l'article Carnet de plongée dans la revue ZebrasO’mag n° 3). 3. Nettoyage du sable Le sable neuf doit être rincé de ses impuretés et poussières accumulées pendant le stockage. Celles-ci ne sont pas nocives pour l’aquarium mais créeraient une opacification de l’eau longue à éliminer, alors qu’il est plus facile de réduire cette gêne avant son introduction. Le sable peut être nettoyé par portions, dans un seau et à l’eau courante. L’idéal pour ceux qui ont un jardin et de plonger un tuyau d’arrosage dans le seau et dans le sable que l’on remue manuellement pour que les particules et débris les plus légers s’éliminent par débordement. Quand l’eau de rinçage devient claire, on peut considérer que le sable est suffisamment propre pour être placé dans le bac. Et on recommence jusqu’à avoir nettoyé tout le sable. Pour ceux qui n’ont pas de jardin, la baignoire ou un bac de douche fera l’affaire, en veillant soigneusement à ne pas heurter la sensibilité des autres habitants de la maison ! Si cette entreprise est relativement simple avec les sables d’une granulométrie supérieure à 1mm, avec le sable très fin de type « sugar » c’est une autre affaire ; il est impossible à nettoyer parfaitement et tout ce que l’on arrive à faire c’est d’en jeter une grande partie en essayant d’avoir une eau de rinçage parfaitement claire. Il faudra se contenter d’éliminer l’eau la plus laiteuse et se résigner à attendre que l’eau du bac s’éclaircisse par la suite. Une filtration sur un micron bag à 25 microns s’avérera très utile. La microfaune La microfaune est l’ensemble des animaux benthiques de taille submillimétrique et millimétrique habitant sur et dans le substrat. On distinguera la méiofaune, ou épifaune, qui vit à l'interface eau-sédiment et la faune interne (infauna), représentée par les organismes qui vivent dans le substrat, à plus ou moins grande profondeur. Les bactéries font partie des plus petits de ces êtres vivants et d’une importance primordiale car elles constituent le filtre biologique permettant l'export des déchets azotés en azote gazeux. La microfaune inclut une énorme diversité de groupes et d’espèces de vers sédentaires et errants, nématodes et polychètes étant les plus nombreux, des échinodermes (minuscules ophiures par exemple), ainsi que des crustacés (amphipodes, copépodes, ostracodes, isopodes, etc.), des coquillages, des foraminifères et encore des bactéries. La plupart des animaux qui composent la faune interne se nourrissent de bactéries ou de sédiments recouverts de bactéries (bio-film) ou encore de diatomées. Les foraminifères, des amibes à carapace, sont prédateurs des bactéries et sont nécessaires pour le développement permanent de nouvelles générations de bactéries. Les "vers plats" se déplacent dans les sédiments en mangeant détritus et bactéries. Ils facilitent le flux énergétique dans le système en creusant et aérant le sol. Les vers de feu détritivores sont principalement de jeunes Eurythoe et Pareuryhtoe. Ces vers ne sont pas des prédateurs d'animaux vivants et ils sont inoffensifs dans l'aquarium récifal. Ils sont d'excellent détritivores et jouent un rôle important dans la faune benthique. Tous ces animaux sont les éléments principaux du traitement des déchets et ils produisent du micro plancton benthique et pélagique sous la forme de produits de sperme, d’œufs et de larves. Ce micro plancton nourrit non seulement une partie de la faune benthique mais aussi les poissons et les coraux. Ainsi par exemple, en milieu naturel, les crustacés du genre ostracodes et isopodes sont la nourriture exclusive des Synchiropus et Pterosynchiropus alors que les amphipodes et certaines espèces de vers sont les proies favorites des petits labres. Pour conserver une micro faune riche et diversifiée dans un DSB, Il sera donc nécessaire d’éviter les poissons et des invertébrés prédateurs comme certaines étoiles de mer (Archaster typicus) ou des poissons tamiseurs (Amblygobius, Vallenciennae et Signigobius) alors que des crevettes du genre Alpheus, des holothuries ou des poissons fouisseurs seront les bienvenus pour participer à la bioturbation et maintenir le sable «vivant» et bénéfique à l’aquarium récifal. 4. Entretien du sable Une fois le décor achevé et le bac en fonctionnement, ce magnifique sable blanc réfléchissant la lumière d’une façon presque aveuglante nous procure généralement une intense satisfaction. Malheureusement, il commence à verdir dans les jours qui suivent et il faut prévoir une équipe d’entretien efficace et adaptée au substrat. Telles que des étoiles de mer des genres Archaster, Astropecten et des oursins de sable (sand dollar) Clypeaster humillis, Laganum depressum, Planulata marieta qui prennent en charge les détritus et restes de nourriture pour garder le sable propre et éviter qu’il ne se colmate. Ainsi que certains escargots de petites tailles : Cerithium spp., Nassarius vibex, et plus imposants : Buccinulum corneum, Oliva spp, Strombus spp. Dans les Echinodermes, les minuscules ophiures sont également très efficaces, ainsi que certains concombres tels que Holothuria atra, H.edulis, H.hilla,présentant un risque moins élevé que les autres holothuries. Chez les poissons tamiseurs, Amblygobius spp., Signigobius et Valenciannea spp., sont infatigables pour engouffrer à pleine bouche le sable et le restituer débarrassé de ses détritus … avec toutefois un défaut, celui de le laisser retomber sur les coraux inféodés au sol ! Plage de sable blanc d'un décor récifal.Photo : Laurent MARTINEZContrairement à ce que certains peuvent croire, la méthode berlinoise n’est pas synonyme uniquement de « bare bottom » et il est tout à fait pertinent d’installer un sol meuble dans son aquarium en prenant quelques précautions. Parmi les différentes sortes de sables disponibles dans le commerce, l’aragonite est sans doute le meilleur choix à faire, par sa grande déclinaison de granulométries et ses différentes nuances de teintes. En plus de sa composition parfaitement naturelle et adaptée au récifal, il participe au maintien de l’alcalinité et du calcium, par son taux de dissolution à un pH plus élevé que les autres sables coralliens. En dehors des cas particuliers tel que les DSB, ou des habitats propres à certaines espèces de poissons, une option raisonnable en remplacement d’un sol nu peut être une mince couche de sable. Il faut entendre par mince, une épaisseur inférieure à 5 cm. Une granulométrie de 1 à 2 mm, sur 2 à 3 cm d’épaisseur conviendra parfaitement à satisfaire au côté esthétique et à la luminosité de l’aquarium, sans ruiner votre budget. Et tout en apportant le bénéfice d’un support bactérien et d’un habitat pour la microfaune et faune inféodée au substrat, sans les inconvénients d’un sable trop fin qui vole partout ou d’un gravier qui stocke les détritus. Autre avantage d’une couche mince, pour éviter une trop grande accumulation de sédiment dans le temps, on peut en aspirer 20 à 25 % régulièrement, le nettoyer à l’eau salée à température du bac pour préserver les bactéries et le remettre dans l’aquarium en suivant, sans impacter dramatiquement le biotope. Christian SEITZ Article de Christian Seitz, paru dans ZebrasO’Mag n° 16 de février 2011 (après correction de la rédaction n’engageant pas la responsabilité de l'auteur). Adapté par l’auteur pour Cap Récifal et publié par Cap Récifal le 16 février 2014. Sujet de discussion sur le forum.
  9. Il vaut mieux éviter de secouer les nouilles ...
  10. C'est justement le dosage de la source de carbone (VSV, NO-POX, autres ...) qui permet de régler finement le rendement du RAB.
  11. Il n'y a pas de changement de charbon juste... le remplacement de ce qui s'érode avec le temps. J'étais obligé de faire, par contre, un bon nettoyage de toute la masse de charbon qui se "salissait", encrassée par le bio-film et quelques détritus : rinçage à grande eau de l'aquarium dans un seau à l'occasion d'un changement d'eau. Ainsi, le gros de la population bactérienne est préservée et le charbon nettoyé. C'est un moment par exemple, où l'on peut justement complété la quantité de charbon dans le RAB.
  12. chris64

    Re Bonjour à Toutes et Tous

    Bienvenue Pierre maintenant du 17 ! Bonnes fêtes pour toi et tous ceux qui nous lisent
  13. chris64

    joyeux noel à tous

    Bonnes fêtes à tous ! Et une huître pour mon Chelmon !
  14. Non, bien sur que Royal Exclusiv à une réputation qui ne doit pas être usurpée. J'ai d'ailleurs un BBK Super Marin 200 sur ce bac. Je te l'ai dit, c'est un choix très personnel à cause du matériel que j'ai. Le pilotage non plus n'est pas une raison valable vu qu'une fois réglé, tu ne dois plus y toucher à mon avis. Et de toute façon, le père Noël n'a pas prévu de passer par chez moi cette année ! Je reste donc avec ma Eheim en remontée et comme je suis bien sourd maintenant, cela ne me dérange pas !
  15. Bonne question ! Les deux paraissent top et parfaites pour ton volume. Je choisirai la Vectra personnellement mais parce que j'en ai déjà vu en fonctionnement, et j'ai apprécié l'esthétique, le silence et l'efficacité, mais aussi parce que j'ai déjà des pompes Vortech, des rampes Raadion et un Reeflink. C'est tentant d'avoir tout ce matériel pilotable à distance (ordi et smartphone)
  16. chris64

    Cheilinodura varians

    A l'ancienne : au Lévamisol !
  17. chris64

    Cheilinodura varians

    Je confirme les dires de Dompail ! J'avais été tenté par l'expérience en 2002 et je m'en été procuré 3, pour le modique coût d'un seul rein ... Elles n'ont pas eu le temps de finir leur travail d'éradication de planaires rouges qui m'envahissaient, bouffées par les pompes de brassage
  18. chris64

    Le bac de Ludo76 - 550L

    Okey !
  19. chris64

    Le bac de Ludo76 - 550L

    Merci ! Tu es sur que c'est "long pulse" ... ? Dans mes choix j'ai "short pulse" et "expanding pulse". Si tu as le temps peux-tu faire une saisie d'écran de ton programme (si tu as EcoSmart Live...)
  20. chris64

    Le bac de Ludo76 - 550L

    Salut Ludo, je vois que tu as un bac type "laguna" et que tu as choisi de mettre tes pompes d'un seul côté, de part et d'autre de la colonne de débordement. C'est le choix esthétique qui semble s'imposer ... J'ai la même chose à la maison ! Et également deux Vortech MP40 QD. Comment sont elles réglées ? Quels programmes et plages de fonctionnement as-tu ?
  21. chris64

    RAC Deltec PF1001

    Moi aussi, je me demande bien ce qu'Alex à foutu
  22. chris64

    RAC Deltec PF1001

    Ce serait donc normalement le bon joint qui va avec l'appareil. Peut-être a t'il durci ... J'ai déjà eu des problème avec des fermeture de RAC Deltec ... et je les ai résolus en forçant ! Laisser tremper un moment dans de l'eau chaude, une coup de bombe de graisse silicone dans la glissière de la fermeture. Bonne chance !
  23. chris64

    RAC Deltec PF1001

    Et d'où il vient ce RAC ? Occase ou neuf ?
  24. chris64

    entretien des pompes d'ecumeur tunze

    Je pratique ces écumeurs depuis plus de 10 ans et l'entretien est vraiment minimaliste. Elles semblent ne s'encrasser que très peu, maiscela dépend évidemment de l'environnement. Un bac bien préfiltré mécaniquement entraîne moins de risque d'encrassement des picots du rotor. Il est donc, à mon avis,préférable de faire un entretien systématique tous les 2/ mois et de ralentir le rythme si ce la ne semble pas nécessaire. Il y a plus de risque avec le tube du venturi qui peu se colmater avec le calcaire.
  25. chris64

    Sel dur

    Sel dur, no futur ...
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