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Bonjour à tous,

une petite idée me trotte dans la tête depuis pas mal de temps, et j'aurais aimé avoir l'avis de quelques pointures du récifal sur la question.

Je suis assez modéré sur l'utilisation des RAB en récifal, car il est pour moi le choix délibéré de vouloir passer sur un système fortement oligotrophe et je pense qu'il faut une grande maîtrise et une grande technicité pour réussir à maintenir un aquarium stable dans ces conditions. Toujours est-il qu'il est salutaire pour bien des espèces de SPS, et bien plus économe en volume et facile à gérer (selon moi) pour des aquariums "intensifs" (beaucoup de coraux et poissons pour un volume donné" que la méthode Jaubert ou autres DSB (la finalité est la même, mais le rendement et la gestion sont complètement différents).

Etant donné le risque de production de sulfures d'hydrogène des RAB, qui est lié à la privation d'oxygène, je me demandais s'il n'était pas possible de faire en sorte que les biopellets ne se retrouvent pas privés d'oxygène en cas de coupure de courant.

N'est-il donc pas possible de mettre les biopellet dans un milieu brassé non clos, qui contrairement au RAB, resterait aérobie même en cas de coupure de courant ? Je pense à un large tube ouvert sur le dessus et assez large pour que les biopellet ne soient pas trop épais lorsqu'il s'arrête, ou directement un passage forcé de la descente de l'aquarium. Certains ont-il essayés ? Y a-t-il une impossibilité technique/biologique pour que ça fonctionne ? (pas assez d'agitation des biopellet, trop d'oxygène ?)

Ou bien le simple fait de laisser les biopellet sans mouvement le temps de la coupure de courant, même hors de l'eau dans un tube non clos, présente-il encore un risque de production de sulfures ?

Ce qui est certain c'est que j'ai pu expérimenter ce risque, puisqu'après avoir démonter l'aquarium d'un client qui avait un RAB, j'ai eu la désagréable surprise d'avoir une salle odeur quelques heures plus tard dans la pièce où j'avais négligeagement posé le seau qui contenait ce réacteur encore avec ses biopellet, bien mouillé mais toujours fermé.

Merci par avance pour vos avis

à+

Pascal

 

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Pascal, j'ai l'impression que tu fais allusion aux DAS, les réacteurs à bactérie dont le carburant est le soufre. Un système destiné à faire baisser les nitrates notamment en présence de pollueurs, notamment avec les gros bacs FO.

Quand on évoque les RAB aujourd'hui en récifal, il s'agit de réacteurs comportant comme support bactérien des biopelets, zéolithe, charbon, suffisamment poreux pour proposer une très grande surface spécifique. Rien à voir avec les bioballes. Ces RAB (comme celui que tu as imaginé) sont toujours traversés par un courant d'eau continu. Ils sont donc oxygénés en permanence et ne présentent pas de risque de dégagement de sulfure d'hydrogène. L'un des tout premiers topique sur le sujet avait débuté suite à la présentation du RAB par Nitrobacter, une révélation pour nous tous il y a dix ans maintenant et dont on connait la suite :)

Le RAB peut être destiné à pousser l'oligotrophie, mais il peut simplement servir à compenser un faible taux de PV choisi pour questions esthétiques. Certains trouvent la méthode dangereuse et peu naturelle. Personnellement, je la vois aussi dangereuse et naturelle qu'un autre support bactérien tel que les PV ou du sable. Tout comme la méthode Jaubert ou un DSB puisque basés sur des interactions biologiques.

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Bonsoir Pascal,

Pour ma part, j'ai un RAB à BP en fonctionnement depuis maintenant 2 ans dans mon bac de 1500 l mis en route il y a bientôt 5 ans avec environ 1 litre de BP en mouvement dans un réacteur Américain vertical avec refoulement par le haut et pompe de brassage à sa base qui me donne satisfaction. En tout cas, le bac ne frise pas l'oligotrophie (malheureusement? heureusement?) et j'ai même encore des algues filamenteuses sur la paroi arrière et latérale (aveugles) malgré le travail des chirurgiens... Les coraux sont beaux et colorés mais à l'inverse du pastel ! Et comme l'humain a la triste habitude de toujours convoiter ce qu'il n'a pas... je rêve parfois d'oligotrophie.

Bref, j'ai déjà eu plusieurs coupures de courant de plusieurs heures sans problème visible au redémarrage des BP ... mais bon, qui sait? Pour être franc, je n'ai pas vraiment vu de changement depuis leur mise en route mais il y a plus d'un an que je ne dose plus les PO4 dans mon bac et il ne s'en porte pas plus mal ! L'eau est cristalline comme jamais, les poissons en pleine forme et surtout le seul phénomène que j'ai remarqué est la prolifération de microfaune de toutes sortes dans ma décante vers le RAB et même dans le compartiment de remonté...

Ah dernière chose, un petit lit de BP très usées et fines qui sortent parfois du RAB vont se déposer au fond de la décante sans soucis apparent hormis des copépodes qui dansent dessus !

Voilà ce que je peux te dire sur ma petite expérience du RAB à BP !

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Le 2/7/2020 à 5:46 PM, Denisio a dit :

Pascal, j'ai l'impression que tu fais allusion aux DAS, les réacteurs à bactérie dont le carburant est le soufre. Un système destiné à faire baisser les nitrates notamment en présence de pollueurs, notamment avec les gros bacs FO.

Quand on évoque les RAB aujourd'hui en récifal, il s'agit de réacteurs comportant comme support bactérien des biopelets, zéolithe, charbon, suffisamment poreux pour proposer une très grande surface spécifique. Rien à voir avec les bioballes. Ces RAB (comme celui que tu as imaginé) sont toujours traversés par un courant d'eau continu. Ils sont donc oxygénés en permanence et ne présentent pas de risque de dégagement de sulfure d'hydrogène. L'un des tout premiers topique sur le sujet avait débuté suite à la présentation du RAB par Nitrobacter, une révélation pour nous tous il y a dix ans maintenant et dont on connait la suite :)

Le RAB peut être destiné à pousser l'oligotrophie, mais il peut simplement servir à compenser un faible taux de PV choisi pour questions esthétiques. Certains trouvent la méthode dangereuse et peu naturelle. Personnellement, je la vois aussi dangereuse et naturelle qu'un autre support bactérien tel que les PV ou du sable. Tout comme la méthode Jaubert ou un DSB puisque basés sur des interactions biologiques.

Bonjour Denis,

oui je parle bien des RAB à biopellet, et comme tu m'as mis le doute, j'ai cherché un peu sur le web et on trouve en effet tout un tas de pages qui mentionnent ce risque pour les biopellet. Du point de vue biochimique je ne me l'explique pas, contrairement au dénitrateur au souffre, tu as raison.

Par contre j'ai expérimenté sans le vouloir avec le petit réacteur biopellet de chez Aquamedic. Je l'ai arrêté chez mon client vers midi, il est resté dans un seau avec un fond d'eau, bouchant ses deux orifices, jusqu'au soir ou au lendemain matin, je ne sais plus. Je pense que les biopellet étaient les NP-minus de chez Grotech. Et ça piquait le nez à l'ouverture du réacteur resté noyé pendant quelques heures à température ambiante.

Je partage ton avis sur les critiques de cette méthode. Pour moi que ce soit des PV ou du sable, on utilise le même principe, et il faut le comprendre pour le maîtriser. Et comme bien souvent, ce n'est pas une méthode miracle, mais un maillon d'une vaste chaîne biologique que l'on doit chercher à équilibrer et stabiliser en fonction de nos besoins.

Par contre, pour en revenir à ma question, risque ou pas risque avec les biopellet ? Mon cas est-il isolé et lié à des conditions très particulières, ou est-ce que ça peut vraiment arriver en cas d'anaérobiose temporaire ?

Car si ce n'est pas le cas, aucun intérêt que j'expérimente de nouvelles méthodes de les utiliser. Les réacteurs actuels, du commerce ou DIY, sont assez simples de conception, fiables et leur complexité dépend de la finesse des réglages que l'on souhaite. Inutile d'inventer autre chose si ça marche très bien comme ça !

à+

Pascal

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Il y a 15 heures, fredM a dit :

Bonsoir Pascal,

Pour ma part, j'ai un RAB à BP en fonctionnement depuis maintenant 2 ans dans mon bac de 1500 l mis en route il y a bientôt 5 ans avec environ 1 litre de BP en mouvement dans un réacteur Américain vertical avec refoulement par le haut et pompe de brassage à sa base qui me donne satisfaction. En tout cas, le bac ne frise pas l'oligotrophie (malheureusement? heureusement?) et j'ai même encore des algues filamenteuses sur la paroi arrière et latérale (aveugles) malgré le travail des chirurgiens... Les coraux sont beaux et colorés mais à l'inverse du pastel ! Et comme l'humain a la triste habitude de toujours convoiter ce qu'il n'a pas... je rêve parfois d'oligotrophie.

Bref, j'ai déjà eu plusieurs coupures de courant de plusieurs heures sans problème visible au redémarrage des BP ... mais bon, qui sait? Pour être franc, je n'ai pas vraiment vu de changement depuis leur mise en route mais il y a plus d'un an que je ne dose plus les PO4 dans mon bac et il ne s'en porte pas plus mal ! L'eau est cristalline comme jamais, les poissons en pleine forme et surtout le seul phénomène que j'ai remarqué est la prolifération de microfaune de toutes sortes dans ma décante vers le RAB et même dans le compartiment de remonté...

Ah dernière chose, un petit lit de BP très usées et fines qui sortent parfois du RAB vont se déposer au fond de la décante sans soucis apparent hormis des copépodes qui dansent dessus !

Voilà ce que je peux te dire sur ma petite expérience du RAB à BP !

Merci pour ton témoignage. Une idée plus précise du nombre d'heures d'interruption ?

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D'une part on obtient de l'H2s mais aussi du sulfure de fer FeS (couche noir qui pue !).

" En environnement hypoxique, les bactéries sulfato-réductrices peuvent dégrader la matière organique en l'oxydant à l'aide des sulfates dissous dans l'eau, ce qui libère du sulfure d'hydrogène susceptible de réagir avec les ions métalliques dissous pour produire des sulfures métalliques insolubles ; ces composés, tels que le sulfure de fer(II), sont souvent bruns ou noirs, conférant une couleur sombre à l'environnement où ils se déposent. " (https://fr.wikipedia.org/wiki/Sulfure_de_fer(II))

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Je ne saurais dire concernant les problèmes liés aux RAB à biopelets, pas plus concernant les RAB tout court. Tout est dit et son contraire et on ne sait pas comment le RAB a été utilisé.

Perso, j'en suis resté au RAB avec charbon ou zéolithe (pas la méthode zéovit) avec ajouts de VSV. Charbon pour agir sur NO3 et PO4 et puis passé à la zéolithe quand il a fallu tenter une production de bactérioplancton. En effet, la zéolithe se prête mieux à un brassage énergique pour décoller les bactoches.

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