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chris64

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    chris64 a reçu une réaction de room pour a article, Du bon usage de l’eau de chaux et du réacteur à hydroxyde   
    1. L’eau de chaux
    Une fois mélangé à  l’eau osmosée, il se forme une solution laiteuse, le lait de chaux, qu’il faut laisser reposer pour obtenir un liquide clair qui est l’eau de chaux. Cette solution claire se trouvant dans la couche supérieure est composée d’ions calcium, d’ions hydroxyde et d'eau. Le pH d’une eau de chaux à saturation est proche de 12,5. Elle a une concentration en calcium légèrement supérieure à 800 mg/l. Autrement dit : 1 litre d’eau de chaux dilué dans 100 litres d'eau de mer, permet d'augmenter la concentration de calcium de près de 8 mg/l dans ce volume de 100 litres. Un supplément d’ions calcium de 20 mg/l augmente l'alcalinité totale de 1 meq/l. Concrétement cela signifie que le KH peut être augmenté potentiellement de 2,8 par conversion des ions hydroxydes en espèces carbonatées.
    En simplifiant un peu : au contact avec l’eau de l’aquarium et du CO2 disponible, il se forme des ions hydrogénocarbonate HCO3(-) (bicarbonate). Une partie des ions HCO3(-) va se transformer en carbonate CO3(2-), partie qui sera d’autant plus importante que le pH est élevé. En résumé, différentes réactions chimiques vont avoir lieu pour donner finalement des ions calcium, bicarbonate et carbonate, les ions hydroxyde (OH-) tirant le pH vers le haut. (en neutralisant les acides présents).
    La pureté du rajout dépend de la qualité de l’hydroxyde, d’où l’importance de choisir une qualité "alimentaire" ou "pharmaceutique", qui sont en principe le choix des fournisseurs aquariophiles, et non pas une qualité "technique", susceptible de contenir des éléments non souhaités, comme des métaux lourds.. L’eau de chaux doit être injectée lentement, par petites quantités, pour que le pH ne s’élève pas brutalement et de manière excessive, à un endroit fortement brassé pour qu’elle se dilue rapidement dans un grand volume.  On parle généralement d’un « goutte-à-goutte », ce qui est  assez vague, ce goutte-à goutte pouvant être plus ou moins rapide. 1 goutte par seconde correspond environ à un débit d’1 litre par heure et au-dessus de 5 l/h il s’agit plutôt d’un filet d’eau. Plus le débit est rapide, plus la zone où l’eau de chaux est versée doit être soumise à un brassage puissant, pour accentuer le phénomène de dilution. Le tube de rejet ne doit pas être en contact avec l’eau du bac, ce qui provoquerait un précipité pouvant entraîner le colmatage du tube. La concrétion calcaire qui se forme au bout du tuyau s’élimine facilement par écrasement avec les doigts.
    Potentiellement, une charge de 20 grammes d’hydroxyde peut amener à saturation environ 13 litres d’eau de chaux. Mais comme un précipité calcaire insoluble se forme petit à petit et tombe au fond du récipient en se mélangeant à l’hydroxyde de calcium, il ne faut donc pas attendre que tout ait disparu pour le renouvellement. 20 g est également un exemple et on peut mettre une plus grande quantité si l’on veut, mais il est important de veiller à n’utiliser que de l’eau de chaux à saturation.
    2. Méthode manuelle
    Les premiers utilisateurs mélangeaient une quantité d’hydroxyde de calcium dans un conteneur avec de l’eau. Puis, ils attendaient que le lait de chaux ait décanté avant d’ajouter l’eau de chaux ainsi obtenue dans l’aquarium, au goutte-à-goutte, de préférence la nuit, pendant que le pH de l'aquarium est au plus bas (l’élévation du pH ayant des limites à ne pas dépasser, typiquement 8,6 ) et quand le CO2 est le plus disponible.
    Dans la pratique, on verse dans un bidon transparent (de 5 litres par exemple) contenant de l’eau osmosée, une cuillère à soupe bombée, ce qui représente environ entre 15 à 20 g d’hydroxyde de calcium.
    Pesée de l'hydroxyde de calcium Manipulation. Pesée.Photos : Christian SEITZ Le bidon est refermé, pour éviter un contact permanent avec le CO2 atmosphérique, puis énergiquement remué pour que le mélange se fasse. On laisse ensuite cette solution laiteuse reposer suffisamment pour récupérer la quantité nécessaire de la partie claire de la solution et pour l'injecter par la suite dans l'aquarium. Puis on rajoute à nouveau de l'eau osmosée dans le bidon initial pour dissoudre encore une partie de l'hydroxyde excédentaire restant au fond et préparer ainsi l'eau de chaux pour la prochaine distribution, la nuit suivante. L'eau de chaux est ajoutée à l'aide d'un robinet goutteur ou d'un tube pincé en fonction du débit voulu.
    Cette méthode de maintien du calcium et du KH, préconisée par Peter Wilkens dès 1973, était et est toujours une alternative intéressante et économique aux solutions mono-composants, chlorure de calcium et buffers carbonatés. Un autre avantage est que l'on peut évaluer, par les tests, la quantité journalière d'eau de chaux à distribuer afin de l'adapter à la consommation du bac, avec toutefois bien-sûr, la limite de la quantité journalière d'eau s'évaporant du bac lui-même. Néanmoins, faire cette préparation tous les jours est une contrainte vite lassante. Des aquariophiles ingénieux et les professionnels eurent tôt fait de créer le Réacteur à Hydroxyde de Calcium, connu en France sous l'acronyme : RAH
    3. Le réacteur à hydroxyde de calcium
    L'appareil est pratique et simplifie la préparation d'eau de chaux de façon semi-automatique… jusqu'au moment de recharger le réacteur. Ce qui fait que la contrainte passe de journalière à hebdomadaire. Le RAH se présente sous la forme d'un tube transparent solidaire d'un socle et pouvant être fermé hermétiquement à son sommet … et ouvert aisément à l'occasion des remplissages et nettoyages. Le couvercle est doté d'une entrée pour l'eau osmosée, prolongée d'un tube allant au fond du réacteur, et d'une sortie pour l'eau de chaux au point le plus haut. Sur certains modèles, on y trouve parfois également un logement pour une sonde pH. Ce système, peu usuel, permet de vérifier le pH de l'eau de chaux, en sachant que quand il chute de 12.45 à 12.2, la quantité d'ions calcium produite diminue de 70 %, ce qui implique qu'il faut renouveler l'hydroxyde. On peut d'ailleurs, dans ce cas très particulier, calibrer la sonde pH sur 12.45 avec une eau de chaux neuve dans le réacteur. Entendons-nous bien, l'eau de chaux n'a pas les qualités requises pour étalonner une sonde pH de manière fiable, l'idée étant d'être alerté d'une baisse de potentiel de l'eau de chaux dans le réacteur se traduisant par une baisse significative du pH interne. L’observation du contenu du réacteur et le rechargement en hydroxyde de calcium sur une base régulière restant les méthodes traditionnelles les plus efficaces à moindre prix. Un système de brassage interne s'effectue par une petite pompe de circulation, un agitateur magnétique ou un bras motorisé assurant ainsi que l'eau de chaux soit toujours à saturation, au fur et à mesure de l'approvisionnement en eau osmosée. Pompes et agitateurs ont un positionnement et un débit ou une vitesse qui font que le mélange se réalise dans la partie inférieure du réacteur, laissant la partie supérieure claire et disponible pour être envoyée dans l'aquarium. Ce système de brassage est indépendant et peut être mis en route par intermittence ou de préférence simultanément à l'adjonction d'eau osmosée quand le RAH est correctement utilisé. On peut donc brancher le brassage interne sur un minuteur ou le coupler avec la pompe d'osmolateur, ou sur une prise commandée (ex : Tunze 3150.11), ou une prise commutable pilotée par un ordinateur de gestion d'aquarium. L'eau osmosée est amenée au réacteur par une pompe d'osmolation, ou dédiée, ou encore péristaltique.
    Il faut toujours placer un anti-retour à l'entrée du RAH et faire de sorte que le tube de sortie soit positionné au-dessus de la surface de l'eau, pour les raisons déjà citées précédemment. D'autre part, la sortie d'eau de chaux ne devrait pas se faire dans le bac principal mais de préférence en amont de l'écumeur. Cela permet de profiter du courant du turn over de la pompe de relevage pour diluer rapidement l'effluent, mais également d'éliminer par écumage l'apatite hydroxyle (précipitation des phosphates), ou encore de siphonner les précipités dans la cuve technique. Dans le bac, ces précipités se retrouveraient dans le décor et les sédiments, et seraient ultérieurement décomposés de nouveau en PO4 par la micro faune. De plus, il est souvent dit que la hausse locale du pH permet d’améliorer le rendement de l'écumeur.
    4. Ajout d’eau de chaux couplé à l’osmolation
    Les utilisateurs avaient fait le constat que l’eau de chaux qu’ils ajoutaient correspondait grosso modo au volume d’eau évaporée. Et comme on ne peut rajouter plus d’eau de chaux que d’eau évaporée, c’est en toute logique qu’ils couplèrent le RAH à l’osmolateur : à chaque baisse de niveau dans la cuve technique due à l’évaporation, l’osmolateur met en route la pompe d’osmolation qui envoie l’eau osmosée de compensation à travers le réacteur. Toute l’évaporation est ainsi compensée par de l’eau de chaux.
    Animation 1
    Dans l’exemple ci-dessus (Animation 1), la pompe du RAH assurant le brassage interne est branchée sur un minuteur simple se mettant en route selon le choix de l’aquariophile 2, 3 ou 4 fois par jour. Mais ce genre de programmateur ne propose que des périodes de 15 minutes. Cette durée est inutilement longue ce qui fait que le lait de chaux envahit pratiquement la totalité du réacteur et que l’eau de chaux met plus de temps à s’éclaircir.
    Avec une cuve annexe bien conçue, dont le compartiment de la pompe de relevage présente une surface faible, les osmolations sont courtes et on peut synchroniser la pompe de brassage interne du RAH avec  la pompe d’osmolation sur le même circuit électrique. De cette façon, l’eau de chaux est toujours à saturation sans le « risque » d’injecter du lait de chaux dans l’aquarium (Animation 2).
    Animation 2 
    Voilà qui est pratique et séduisant, en théorie, mais qui de fait soulève quelques problèmes :
    On ne peut fournir plus d'eau de chaux que l'évaporation, ce qui peut se révéler insuffisant ou au contraire être trop, selon les différents besoins des aquariums. Les taux d'évaporation varient selon les bacs et les changements de température, au fil des saisons, rendant aléatoire la quantité d'eau de chaux distribuée tout au long de l'année. L'adjonction d'eau de chaux se fait toute la journée, au rythme de l'évaporation et même quand le pH est déjà élevé. Pour lutter contre ce dernier problème et quand le pH de l'aquarium dépasse 8.6, une solution consiste à injecter du CO2 dans l'aquarium. Le débit des pompes d'osmolation est souvent rapide, ce qui provoque un plus grand taux de précipitation et un entartrage des résistances chauffantes et des pompes de circulation. Dans des aquariums ayant une population majoritaire d'organismes peu demandeurs en calcium, la méthode du RAH couplé à l'osmolation peut correspondre à la demande (par chance) mais généralement que temporairement. Il arrive fréquemment qu'il y ait trop d'eau de chaux ainsi distribuée, ce qui entraîne à la longue une élévation excessive du calcium (bien au-dessus de 500 mg/l), conduisant à une précipitation générale de l'alcalinité, du calcium et du magnésium.
    Il faut donc en réduire le volume et découpler le RAH de l'osmolateur pour trouver la meilleure façon de fournir la quantité nécessaire et suffisante. Dériver une partie de l'eau d'osmolation du RAH est une fausse bonne idée, incontrôlable très rapidement. Une meilleure solution est d'ajouter uniquement le volume qui convient et à l'idéal, par une pompe doseuse, pour son débit contrôlable et son côté pratique.
    5. Ajout d’eau de chaux découplé de l’osmolation
    Si, par exemple, un aquarium de 400 litres ayant 4 litres d’évaporation par jour a besoin de seulement 3 litres d’eau de chaux pour maintenir stablement le calcium (Ca) et l’alcalinité (KH), on peut utiliser une pompe doseuse à faible débit, comme par exemple une SP1500 d’Aqua Medic qui délivre 1,5 litres par heure (ou toute autre pompe péristaltique à débit faible ou réglable). Il faudra qu’elle fonctionne 2 heures durant pour fournir les 3 litres nécessaires. Ces 2 heures de fonctionnement peuvent être fractionnées et étalées pendant la période nocturne.
    Un programmateur ordinaire ne permettant de programmer que le ¼ d’heure, on lui préférera un modèle électronique capable de gérer la minute. On peut ainsi programmer des séquences d’injection courtes, de disons deux minutes, suivies de périodes d’arrêt de 5 minutes (par exemple).  Dans ce cas précis, Il faudra 60 périodes de 2 minutes, pour faire 120 minutes (2 heures) pour envoyer ainsi 3 litres d’eau de chaux. Et 60 périodes de 5 minutes d’arrêt, soit 300 minutes. (300 + 120 = 420 minutes/60 = 7 heures). On pourra donc programmer 2 minutes d’injection et 5 minutes d’arrêt sur une période de 7 heures, allant de 2 h à 9 h du matin (Animation 3).
    Il sera facile d’ajuster le volume en modifiant la durée et les heures de programmation de quelques minutes afin d’affiner ce réglage, toujours en testant les deux paramètres Ca et KH et, évidemment, sans dépasser le volume d’eau total évaporé.
    Animation 3 
    La programmation d’une fonction « intervalle » se fera encore plus confortablement avec un ordinateur de gestion d’aquarium ou un automate, qui fournira quelques avantages supplémentaires (Animation 4).
    Ces ordinateurs sont à équiper en priorité de sondes de mesures essentielles au contrôle permanent de la température et du pH, ce qui permet leur régulation. Or, l’eau de chaux injectée a un pH proche de 12.45, ce qui a un impact immédiat sur le pH du bac. Il est donc nécessaire d’injecter l’eau de chaux lentement et de préférence la nuit, quand le pH est au plus bas, afin que l’augmentation de ce dernier reste dans une plage raisonnable. Par la même occasion, on constate également que le pH matinal est un bon indicateur de la qualité de l’eau de chaux : s’il est plus bas le matin que d’habitude, il est probable que l’eau chaux n’est plus à saturation et il faut recharger le réacteur.
    Animation 4 
    Quand on dispose déjà d’un tel matériel, on peut également profiter de la baisse naturelle du pH pour lui asservir l’ajout d’eau de chaux, en fixant un seuil en dessous duquel les injections seront déclenchées (Animation 5).
    Si on choisit par exemple un pH de 8 : dès que le pH descend en dessous de cette valeur, l’ordinateur va déclencher la mise en route de la pompe doseuse et le brassage interne du RAH, par le biais de prises commutables, jusqu’à ce que la valeur du pH de consigne, augmentée de son hystérésis, soit atteinte dans l’aquarium. Et ainsi de suite, chaque fois que le pH s’abaissera de nouveau jusqu’à ce que l’éclairage s’allume et que la photosynthèse prenne le relais en faisant augmenter naturellement le pH diurne. La distribution d’eau de chaux stoppe automatiquement à partir de ce moment-là… jusqu’à la prochaine baisse du pH la nuit suivante.
    Animation 5 
    Par les mesures du Ca et du KH on pourra affiner le réglage du seuil du pH afin d’obtenir des valeurs stables dans l’aquarium. Le seuil de déclenchement peut être ajusté finement par pas de 0.01 dans un sens ou dans l’autre (de 8.00 à  8.01 ou 7.99 par exemple), permettant de trouver le réglage le plus adapté à la consommation du bac en utilisant ainsi au mieux l’eau de chaux. Bien-sûr, 8 de pH n’est qu’un exemple et on aurait pu dire 7.95 ou 8.10, cela ne change rien au principe et c’est à l’aquariophile de déterminer le seuil adéquat.
    Évidemment, il y a toujours l’astreinte de recharger le réacteur en temps utile, la limite de l’évaporation et celle du bac dont la consommation est supérieure à ce que peut fournir le RAH raisonnablement. Mais si on veut conserver l’usage de l’eau de chaux et profiter de ses bienfaits  (empêcher la chute du pH nocturne, fournir des ions calcium et carbonates équilibrés sans chlorure de sodium et précipiter les phosphates) les méthodes du volume d’eau de chaux contrôlé ou asservi au pH offrent le plus de chances à l’aquariophile d’utiliser un RAH d’une façon optimale et d’obtenir d’excellents résultats pour un faible coût de revient. On peut utiliser ces techniques sans essayer de dépasser leurs limites, et ce qui sera amené en calcium et en alcalinité sera autant de moins à apporter éventuellement par un autre moyen.
    6. Le matériel proposé dans le commerce
    A part le fabriquer soi-même, le commerce aquariophile propose toute une gamme de réacteurs à hydroxyde. Ces modèles existent en plusieurs tailles pour correspondre aux différents volumes des aquariums.
    Le plus petit est le Calcium Dispenser de Tunze, d’une conception simplissime et n’offrant que peu de possibilité d’adaptation, initialement prévu pour être installé dans une réserve d’eau et être couplé à l’osmolateur de la même marque. La pompe de l’osmolateur assure simultanément le brassage de l’hydroxyde dans le réacteur et l’osmolation. Le grand classique est le RATZ 110. D’une contenance de 4 litres et doté d’une pompe de brassage interne Aquabee UP 300, c’est l’exemple même d’un appareil simple, fiable, bien conçu et ayant déterminé le standard du format. Il convient parfaitement aux aquariums d’un volume allant jusqu’à 600 litres et même au-delà. C’est donc ce modèle qui a servi à la conception des animations de Denis Tournassat (Denisio) pour cet article et qui est représenté sur les photos. La petite histoire dit que la conception initiale serait de Claude Hug qui, n’ayant pas le loisir de le réaliser, l’aurait confié à son ami Mario Ratz (comm.perso. C.Hug - NDA). Aqua Medic propose le KS 1000 au format équivalent et le KS 5000 pour les volumes plus grands. Le couvercle renferme un moteur faisant tourner un bras équipé d’un rotor, pour effectuer le brassage interne. Deltec a une gamme étendue à trois modèles, KM 500, KM 500S, et KM 800 qui utilisent sensiblement le même principe de brassage. La marque française Aquavie propose 2 modèles, le RH 1000 et RH 2000, dotés d’un agitateur magnétique Hanna à vitesse variable, ce qui peut-être intéressant dans certains cas pour régler la hauteur du lait de chaux dans le réacteur lors du mélange ou éventuellement le faire fonctionner en permanence. Produit en France également, par Néo3plus, le RAH+++ et le RAH+++XL équipé d’une pompe de brassage externe. Ainsi que 2 modèles multifonctions pouvant servir de RAH, de RAC ou de réacteur à lit fluidisés, le Multirac +++V2 et le Multi rac +++V2XL
    7. Recharger et entretenir
    Au fur et à mesure que le RAH délivre de l’eau de chaux, une petite quantité de résidus calcaires insolubles (du carbonate de calcium) précipite à l’intérieur (à cause du faible taux de CO2 de l’eau osmosée) se mélangeant petit à petit à l’hydroxyde et donnant l’impression qu’il reste encore quelque chose d’utile dans le réacteur. Il ne faut donc pas attendre que le réacteur soit complètement vide pour le recharger ! Ce qui reste au fond est impropre à fournir des ions calcium en suffisance. Visuellement, on peut constater que le niveau de la poudre au fond du réacteur diminue et que la couleur change légèrement, passant d’un blanc relativement pur à un blanc « sale ». Le lait de chaux pendant le brassage devient moins dense et floconneux, c‘est déjà très tard pour recharger ! L’observation est le moyen le plus simple pour décider du rechargement, le plus sophistiqué étant l’utilisation d’une sonde pH interne au RAH couplée à une alarme. On peut soit rajouter une nouvelle charge dans l’eau du réacteur, soit, ce qui me semble préférable,  rincer complètement l’appareil pour le remplir à nouveau d’eau osmosée et d’hydroxyde de calcium.

    À la réception d’un nouvel appareil, il est toujours instructif de le démonter, pour faire connaissance avec lui et s’initier ainsi aux gestes qui seront un jour nécessaires pour son entretien ou une éventuelle réparation.  En profiter également pour le rincer et le faire tourner à l’eau du robinet.
    Réception du réacteur État neuf. Démontage. Rinçage.Photos : Christian SEITZ  
    À cette occasion, une fois le réacteur rempli partiellement et le couvercle remis en place hermétiquement, on complète le remplissage. En enlevant de nouveau le couvercle, il sera pratique de repérer par une marque le niveau d’eau à ne pas dépasser. On peut alors procéder au premier remplissage avec une dose d’hydroxyde (de 50 à 100 g) jusqu’au niveau repéré, refermer le couvercle et brancher la pompe de brassage interne du réacteur.
    Chargement du réacteur Repère. Remplissage. Homogénéisation, pompe branchée.Photos : Christian SEITZ  
    On peut constater au bout de plusieurs semaines une opacification des parois transparentes du réacteur et il faut alors envisager un nettoyage plus poussé. On le vide entièrement avant de le remplir d’eau du robinet à laquelle on rajoute, par exemple, un verre d’acide chlorhydrique. On referme le réacteur en branchant le système de brassage interne et on laisse tourner 15 à 20 minutes. Après cela on vide et rince bien l’appareil, pour le remplir à nouveau d’eau osmosée et d’hydroxyde, avant de brancher le système de brassage interne une ou deux minutes. On peut alors réinstaller le RAH en place et attendre une demi-heure que l’eau de chaux décante avant de le rebrancher. Si on craint d’oublier, ou si on n’a pas le temps d’attendre, certains aquariophiles versent un peu d’eau osmosée supplémentaire dans la cuve technique pour retarder la prochaine osmolation et ainsi rétablir le circuit de fonctionnement tout de suite. La première eau de chaux ainsi obtenue sera encore légèrement trouble mais c’est sans incidence sur l’aquarium.
    Maintenance du réacteur Opacification des parois. Remplissage. Acide chlorhydrique. Détartrage.Photos : Christian SEITZ 8. Risques dûs à l’hydroxyde de calcium
    Hydroxyde de calcium.Photos : Christian SEITZ L’hydroxyde est un produit corrosif et il est important de le manipuler avec précaution, de préférence avec masque, lunettes et gants. L’appareillage peut tomber en panne et il faut prévoir des pièces de remplacement. Il faut également stocker une bonne réserve d’hydroxyde de calcium pour ne pas se retrouver démuni et dans l’impossibilité de recharger quand il le faut. Dans les accidents, ce qui est le plus à craindre est qu’un flotteur d’osmolateur se bloque en provoquant une injection d’eau de chaux ininterrompue. Le résultat peut-être dramatique, avec un pH dépassant largement les 9.5 et une précipitation massive du KH, Ca et Mg dans le bac, lui donnant un aspect laiteux spectaculaire … mais non désiré ! Et pouvant être fatal pour les poissons. Il faut bien-sûr débrancher tout de suite le réacteur et ramener le pH en dessous de 8,6. Une injection de CO2 contrôlée est une bonne solution d’urgence. Il est probable qu’il faudra remettre par la suite tous les paramètres à niveau et éliminer le plus possible de précipités répandus sur le substrat et le décor, ce qui n’est pas une mince affaire et un changement d’eau massif y aidera beaucoup. Et bien-sûr, il faudra réparer le problème initial ayant causé cet accident.
    Autre risque, le fait de ne pas changer en temps utile l’hydroxyde entraîne une baisse de potentialité et un RAH asservi à un pH-mètre continuera à injecter de l’eau jusqu’à obtenir le bon pH, ce qui ne se fera pas avec une eau de chaux non saturée et augmentera le niveau d’eau au-dessus de la normale dans la cuve de filtration annexe, assorti d’une baisse de la densité. Une recharge du RAH y remédie, les paramètres se rétablissent vite et le surplus d’eau s’évapore naturellement, mais lentement. Ce genre de déboire aide l’aquariophile à comprendre la nécessité d’être très attentif aux renouvellements de l’hydroxyde de calcium et à prendre pleinement conscience que c’est une contrainte constante.
    9. Pour conclure …
    L’utilisation d’un RAH peut commencer lors de la phase de démarrage, dès que le KH baisse en dessous de 6 KH. L’eau de chaux reconstituera le pouvoir tampon, principalement mis à mal par la production d’acide liée à l’épuration naturelle des déchets. Elle aidera également à neutraliser le dioxyde de carbone (qui favorise le développement des algues indésirables) et à précipiter les phosphates. L’absence d’apport d’autres oligo-éléments se fera au détriment des algues inférieures, en concurrence avec le développement des algues calcaires. Les algues inférieures ayant pratiquement disparu et les corallines bien établies, un changement d’eau conséquent rétablira le niveau des autres oligo-éléments, nécessaires à la croissance des coraux tout en « boostant » les algues calcaires.

    Quand la quantité d’eau chaux pouvant être envoyée ne suffit plus, c'est-à-dire quand le bac a une consommation en calcium supérieure à 8 mg par litre et par jour, il faut envisager un autre moyen de supplémentation. « Balling » ou RAC sont les deux options qui viennent spontanément à l’esprit, soit en complément, soit en remplacement.
    Forcer l’évaporation est plus contraignant qu’efficace. La méthode consistant à Injecter de l’acide acétique dans le RAH, décrite dans l'article "Réacteur à hydroxyde (RAH) et acide acétique" sur Récif.org, est intéressante également mais plus délicate à mettre en place et surtout à contrôler.

    Mais nous ne pouvons ignorer une autre méthode, atypique, d’utilisation du lait de chaux à la place de l’eau de chaux pour le maintien du pH au-dessus d’une valeur seuil et l’apport du calcium en quantité plus importante. Pratiquée par quelques amateurs, initiée et décrite par Régis Doutres, commentée sur le forum Cap récifal et détaillée dans cet article : “Calcium, KH et pH stables en aquarium récifal... le lait de chaux ? ". Il me semble toutefois préférable d’avoir déjà une bonne expérience avec l’eau de chaux avant de se lancer dans cette méthode et je conseillerai aux débutants d’être très attentifs aux mises en garde.
     
    Tous mes remerciements à l’équipe de Cap récifal et particulièrement à Denis TOURNASSAT pour ses animations.
     
    Christian SEITZ
     
    Article de Christian Seitz, extrait de : « La pratique de la supplémentation », un cahier spécial paru dans ZebrasO’Mag n° 19 de novembre 2011(après correction de la rédaction n’engageant pas la responsabilité de l'auteur).
    Adapté par l’auteur pour Cap Récifal et publié par Cap Récifal le 10 février 2012.
    Sujet de discussion sur le forum.
  2. J'aime
    chris64 a reçu une réaction de room pour a article, Le conditionnement des pierres vivantes   
    Après avoir longuement mûri votre projet de bac récifal, décidé de sa taille et de son emplacement dans votre maison et vous être procuré tout le matériel nécessaire, votre aquarium est enfin là ! Tout beau, tout neuf, vous le contemplez déjà fièrement et un tourbillon de pensées agréables stimule votre imagination. Mais retournons à la réalité car l’aventure ne fait que commencer. Après avoir rempli votre aquarium d’eau osmosée, chauffée puis salée à la densité voulue, vient alors un moment décisif pour votre futur petit récif : l’achat des pierres vivantes.
    1. Les pierres vivantes
    Les pierres vivantes sont constituées de squelettes de coraux morts, compactés et érodés par le temps, puis colonisés par d’autres organismes vivants : algues calcaires et algues supérieures, coraux vivants, crustacés, hydrozoaires, éponges, vers, etc. Elles sont très poreuses et présentent d’énormes surfaces de colonisation, pour les bactéries aérobies de la nitrification en surface, et les bactéries anaérobies de la dénitrification en profondeur. En les soupesant manuellement, leur légèreté relative est le gage de leur porosité et donc, de leur qualité. La masse rocheuse devra occuper entre un quart et un tiers du volume du bac pour assurer une filtration optimale et créer un décor parfaitement naturel selon les normes berlinoises. Un volume moindre est envisageable si vous utilisez une couche de sable qui participe alors également à la filtration biologique. Et de nos jours on peut encore réduire ce volume si l’on envisage d’utiliser par la suite un réacteur à bactéries ou de booster le milieu par des sources de carbone.
    De par la biodiversité corallienne de leur milieu, les pierres vivantes les mieux adaptées à notre passion viennent d’Indonésie. Elles sont, à l’idéal, importées directement des lieux d’origine, dans leur emballage isotherme, et avec leur numéro de CITES. L’Indonésie n’est pas la seule zone à avoir une extraordinaire biodiversité corallienne mais c’est la provenance principale d’import de qualité en Europe. Les pierres sont volumineuses, elles viennent de loin et elles coûtent forcément cher. L’offre la plus courante se trouve chez les détaillants ; les pierres y ont été préalablement nettoyées partiellement et mises en stabulation dans des aquariums de vente. Vous pouvez également avoir déjà un bac en fonctionnement et récupérer vos anciennes pierres vivantes pour commencer un nouvel aquarium ou bien encore envisager l’achat de "pierres d’occasion". Si ces deux dernières options permettent une phase de démarrage très rapide, elles offrent généralement une biodiversité amoindrie.
    2. Nettoyage des pierres
    Avant de recevoir vos pierres, vous aurez préparé et mis à température une bonne quantité d’eau de mer reconstituée pour procéder à leur nettoyage. D’anciennes cuves ou des "poubelles" en plastique alimentaire, spécialement achetées à cet usage, seront très pratiques. Une paire de gants de ménage neufs, en matière souple et épaisse, sera également appréciable pour manipuler les pierres sans vous abîmer les mains. Enfin, une grille à large maille, une bâche (Polyane, par exemple), un couteau à lame solide, des brosses et une petite pompe de brassage complèteront les accessoires nécessaires pour la bonne suite des opérations.
    Dés réception des pierres, et les mains gantées, elles seront sorties de leurs boîtes et étalées au sol sur la bâche, ce qui vous permettra de les visualiser toutes et de choisir les plus imposantes pour commencer le nettoyage. Ce seront probablement les plus grosses qui serviront de base au futur décor. Il est courant que du papier journal humide entoure les pierres pour le transport et vous veillerez bien à tout ôter.
    Vous les examinerez minutieusement à la recherche des organismes morts et en décomposition. Votre nez sera un auxiliaire précieux pour détecter les mauvaises odeurs caractéristiques. Vous enlèverez manuellement et/ou à l’aide de brosses et d’une lame de couteau les éponges en putréfaction et tout organisme suspect, tout en respectant délicatement ceux montrant un signe de vie et susceptibles de se développer par la suite.
    Quelques éponges revivront. Epargner ces escargots sessiles ou vermets. Microprotula sp. et ascidies sociales proliférent facilement. Tenter de conserver les délicates ascidies coloniales comme Aplidium breviventer. Méfiance recommandée avec les hydraires. Rien à craindre de ce Calcinus tubularis, un Pagure sédentaire, Epargner les ascidies sociales excellents filtreurs. Impossible de rejeter ce corail clandestin arrivé sans papier.Photos : Denis TOURNASSAT Les pierres seront ensuite posées sur une grille placée à mi-hauteur d’une cuve de nettoyage et rincée à l’eau de mer. Une petite pompe tenue à la main sera utile pour chasser les sédiments qui vont dégorger de ces pierres ainsi que quelques voyageurs clandestins. La pompe sera munie d’une crépine, à nettoyer aussi souvent que nécessaire pendant cette opération et disposée au fond du récipient. Un tuyau souple placé à sa sortie vous permettra d’arroser les pierres et de moduler la puissance du jet en en pinçant l’extrémité. En posant la pierre sur la grille, il y a de fortes chances que certains animaux comme des crabes, crevettes mantes, crevettes pistolets, vers, etc. tombent au fond du récipient. Inspectez du mieux possible toutes les anfractuosités pour en déloger les plus tenaces.
    Il est courant que du papier journal humide entoure les pierres pour le transport. Veillez à bien l’enlever.Photos : Christian SEITZ Une petite pompe tenue à la main chassera les sédiments et quelques voyageurs clandestins en posant la pierre sur la grille.Photos : Christian SEITZ Chaque pierre ayant été nettoyée au mieux, il sera temps de la disposer dans le bac principal, les pompes de brassage et l’écumeur en fonctionnement, et de préférence sur un support pour les surélever du fond de l’aquarium. Ce support peut être indifféremment un assemblage de tubes PVC, des grilles optiques ou plaques de plexiglas, des pierres calcaires ou synthétiques. Ne vous inquiétez pas de l’esthétisme du décor pour le moment et essayez d’empiler les pierres d’une manière "aérée", avec le moins de points de contact entre elles, tout en faisant un ensemble stable. Vous veillerez également à la polarité de chaque pierre. Celles-ci présentent une face qui a été exposée à la lumière pendant des années et reconnaissable à sa colonisation par les algues et autres organismes dépendant de la lumière. La face inférieure est généralement plus claire et souvent colonisée par des éponges et des vers tubicoles. C’est le bon moment pour utiliser une grande quantité de charbon actif de qualité. Il sera placé dans un sac et déposé dans la cuve de filtration ou en passage forcé dans un filtre, afin d’adsorber un maximum de toxines et autres composés organiques. Il est souvent préférable de ne pas introduire le sable en même temps que les pierres vivantes (sauf cas particuliers tels que système Jaubert ou lit de sable vivant); celles-ci vont dégorger des sédiments en grande quantité dans les premières semaines et il sera plus facile de les éliminer sur le fond nu en l’absence de sable.
    Après nettoyage les pierres sont disposées dans l’aquarium.Photos : Damien LOISEL3. Gestion des passagers clandestins
    Héberger les clandestins

    Pour la mise en quarantaine des passagers clandestins, les "pondoirs" à poissons d’eau douce vivipares seront très utiles pour leur conservation dans la décantation ou dans le bac lui-même si l’aquarium en est dépourvu. Une fois toutes les pierres nettoyées et placées dans le bac, il sera temps d’aller inspecter le fond de la cuve de nettoyage pour inventorier les animaux qui y sont tombés. Les crevettes-pistolets (Alpheus spp., Synalpheus spp.) seront réintroduites dans l’aquarium principal. Les crevettes-mantes seront éliminées ou conservées à part pour être éventuellement données à un amateur de ce genre d’animaux. Les crabes seront aussi conservés dans la cuve annexe de filtration afin d’être identifiés par la suite ; les herbivores et détritivores seront gardés et les prédateurs éliminés. D’autres animaux peuvent être rencontrés, tels que des gastéropodes (Euplica spp., Stomatella spp., etc.), des holothuries (Synaptula spp.), des vers tubicoles et polychètes, des nudibranches, des mollusques, des oursins. Ils devront tous être identifiés avant de décider de leur sort.
    Crabe clandestin, celui-ci est corallivore. Les bernard l'hermite sont d'excellents détritivores. Alpheus sp. de bons éboueurs au comportement captivant. Les nudibranches survivent rarement, sauf ceux corallivores. Une crevette Athanas nitescens, arrivée à l'état larvaire. Les planaires, ces vers plats ont une alimentation variée. Méfiance ! Patella sp. prolifèrent facilement, Polyplacophora spp. ou chitons sont d'excellents brouteurs.Photos : Denis TOURNASSAT 4. Méthodes de conditionnement
    La méthode décrite ci-dessus est simple et efficace dans le cas de pierres venant directement de la zone de collecte. Mais si les pierres sont restées pendant quelques temps chez un revendeur, ce nettoyage a probablement déjà été fait et les pierres seront ramenées rapidement chez vous, rincées à l’eau de mer pour chasser encore des sédiments et quelques intrus éventuels, puis introduites directement dans le bac principal. La phase de démarrage sera accélérée car beaucoup de déchets auront été éliminés et le pic de nitrites sera moins important et pourra même parfois passer inaperçu. L’avantage de ces pierres est que vous pourrez les choisir une par une, en fonction de leur forme et de vos goûts, contrairement à la "box" de provenance directe.
    Si vous utilisez des pierres déjà en votre possession dans un autre bac, ou rachetées à un autre amateur, elles sont théoriquement déjà prêtes pour une utilisation immédiate et il ne faudra acclimater que les roches fraîches supplémentaires qui apporteront un renouveau à la biodiversité des anciennes. En ce cas là, il est préférable de faire cycler les nouvelles dans une cuve à part pour ne pas perturber un début d’équilibre dans le bac principal.
    Les pierres vivantes sont une des clés du succès de la méthode berlinoise mais sont aussi souvent indispensables avec les autres méthodes. L’introduction de ces pierres est le début de votre aventure récifale et il ne faudra lésiner ni sur leur quantité ni leur qualité malgré leur coût. La préparation de ces pierres vivantes déterminera la durée de la phase de démarrage mais également tout l’avenir de votre aquarium récifal. Soyez donc patient, en préférant des pierres neuves, et méticuleux dans leur préparation et l’élimination des sédiments. La récompense sera un aquarium beau et sain, et beaucoup de satisfaction dans l’avenir.
     
     
    Christian SEITZ
    Article de Christian Seitz, paru dans ZebrasO’Mag n° 1 de mai 2007 (après correction de la rédaction n’engageant pas
    la responsabilité de l'auteur). Adapté par l’auteur pour Cap Récifal et publié par Cap Récifal le 29 novembre 2013.
    Sujet de discussion sur le forum.
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