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Ça va devenir compliqué !


Bubule
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Hier, je suis passé chez mon fournisseur Rémois. J’y ai constaté que les bacs de coraux avaient disparus. Je notais également que les quelques bacs marins de leur batterie ne contenaient plus grand-chose à part quelques demoiselles et deux ou trois labres. Il y a quelques mois ces derniers étaient vides et secs…

Je leur avais posé la question du devenir de ces bacs et de la pérennité du rayon marin : <<C’est en cours de réfection, et on attend la fin de l’été pour remettre en eau avant les prochains arrivages >>. :fete

Je dois dire que j’espérais une relance de leurs rayons pour leur apporter les derniers animaux de mon 450 litres que je ne souhaitais pas transférer dans le 900 litres (les coraux mous).

Je leur ai donc demandé ce qu’il se passait : << Nous arrêtons le marin>>  BANG !! :%) :pleure 

Bah voilà ! Je n’ai plus d’enseigne ayant pignon sur rue autre que la région parisienne (qui semble également se réduire).

Maintenant, si je veux continuer, même pour des consommables comme le sel ou la nourriture surgelée, cela va devenir compliqué. Il ne me reste plus que la correspondance ou le magasin de Lognes (à ma connaissance).

Il faut dire que les prix pratiqués par cette enseigne devenaient extrêmement prohibitifs. Pratiquement aucun corail à moins de 100 € (et pour des tailles de l’ordre de la quinzaine de centimètres). 75 € pour les moins chers. Les prix avaient grimpé de près de 50% en deux ans.

Ont-ils voulu augmenter leur marge sur ce rayon ? (Pour leur avoir donné quelques pièces de mon bac après chaque élagage nécessaire, et vu les prix qu'ils pratiquaient dessus :horreur ), Ont-ils accusé une hausse de leurs fournisseurs qu’ils ont répercuté sans baisser leur marge ? Toujours est-il que cela n’a pas aidé à augmenter le potentiel de clients.

 

Le récifal est-il devenu à ce point une passion élitiste ?

Le matin, j’en avais profité pour aller faire un tour à la bourse aux poissons (et oiseaux) de Reims. Un seul exposant avec 4 ou 5 coraux mous :-[.

Au final, le vieux briscard de Cap Récifal se retrouve à devoir faire plus de kilomètres pour cette passion, ou à n’envisager que la correspondance. Et je crains que l’avenir devienne encore plus compliqué. Car sans enseigne qui expose ce type d’animaux, il y a peu de chance de susciter de nouvelles passions chez les nombreuses familles qui fréquentent leurs rayons. Ça sent le roussi ...

 

Bubule a les bouboules...

Modifié par Bubule
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Salut Franck,

Oui cela devient en effet compliqué quand, comme toi et moi, on a connu les magasins spécialisés un peu partout en centre-ville et une offre variée poissons + invertébrés. Comme dans beaucoup d'autres domaines, la numérisation a d'abord engendré une diversité et des possibilités plus larges de se fournir avec la multiplication des boutiques physiques et en ligne. Puis la grande distribution, jardineries et autres, a accaparé la partie la plus "main stream" du business pour appeler une clientèle élargie dans ses grandes surfaces. La concentration des flux, et des chiffres d'affaires signifie toujours une perte de diversité et une uniformisation. Mais également une perte de savoir-faire et de connaissances : où sont les professionnels passionnés, pointus ? Certains subsistent dans quelques rares magasins. D'autres ont été employés dans des grandes enseignes, souvent découragés par les conditions de travail et/ou le peu d'intérêt d'un travail de plus en plus monotone et peu autonome calqué sur les exigences de la grande distribution.

Le hobby récifal est également devenu très onéreux : le passage des HQI aux leds en est une illustration. Les contraintes, bien compréhensibles, qui pèsent sur la collecte et le transport des animaux vivants ont renchéri les prix, mais il y a quand même moins d'hécatombes que par le passé (là ça n'était clairement pas mieux avant !).

Dans mon cas, je ne peux pas facilement aller en IdFrance. D'ailleurs, à part une ou deux adresses, dont celle que tu cites (qui a fermé son site de vente en ligne apparemment), je ne saurais pas où aller désormais. Mon petit détaillant, situé dans un patelin à 20mn de chez moi, a cessé son activité de détail l'an dernier. Je comprends très bien sa décision : trop de temps passé, notamment sur les réseaux pour la vente en ligne, par rapport au CA réalisé et à sa rétribution finale. Mais c'est vraiment un regret : très sympa, arrangeant, compétent, la petite visite du vendredi soir me plaisait bien ! Et comment faire pour acquérir une Lysmata ou 3 Trochus ?

Je suis donc obligé de me tourner vers la vente en ligne que j'ai déjà pratiquée pour le vivant, avec ses avantages et ses inconvénients : honnêtement je ne pense pas avoir eu plus de déconvenues qu'avec un commerce de proximité. Mais la démarche n'est plus la même ; sans le plaisir de la porte qu'on pousse en ne sachant pas ce qu'on va voir et observer ! 😟

Allez, c'était peut-être mieux avant, mais nous sommes toujours récifalistes et aimons tellement ça ! Donc, continuons à partager nos découvertes, nos petits et gros soucis de maintenance et de faire vivre nos bacs ! Ce sera mieux demain !!😉

Ça me fait d'ailleurs penser qu'il faut que je donne quelques nouvelles du bac...

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Emmanuel, ça fait plaisir de lire ton message, et m’attriste à la fois, car cela confirme que ce que je vis dans ma région, assez proche de l'IDF, n'est pas qu'un cas isolé. Et cela pourrait bien avoir d'autres répercutions par effet boule de neige (moins de visibilité = Moins de pratiquants = Moins de CA = Moins d'imports = ...).

C'est effectivement ce que j'ai vécu ces 5 dernières années : La disparition des petites boutiques familiales au profit de grandes surfaces, où l'humanité passe après le rendement financier. Et donc la disparition des 'sachants'. Et je ne pense pas que ces boutiques (Leclerc, Truffaut ou Animaltruc) apportent plus de soin à leurs animaux que les petites boutiques que j'ai connu. Plus les années passaient, et plus je sentais un manque de connaissance/compétence chez les vendeurs. 

L'avenir du récifal semble donc maintenant réservé à quelques passionnés qui n'auront d'autre choix que d'acquérir par correspondance des animaux choisis sur photographies. Ou faire des heures de route pour choisir des animaux dans des magasins plus proche du supermarché aquatique que de l'entreprise tenue par des passionnés. J'en suis profondément attristé.

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Presque de l'intérieur, puisque pas encore embauchée, les charges ont beaucoup augmenté.
Le prix d'achat initial des coraux n'est pas cher, c'est même flippant de voir ensuite les prix en magasin, MAIS les frais de port (ou les quantités requises pour atteindre le franco de port chez un fournisseur) puis les charges (électricité, charges sociales, assurances etc) font que en effet, un corail qu'un particulier pourrait vendre 10€ se retrouve à 30, voire 50€ en boutique 😢 
Apparemment (mais je n'ai pas encore les détails) le franco chez certains fournisseurs est tel qu'en fait, les "petites" boutiques n'ont pas facile à l'atteindre : il faut pouvoir stocker puis écouler les x exemplaires du pack, et si on casse le prix, on se tire une balle dans le pied (car il faut régler les factures de fonctionnement de la boutique). 
La boutique a par exemple du mal à commander des espèces rares ou pour habitat spécifique ; elle a la liberté de se fournir où elle veut (liberté que n'a pas un responsable de rayon dans une chaîne puisque les fournisseurs sont référencés parla direction générale de la chaîne), mais avec les frais de port, ça fait du poisson hyper cher en commande "one-shot" car c’est rare de pouvoir avoir "tout" en même temps chez 1 fournisseur unique.
Par exemple, si je cherche du Pseudomugil machintruc : j'en trouve à 5-6€ prix d'achat, mais dans le listing de ce fournisseur, les autres poissons "tout venant" sont plus chers ou pas forcément de même qualité + frais de livraison  => à la fin, ben je commande pas, car ça fera du poisson à 25€ pièce, qui restera au magasin vu que la personne ne mettra pas ce prix... Ou alors, on doit prendre le reste chez ce fournisseur aussi, et monter les prix en rapport, pour avoir les pseudomugils quand même à 15€... 
Pareil pour les coraux : y'a le prix de base, puis les charges, la perte etc... 50€ le discosoma, en boutique, ça pique, c'est clair.

Et après, quand on le propose à moitié prix entre aquariophiles, y'a x-1000 discussions sur le prix... et des demandes aussi de garantie (aiptasia, valonia, planaires etc) limite, il faudrait donner d'office, sans aucun retour 😢 et du coup, ben on donne, mais on rachète jamais rien vu les prix en boutique...
Là, j'ai 8 (grosses) boutures de mon gonio rouge (obligée de couper, il prenait vraiment trop de place) : pas une qui part, si j'en demande plus de 25€.
Sauf que même en vendant les 8 à 25€, je rachète à peine 2 spécimens d'une autre souche sympa et peut-être quelques kg de sel... Y'a ça aussi, dans le déclin des échanges : les prix demandés par les acheteurs ne sont plus en rapport avec les prix en boutique, et perso en tout cas, je préfère donner aux copains (mais ils arrêtent 😢 ou ont déjà une bouture qui a bien grossi) que de négocier le bout de gras pour faire partir une bouture, vu qu'à la fin, ça ne permet de toute façon pas de me racheter un corail...

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Il y a 3 heures, Bubule a dit :

Emmanuel, ça fait plaisir de lire ton message, et m’attriste à la fois

Ah Bubule, t'avoir fait plaisir me satisfait largement ! J'ai bien commencé ma journée 😁 😉.

Quant à ce qui t'attriste, je crois que nous vivons toutes et tous la même situation... D'ailleurs, le "toutes et tous" se réduit comme peau de chagrin ici aussi. 5/6 personnes échangent encore un peu, et doivent continuer à le faire, mais par rapport à quelques années auparavant...😟

Virginie, tu as tout à fait raison, et pour ma part la question du prix du vivant n'en est pas une (sauf pour les coraux dits "signatures" dont les tarifs sont parfois totalement débiles, mais ce pan du hobby à l'américaine ne m'intéresse absolument pas). Je crois que l'aquariophilie marine a longtemps vécu avec des prix de poissons ou d'invertébrés anormalement bas qui ne permettaient pas non plus un réel respect du vivant, c'est idiot mais c'est comme ça. J'ai vu, il y a peu, sur un autre forum que je zyeute de temps à autres, un sujet sur un vendeur en ligne qui proposait des poissons à des prix anormalement bas. Le site semble avoir été généré par "I"A (je mets volontairement le i entre guillemets) et ça se voit : noms erronés et farfelus. Libre à qui le veut d'acheter là, mais c'est le genre d'endroit que je fuis !

La "composition" du prix d'un animal est complexe et la chaîne d'approvisionnement également. Un poisson payé des "clopinettes" au pêcheur peut valoir cher à l'arrivée et cela s'explique aussi. Pour ma part, je préfère payer plus pour un boulot sérieux.

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Quant à la souplesse de commande d'une espèce particulière, il est évident qu'un commerce de détail ne peut pas rivaliser avec certains professionnels de vente en ligne. J'ai pu acquérir récemment un Halichoeres claudia du Pacifique central (espèce du "complexe" ornatissimus). Je n'aurais certainement jamais pu le trouver dans le "petit" commerce.

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Il y a 2 heures, Virginie a dit :

MAIS les frais de port (ou les quantités requises pour atteindre le franco de port chez un fournisseur) puis les charges (électricité, charges sociales, assurances etc) font que en effet, un corail qu'un particulier pourrait vendre 10€ se retrouve à 30, voire 50€ en boutique 😢 

Virginie,

Comme tu bascules de l'autre côté du comptoir, cela te permet d'avoir un œil différent. Et c'est intéressant d'échanger les points vues, car il y a effectivement des éléments qui nous sont généralement inconnus du côté client. Mais en toute impartialité, crois tu que les charges fixes soient différentes d'un rayon eau douce à un rayon marin ou récifal ? Et je ne parle pas du rayon pot de fleurs de certaines de ces enseignes. Je veux bien que la consommation électrique soit légèrement plus élevée pour le récifal que pour les autres rayons, mais cela ne justifie pas cette différence lorsque le volume de marin ne représente qu'un faible pourcentage de la surface du magasin. Et à l'opposé, le dernier magasin qui m'est encore accessible est 100% marin. Va comprendre.

Le franco a beau rôle. Dans la balance, le transport a toujours un coût qui sera répercuté à l'un des maillons de la chaine. Qu'il soit répercuté à l'expéditeur ou au destinataire, c'est toujours le client final qui le paie. Celui qui l'offre le répercute sur ses frais généraux et devra donc le répercuter sur sa marge.

Ce que je pense, c'est que les grandes enseignes ont recherché à étouffer la concurrence grâce à leurs moyens totalement déloyaux. Et une fois les petites enseignes disparues, ils ont pu remonter leur marge à leur convenance. Pensant sans doute qu'une clientèle élitiste continuerait d'aller chez eux. Sauf qu'à pratiquer de la sorte, le CA n'augmente pas faute de clients intéressés.

Pour les espèces rares, on entre dans le domaine de l'expert qui peut accepter d'y mettre plus d'efforts (financier, déplacement, maintenance plus pointue...) pour acquérir le corail ou un animal particulier. Mais cela reste un faible pourcentage de clients sur le volume constaté habituellement. Là, c'est le volume global de clients intéressés par le marin qui va chuter. Et peut-être par effet secondaire, le volume d'experts.

D'un autre côté, le côté écologique y gagne. Moins de ventes = Moins de pertes animales, moins d'impact carbone. On pourrait se réjouir.

Il y a 1 heure, Emmanuel a dit :

La "composition" du prix d'un animal est complexe et la chaîne d'approvisionnement également. Un poisson payé des "clopinettes" au pêcheur peut valoir cher à l'arrivée et cela s'explique aussi. Pour ma part, je préfère payer plus pour un boulot sérieux.

Nous sommes conscients que les prix augmentent, et conscients que les pertes en animaux que nous avons pu constater par le passé ont un coût. Mais ces pertes sont-elles toujours aussi importantes qu'il y a 10 ou 25 ans ? J'espère pour ma petite conscience que non. Que nous avons fait des progrès dans la pèche, l'élevage et le transport des animaux que nous trouvons habituellement sur notre marché.

En résumer, j'ai plus l'impression que le système (les grosses enseignes) a tué la poule aux œufs d'or.

 

Il y a 6 heures, Emmanuel a dit :

Ça me fait d'ailleurs penser qu'il faut que je donne quelques nouvelles du bac...

 Et oui Emmanuel. Alimenter le forum reste encore une priorité (pour moi en tous cas).

 

Modifié par Bubule
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il y a 17 minutes, Bubule a dit :

Alimenter le forum reste encore une priorité (pour moi en tous cas)

Et tu as bien raison. Pour ma part je n'ai pas toujours de trucs nouveaux à partager, donc je me suis fait plus rare... Mais je vais faire une petite "mise à jour" ! 😉

Et, si vous êtes sages, un petit compte-rendu de voyage... Hmmm ?...😁

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La boutique où je commence à travailler n'est pas une chaîne, mais bien une "petite" enseigne indépendante.

Dans ma région, il y a encore 2 indépendants à 1h de voiture l'un de l'autre : MarineHome, qui fait plus dans le haut de gamme / coraux signatures "US" et rien que marin, et Récif'Alpes, mixte eau douce et marin, et plus orienté basiques en marin, mais avec quelques pépites pour les amateurs au gré des arrivages.
=> Deux cibles différentes : l'expert qui va piloter ses paramètres et craquer pour des souches exigeantes ou le néophyte qui veut se faire conseiller et commencer à maintenir une population compatible avec une maintenance de débutant. C'est ce qui manque aussi, je trouve : l'étrier pour se lancer, et c'est possible à Recif'Alpes parce que c'est pas spécialisé "marin" : les aquario "eau douce" peuvent prendre le temps de faire leur chemin vers le marin si ça les tente.
Ca manque justement, les endroits où on peut gentiment se familiariser avec la maintenance d'un bout de récif. Ca, la VPC ne pourra jamais pallier. Ni les grandes enseignes qui ne gardent pas le personnel compétent 😢 

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Alimentation du forum : pareil, mes bacs tournent avec leurs hauts et leurs bas (cyano sur le grand ! je tente un traitement BEA, je vous raconterai plus tard selon les résultats), pas grand chose à partager, ni ici ni sur les groupes (beaucoup d'histoires d'égo pénibles dernièrement m'ont éloignée des groupes que je suivais), mais sinon, sauf besoin urgent de pistes, je poste plutôt ici 😉

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Il y a 15 heures, Virginie a dit :

Alimentation du forum : pareil, mes bacs tournent avec leurs hauts et leurs bas (cyano sur le grand ! je tente un traitement BEA, je vous raconterai plus tard selon les résultats), pas grand chose à partager, ni ici ni sur les groupes (beaucoup d'histoires d'égo pénibles dernièrement m'ont éloignée des groupes que je suivais), mais sinon, sauf besoin urgent de pistes, je poste plutôt ici 😉

Bonjour Virginie, 

Cap Récifal "reste" un site de référence "à la française" ; depuis ces débuts (que j'ai peu connu d'ailleurs, avec les noms de participants assidus qui ont disparus de l'actualité du Site et qui l'auront marqué ) les contenus théoriques sont riches et toutes les bases pour réussir à "tenir" son bac y sont présentes, pas la peine de s'éparpiller.

Donc, poster ici c'est encore interpeller des aquariophiles d'expérience qui renvoient à ces bases, à des articles déjà produits, à des conversations qui ont déjà eu lieu, souvent avec humour et courtoisie. C'est cela qu'il faut absolument maintenir.

Pour ce qui est le " l'ego" , forcément chacun d'entre nous est fier de présenter son bébé... et de recevoir les félicitations des autres, des félicitations... et la perception de quelqu'un à travers son écriture sur le Net peut aussi fausser sa réelle personnalité. Pour ce qui est la notion de "partage" est compliquée à évaluée, je veux dire : chacun trouve ici une réponse en rapport avec l'actualité de son bac...ce qui vous arrive en fait. 

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Bonjour à toutes et tous,

Je suis tout à fait d'accord avec toi, Virginie, c'est bien cette diversité qui a largement disparu : des points d'entrée pour les débutants et des lieux pour ceux qui ont déjà une certaine expérience et qui se spécialisent dans des domaines plus pointus. Si autour de Grenoble il ne reste que ces deux adresses, ici, en Normandie, c'est le désert 😟.

Pierre, ton message est très juste, notamment sur l'atmosphère "préservée" sur Cap : elle est essentielle !

Quant à l'ego... Chacun a besoin de son petit morceau de sucre de temps à autre🤭. Moi, y compris (remarquez la majuscule 😁).

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L'aquariophilie récifale n'a-t'elle pas toujours été compliquée, chère et disposant de très peu de détaillants spécialisés (en comparaison de l'eau douce) ?

Il y a plus de 25 ans, on ne trouvait pas de grandes enseignes vendant des bacs percés et des décantes sur mesures (aujourd'hui non plus, d'ailleurs), ni pompes de brassage, encore moins de RAC, de RAH, de pompes doseuses, d'écumeurs, de galeries d'éclairage adaptées. Quant au Vivant d'eau salée...

Le magasin "à coté de chez moi" vendait tout ça ! Puis progressivement, la quasi-totalité du matériel récifal a échappé aux magasins détaillants, devenant l'apanage de quelques vépécistes "pousse-cartons", entre 10 et 20% moins chers que les boutiques physiques. Je garde d'ailleurs le souvenir d'un quidam arrivé devant moi dans mon magasin favori de l'époque et qui s'était longuement renseigné auprès du patron à propos d'un RAC Deltec. J'ai retrouvé le même quidam un mois plus tard dans la boutique, cette fois avec son RAC tout neuf et redemandant au même patron des conseils de réglages alors qu'il venait de lui annoncer qu'il avait acheté ce matériel chez European-trading ("ben, c'est moins cher !").

Puis comme dans le récifal tout est compliqué lorsqu'on débute, sont arrivés les bacs "plug & play" (ou supposés tels) qui ont bien sûr connu beaucoup de succès dans les grandes enseignes d'animalerie. Et puis aussi le phénomène nano-aquarium, etc, etc... Pour les petits magasins, ne reste pratiquement plus que le vivant, LES sels (pas que l'I-O) et toutes les gammes de supplémentation très spécialisés.

La demande majoritaire des "consommateurs" n'a jamais cessé d'orienter les acteurs du marché vers "plus simple et moins cher". Voilà, nous y sommes :siffle

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il y a 23 minutes, Dompail a dit :

L'aquariophilie récifale n'a-t'elle pas toujours été compliquée, chère et disposant de très peu de détaillants spécialisés (en comparaison de l'eau douce) ?

Plus chère et compliquée, je confirme. Mais peu de détaillants, je ne suis pas d'accord. Dans l'Aisne, des villes moyennes comme Soissons, Laon ou Saint Quentin avaient au moins une boutique qui présentait un rayon marin (Je les ai toutes faites). C'était également le cas dans ma petite ville de Château-Thierry. On y trouvait rarement du matériel adapté au récifal, et des bacs uniquement sur commande. Juste un osmoseur et du sel. Les boutiques qui n'avaient pas de rayon marin étaient beaucoup plus rares.

Aujourd'hui, plus aucune n'existe. Pour le reste du matériel, il y avait Paris ou le Nord (Europrix et PO) qui existent toujours aujourd'hui. Pour les coraux, quelques boutiques axonaises (Laon et St Quentin) en proposaient ainsi que Reims qui arrête. Paris-Est (Otis-Lognes) restait et reste encore la seule accessible. En eau douce il ne reste que des animaleries de supermarchés (Jardiland, Leclerc) :(

 

il y a 23 minutes, Dompail a dit :

Le magasin "à coté de chez moi" vendait tout ça ! Puis progressivement, la quasi-totalité du matériel récifal a échappé aux magasins détaillants, devenant l'apanage de quelques vépécistes "pousse-cartons", entre 10 et 20% moins chers que les boutiques physiques.

Une des problématiques du matériel c'est qu'il peut vite devenir obsolète si il n'est pas vendu rapidement. A mon avis, il n'y a pas d'autre moyen que de réduire la marge pour limiter la concurrence et éviter que le matériel ne finisse sous une tonne de poussière. C'est plus un service au client qui de toutes façons ne va pas consommer 3 écumeurs par an.

(Dans un autre domaine, j'achète du matériel de musique à ma petite boutique Rémoise qui me vend à des prix inférieurs à la plus grosse enseigne européenne de vente par correspondance).

Sur quoi les magasins d'aquariophilie (ou animalerie) font-ils le plus de CA ? Et le plus marge ? Le matériel, le vivant ou le consommable ? (ce n'est pas une question piège. Je ne connais pas la réponse)

 

il y a 22 minutes, Dompail a dit :

La demande majoritaire des "consommateurs" n'a jamais cessé d'orienter les acteurs du marché vers "plus simple et moins cher". Voilà, nous y sommes :siffle

Plus simple, serait-ce donc le néant ?

En tous cas, c'est ce que je constate : Pratiquement plus de marin à l'horizon.

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Pour avoir beaucoup écumé les magasins d'aquario de mon secteur, les rayons marins étaient quasi inexistants : le marin a toujours été moins présent, à mon avis.
Les bacs plug-n-play, je suis mal placée pour cracher dessus, c'est justement parce que ça s'est développé que mon mari et moi nous sommes sentis capables de nous lancer. Ca a été hyper rassurant au point qu'aujourd'hui encore, je reste une quiche en matos... parce que je n'ai pas eu besoin de me questionner sur le sujet (à part sur le bruit de l'écumeur...), que mes bacs ont tourné direct correctement. 
Ca nous a fait venir au récifal. Après, c'est toujours pareil : y'a comment on entre, et comment on reste (ou pas) : que ce soit avec un bac clés-en-main ou pas, si on a un conseiller qui tient la route, on évoluera proprement. J'ai vraiment eu la chance d'avoir les deux (le bac tout prêt ET les conseils avisés) ! D'où le rôle des boutiques-passion, clairement ! (sauf que ça se paie, et on a toujours préféré mettre un peu plus pour prendre en boutique quand c'était possible, pour cette raison précise).

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Pour les marges immédiates, je vous dirai, mais à vue de nez, c'est sur le vivant, en eau douce, les espèces faciles car gros volume de vente.
Par contre à long terme, je pense que c'est la bouffe, les produits et le petit matériel, le "consommable" que l'aquariophile renouvelle.
Sur le gros matériel, les marges ne sont pas énormes, à moins de pouvoir négocier de bons volumes avec le commercial de la marque ou le distributeur, mais c'est pas évident pour une petite boutique qui veut offrir plusieurs marques d'avoir le volume requis pour accéder aux prix sympas. 

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En fait, je pense que nous assistons dans notre domaine à ce que nous vivons depuis des années dans tous les domaines La fin des petites boutiques au profit des grandes surfaces.

Bien que l’idée de départ soit la même : Gagner son pain quotidien. Les moyens et l’humanité ne sont plus les mêmes. Encore un effet de la capitalisation. Les gros ont écrasé les petits. Fini les articles qui n’ont pas suffisamment de turnover ou n’apportent pas de CA/marge.

Ne reste que quelques spécialistes qui n’ont qu’une majorité de clients passionnés/élitistes (dont nous faisons partie). Et comme nous sommes peu nombreux au km², il n’y a pas d’autre issue pour ces commerçants que de rayonner sur un maximum de km². D’où la vente par correspondance. A part quelques chanceux qui ont la possibilité de s’y déplacer, tant que la vente au comptoir est acceptée, les autres n’ont pas d’autre choix que de passer par la correspondance.

Ainsi va la vie d'aujourd'hui.

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Le 9/30/2025 à 10:39 AM, Emmanuel a dit :

La concentration des flux, et des chiffres d'affaires signifie toujours une perte de diversité et une uniformisation

C’est ce que j'évoquais plus haut Bubule. Et, contrairement à ce que certains croient, cela ne crée pas d'emploi (cf Amazon et les fermetures de librairies par milliers aux États-Unis).

C’est au client / consommateur, ici à l'aquariophile de faire son choix judicieusement, quand il le peut encore... 

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La situation est différente en Belgique mais c'est une rare exception pour ce domaine de l'aquariophilie. 
Pour expliquer cela, je dois donner un peu de contexte.

Jusqu'à présent encore, je n'ai fait que de l'eau douce. Depuis gamin en Belgique, les magasins d'aquarium, on en trouvait vraiment partout. Du mauvais et du bon.

J'ai ensuite vécu à Paris et même dans un 20m2, je me suis remis à un petit nano.
C'était des années plus tard, et les magasins avaient changé par rapport à l'époque.
A Paris, je dirais qu'il y avait 3 grosses catégories de magasins.
L'enseigne généraliste, genre Trufaut. Il y a de tout mais rien de très spécialiste. Trouver des neocaridinas là bas était par exemple compliqué. Et puis un service après-vente désastreux. Je me souviens avoir acheté là mon nano cube de 90L. Une fois à la maison et déballé, je me suis rendu compte qu'un coin était fendu. L'aquarium inutilisable bien entendu. Ils ont refusé me le changer, prétextant que c'était moi qui avait brisé la cuve en l'ouvrant (mais bien sûr). J'ai du faire intervenir Denerlee pour qu'ils forcent l'enseigne à me l'échanger.
Il y avait aussi les enseignes spécialisées, avec des bacs hyper modernes, mais ouverts selon des horaires très curieux, presque sur rendez-vous et avec des prix totalement prohibitifs.
Et enfin, et c'est là que j'ai fini par avoir mes habitudes, de très rares petites enseignes, j'en avais trouvé une dans le 15e près de la tour Eiffel, très sympathiques, disponibles, aux prix raisonnables ... mais clairement ils restaient sur le Guppy et les choses très standard.

 

Quand à la passion de l'aquariophilie, il est vrai qu'elle est de moins en moins fréquente.
Je faisais partie du club d'aquariophilie de Radio France, le plus vieux club associatif des membres du personnel de la radio. Nous n'étions plus que 3 ou 4 membres avec une petite dizaine de bacs moribonds.
Il y avait bien "les jeunes" qui prenaient un nano après avoir vu des vidéos de Toopet ou de "Annie Le poisson rouge" mais la mode n'était plus aux gros bacs à scalaires avec le bulleur dans un salon qui sent la clope.


Je suis revenu en Belgique et ici les magasins d'aquariums sont beaucoup plus nombreux. J'habite même Mons depuis quelques mois et il y en a 3 ici à proximité dont le célèbre "Poisson d'or".
Les prix sont toutefois particulièrement salés. On sent bien que les enseignes se font plaisir sur les quelques clients qui viennent encore.
Pourtant, en Belgique, pour à peu près chaque passion possible, il y a peu ou pas de magasins.
Et les magasins, en général quand il y en a, n'ont pas de stock. Ca termine presque chaque fois en "ah mais faut commander". Et commander en magasin en Belgique est une très mauvaise idée. Déjà, le prix est plus élevé que ce que l'on trouve sur le net, les délais plus long, il faut revenir au magasin et aucun échange ou remboursement n'est possible, contrairement à internet, et ce même dans des enseignes de chaîne électroménager. 

Pour expliquer ça, je dirais qu'en Belgique la vie est extrêmement chère et les gens dans leur majorité très peu enclins à la culture et aux choses raffinées (pour le dire clairement, grosse proportion de "barakis"). Du coup ici, l'argent part dans les baraques et les bagnoles. Donc tout ce qui est des hobbys créatifs et culturels, ça reste une niche.
Pourtant, l'aquariophilie résiste un peu. La plupart des gens que j'y croise sont d'une population assez pauvre en moyens (chômage, allocations sociales) et en éducation et d'un âge autour de 50-60 ans ou plus. C'est un peu comme si l'aquariophilie était restée un des hobbys des "barakis" et qu'il restait un secteur porteur pour ça, comme pour le tuning le foot ou le paintball...
 

J'ai le triste sentiment que les magasins vont le sentir passer car le gouvernement de droite flammande ici au pouvoir en Belgique frappe très fort et très dur sur le chômage et les allocations sociales. Beaucoup de gens vont tomber sur l'aide sociale qui n'a pas assez de moyens pour payer tout le monde. Je vois déjà beaucoup de bacs en vente sur les sites d'occasion. C'est sur, payer le vivant, le matos, les produits et surtout électricité et la flotte ... ça fait cher la note à la fin du mois.

Désolé pour ceux que je pourrais choquer, je fais aussi plus ou moins partie de cette population (vivre à deux avec un salaire médian aujourd'hui en Belgique signifie être un travailleur pauvre), mais c'est très objectivement ce que je constate.

 

Modifié par Osmosé
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Je partage l'analyse que ca se complexifie, mais j'y vois aussi des effets positifs à long terme. 

Moins de points de vente, c'est moins d'achats impulsifs (de clowns foutus dans un bac directement pour faire plaisir aux gamins par exemple) donc moins de poissons qui meurent dans des conditions proches de la torture animale. 

Si c'est plus rationnel et cher, c'est donc plus réfléchi et donc avec des meilleures conditions. 

Passer par la VPC ou faire du trajet pour avoir des coraux ou des poissons force à faire davantage attention, mieux se documenter et en prendre davantage soin ! 

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