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CyrilleF

Nouveau projet de bac d'azoox

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Bonjour à tous,

Je me suis beaucoup intéressé aux non symbiotiques il y a quelques années avec des réussites et des échecs comme beaucoup.
Bien qu'ayant arrêté la maintenance de ces animaux, je n'ai jamais cessé d'y penser. Ayant désormais plus de place suite à un déménagement, le manque me saisit et je crains d'avoir plus qu'envie de lancer un nouveau projet. devil.png devil.png devil.png devil.png devil.png devil.png

A aujourd'hui, nous savons que 4 points sont majeurs pour le maintien de ces animaux :

- la qualité de l'eau
- les modes et types de nourrissage
- le brassage
- la température

J'aimerais aborder le premier : la purification de l'eau.

Les non symbiotiques ont besoin de barboter en permance dans la nourriture pour se sustenter. Avec nos configurations classiques de bac qui consistent à tenter de "purifier" en permanence l'eau via la décantation, nous passons notre temps à tenter d'extraire la matière organique que nous mettons sous forme de nourriture.
Cela est incohérent et couteux.

N'y aurait il pas une autre solution ?

Partons sur un système où la connection entre la décantation et le bac n'est pas permanente comme aujourd'hui. Nous pourrions nourrir dans le bac et avoir de l'eau en cours de purification dans la décantation. Au bout de 3 heures par exemples, l'eau "sale" du bac descendrait presque entièrement dans la décantation et l'eau propre de la décantation remonterait dans le bac puis les échanges entre les 2 cuves s'arrêteraient à nouveau pour 3 heures.
Comme pourrions nous réaliser ce système ?

Merci pour vos avis.

Cyrille.

 

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J'aimerais aborder le premier : la purification de l'eau.

 

Les non symbiotiques ont besoin de barboter en permance dans la nourriture pour se sustenter. Avec nos configurations classiques de bac qui consistent à tenter de "purifier" en permanence l'eau via la décantation, nous passons notre temps à tenter d'extraire la matière organique que nous mettons sous forme de nourriture.

Cela est incohérent et couteux.

 

N'y aurait il pas une autre solution ?

 

Partons sur un système où la connection entre la décantation et le bac n'est pas permanente comme aujourd'hui. Nous pourrions nourrir dans le bac et avoir de l'eau en cours de purification dans la décantation. Au bout de 3 heures par exemples, l'eau "sale" du bac descendrait presque entièrement dans la décantation et l'eau propre de la décantation remonterait dans le bac puis les échanges entre les 2 cuves s'arrêteraient à nouveau pour 3 heures.

Comme pourrions nous réaliser ce système ?

 

 

Barboter sous entend de grosses distributions. Je n'adhère pas à cette notion qui prône que les azoox doivent barboter, pour plusieurs raisons. D'abord parce que ce n'est pas le cas dans la nature, parce que les coraux s'alimentent jusqu'à un certain seuil puis arrêtent la capture et que certains azoox, parmi les moins difficiles, vivent plusieurs années sans être gavés, comme un Nephthyigorgia dans le bac principal de coraux zoox.

Sans avoir trouvé le mode d'emploi, je mise plus sur un nourrissage régulier en petite quantité. Pour avoir réalisé des tests PO4 sur plusieurs jours, je n'ai pas relevé que les taux s'envolaient avec un tel principe, entre deux changements d'eau quotidiens.

 

Pour moi, une solution consiste effectivement à alterner des périodes de nourrissage ou le bac d'azoox est déconnecté de la cuve technique avec d'autres périodes ou ce bac se connecte en série avec le système de filtration. Une simple pompe de remontée asservie à une programmation, suffit. Le retour se faisant par gravité, comme d'hab.

Il reste à trouver un équilibre entre ces périodes. Equilibre pour traiter l'eau mais pas seulement. En ce moment de fortes chaleurs, par exemple, je ne peux pas me permettre de déconnecter le bac de la cuve technique ou le refroidisseur fait le boulot. La température ferait un sacré yoyo avec des pointes insupportables.

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Bonjour Cyrille, beaucoup de ces points sont abordés sur ces topiques : http://www.cap-recifal.com/forum/44-maintenance-des-azooxanthell%C3%A9s/

En fait, quand j'écris "beaucoup de ces points", il s'agit fréquemment de questions que nous nous posons (et que nous formulons peut-être de mieux en mieux) mais pour lesquels les réponses définitives et satisfaisantes ne sont finalement pas très nombreuses (azoox, ton univers impitoyable !).

Mais je garde le souvenir que tu as un peu participé en son temps à un de ces topiques et tu nous écris justement "Je me suis beaucoup intéressé aux non symbiotiques il y a quelques années avec des réussites et des échecs comme beaucoup.".

N'hésite pas aussi à partager avec nous tous "ces réussites et ces échecs", c'est surtout comme cela que nous progresserons ;)

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Bonjour Dominique,

 

Beaucoup de points sont effectivement abordés dans ces topiques mais aucun n'apporte de réponses nouvelles applicables par rapport à ce que nous supputions déjà il y a quelques années. Nous sommes donc à côté de la plaque.

 

Bonjour Denisio,

 

Tu écris : "Barboter sous entend de grosses distributions. Je n'adhère pas à cette notion qui prône que les azoox doivent barboter, pour plusieurs raisons. D'abord parce que ce n'est pas le cas dans la nature, parce que les coraux s'alimentent jusqu'à un certain seuil puis arrêtent la capture et que certains azoox, parmi les moins difficiles, vivent plusieurs années sans être gavés, comme un Nephthyigorgia dans le bac principal de coraux zoox."

Je ne partage pas pour plusieurs raisons.

Qu'un animal gavé arrète de consommer de la nourriture n'est pas étonnant. Le fait d'avoir une présence importante et continue de matière organique n'est donc pas pour le rassasier ponctuellement mais plutôt par espoir qu'il finisse, sur la durée, par trouver ce dont il a besoin. En effet, les "tambouilles" que nous fournissons sont sans doute très éloignées de ce qu'il trouve dans la nature et donc nutritionnellement déséquilibrées. Il lui faut peut être plus de temps pour subvenir à ses besoins. 

Le Nephthygorgia est un exemple inaproprié. En effet, de nombreuses personnes le maintiennent en bac récifal full SPS. Il est presque increvable ce corail.

 

Tu écris : "Pour moi, une solution consiste effectivement à alterner des périodes de nourrissage ou le bac d'azoox est déconnecté de la cuve technique avec d'autres périodes ou ce bac se connecte en série avec le système de filtration. Une simple pompe de remontée asservie à une programmation, suffit. Le retour se faisant par gravité, comme d'hab."

A l'époque de mon bac symbiotiques, c'est la méthode que j'employais et cela ne fonctionnait que sur peu de non symbiotiques au même titre que tes propres tentatives. Nous pouvons dons nous interroger sur la viabilité de cette méthode et si ces échecs ne sont pas attribuables directement à un manque de nourriture. Ce n'est qu'une hypothèse mais elle mériterait d'être étudiée.

 

Au plaisir d'échanger à nouveau avec toi.

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Ma question est toujours poséé si vous êtes intéressés à en chercher la solution. :bonjour  :bonjour

 

"Partons sur un système où la connection entre la décantation et le bac n'est pas permanente comme aujourd'hui. Nous pourrions nourrir dans le bac et avoir de l'eau en cours de purification dans la décantation. Au bout de 3 heures par exemples, l'eau "sale" du bac descendrait presque entièrement dans la décantation et l'eau propre de la décantation remonterait dans le bac puis les échanges entre les 2 cuves s'arrêteraient à nouveau pour 3 heures.
Comme pourrions nous réaliser ce système ?"

 

Merci. ;)

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Ma question est toujours poséé si vous êtes intéressés à en chercher la solution. :bonjour  :bonjour

 

"Partons sur un système où la connection entre la décantation et le bac n'est pas permanente comme aujourd'hui. Nous pourrions nourrir dans le bac et avoir de l'eau en cours de purification dans la décantation. Au bout de 3 heures par exemples, l'eau "sale" du bac descendrait presque entièrement dans la décantation et l'eau propre de la décantation remonterait dans le bac puis les échanges entre les 2 cuves s'arrêteraient à nouveau pour 3 heures.

Comme pourrions nous réaliser ce système ?"

 

Merci. ;)

 

J'avoue que je crains ne pas comprendre ta question :

 

Déconnecter le bac durant x heures, c'est ce que je fais et ce que je t'ai répondu. Comment réaliser ce système : en coupant la pompe de remontée. Tu dis par ailleurs que tu l'as déjà pratiqué. Tu as donc une solution pour déconnecter. Je ne vois finalement pas pourquoi ta question reste posée.

 

D'autre part, tu proposes d'un côté, de nourrir par intermittences, toutes les 3 heures par exemple, et plus loin tu dis que ça ne fonctionne pas pour avoir déjà testé un tel système.

 

Je suis perdu ! Il doit y avoir un malentendu.

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Mon objectif est de séparer les 2 flux. A aujourd'hui, quand nous remettons en marche la pompe de remontée, l'eau "purifiée" de la décantation se mélange à l'eau sale au niveau du bac principal. Ma proposition n'est pas celle-ci.

J'aimerais pouvoir vider intégralement le bac principale pour remplacer l'eau sale par l'eau purifiée en décantation sans que les 2 se mélangent. L'eau sale, quand à elle, serait ensuite purifiée en décantation jusqu'à un nouveau cycle au bout de quelques heures.

Mon interrogation est sur la réalisation de ce système où les flux de remontée et de descente ne se croisent jamais.

L'intérêt? Peut être mieux exporter la matière organique et limiter les corvées de changement d'eau tout en apportant de meilleures conditions de vie aux azoox.

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Donc deux cuves de même contenance et il s'agit de réaliser un changement d'eau intégral, automatique. L'évacuation pourrait se faire par le haut et au même rythme l'admission par le bac du bac, l'eau neuve repoussant l'eau usagée vers le haut. Le changement sera pas intégral mais on peut penser, autour de 80 à 90%,  ce qui n'est pas si mal. Deux volumes indépendants permutés, cela suppose aussi que les eaux soient de même salinité, température... deux régulations de chauffage, deux groupes froid (dans le sud)...

 

Cette idée part des principes que les animaux qui ne résistent pas, ont probablement besoin d'être gavés, et que l'eau est polluée, qu'un écumeur bien dimensionné ne permet pas l'épuration en continu mais qu'il la permettrait dans un délai de 3 heures, que l'action des détritivores et celle des  bactéries épuratrices sont trop lentes... En l'absence de recul pour confirmer cette hypothèse, avec tant d'autres paramètres à vérifier, comme la captation de nourriture par les animaux sensibles, je préfère attendre les résultats de ce nouveau projet  ;)

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Bonjour Denisio,

 

Merci pour ta réponse.

Je crains que les eaux ne se mélangent lors de la remontée.

Je me demande s'il ne serait pas indispensable d'avoir 3 bacs: l'un pour les coraux, 1 autre pour réceptionner l'eau sale et 1 autre qui servira de cuve technique. Comment connecter la 2ème cuve d'eau sale pour que, quand la décantation contenant l'eau assainie aura remplie le bac à coraux, l'eau sale de la 2ème cuve passe dans la décantation.

Je suis entièrement d'accord que cette hypothèse se base sur de nombreuses supputations et doit être soumise à des tests. Mais bon, comme nous stagnons, autant tenter d'autres "théories".

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Par ailleurs, j'ai pris le risque il y a quelques années de faire "longuement barboter" mes azoox dans des nuages de nutriments (divers et variés)... et sans plus de succès pour les espèces dites difficiles, voire impossible à maintenir durablement (pour l'instant !), comme les Dendronephthya ou certaines gorgones (autres que les "habituelles" Menella ou Diodogorgia pour lesquels quelques réussites, des victoires d'étapes, semblent envisageables).

J'ai aussi veillé à cette époque à ce que les paramètres d'eau demeurent correctes dans le bac (trois fois plus grand) auquel cette cuve était connectée et dans laquelle croissaient des SPS, LPS et octos zooxanthellés (mais aussi deux espèces différentes de Tubastrea !).

Une fois la cuve des azoox déconnectée (anciennement mon refuge de 300 litres !), je commençais par distribuer quelques acides aminés pour stimuler l'ouverture des polypes des plus récalcitrants. Puis, de une demi-heure à une heure après, distributions de la (ou des) nourritures. Généralement des préparations, fermentées ou non, concoctées par Alain, sans compter d'autres nutriments de différentes tailles, qu'il s'agisse de Cycop-Eeze, de nauplies d'artémias ou de micro-vers vivants, etc, etc. Je ne ré-ouvrai le circuit vers le grand bac que lorsque l'eau était redevenue "cristalline" (n'exagérons rien !). Souvent plus de trois heures plus tard et le tout au moins deux fois par jour (et/ou nuit !).

Le tout... sans succès probant !

Il semblerait bien que certains azoox ne captent ET n'ingèrent vraiment la nourriture qu'à certaines vitesses de courant. Certains lorsque tout brassage est arrêté (comme lors des étales de basse ou de haute mer), d'autres à contrario lorsque le courant est vif, voire fort. Peut-être (un "peut-être" de plus) que le fait que ces nutriments arrivent du bas des colonies vers le haut (comme les upwellings ?) pourrait aussi avoir un impact ?

Nous avons tous pensé à une époque, et moi le premier, que la clé du succès reposait sur la qualité et la quantité de nourritures distribuées. Il s'agit très certainement d'un paramètre très important mais je doute aujourd'hui qu'il soit l'élément principal.

Idem pour la température moyenne qui gagnerait peut-être (encore un) à être légèrement inférieure aux 25° habituellement conseillés...

Mais je crois plus aujourd'hui à l'hypothèse qui consisterait à tenter de recréer au mieux les cycles des marées, de façon à ce que l'intensité des courants varient tout au long de tranches de six heures, passant de nul (l'étale) à très fort jusqu'à revenir à l'étale suivant avant que ce courant ne s'inverse et change de sens. Ainsi, de nombreuses espèces de familles différentes pourraient plus facilement y trouver leur compte ?

A noter que les contrôleurs de brassage et les pompes dont nous disposons ne rendent pas ces ajustements si difficiles à réaliser.

C'est mon postulat du moment... Il est bien sûr bardé de "peut-être" mais les autres supputations que je garde encore dans ma besace sont encore plus hasardeuses.

Pour conclure, je ne pense donc pas que "le barbotage" soit la solution mais lirai comme tu t'en doutes tes retours d'expérience avec un grand intérêt ;)

J'en profite aussi pour remercier à nouveau mon Compère Denisio, tant pour ses superbes articles à propos des Octos (avec et sans zooxanthelles) que pour la passion et la détermination qu'il déploie pour parvenir à maintenir des NPS ;)

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