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Réacteur à Hydroxyde : merci M. Doutres...


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bonjour

je suppose que c'est notre Flo6 préféré ! Très heureux de te voir arriver sur CR !


Merci !!! La dernière fois que j'ai utilisé un pseudo Régis en a profité pour ronchonner... donc c'est Florian maintenant (et si je suis ici c'est un peu de sa faute). Mais bon, je vais pas passer au RAH pour autant. Vive le RAC et les pH atrocement bas...

et voilà, à peine arrivé et déjà c'est de ma faute.
C'est vraiment trop injuste.
Régis

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  • 2 mois plus tard...
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  • 3 mois plus tard...

Bonne nuit/Bonjour,

et oui...je relance ce post;

paradoxalement...

car je n'ai toujours pas démarrer la méthode, le matériel trône (manque de temps, et puis...tout marche si bien en balling, rien ne presse) ...gros lâche!

Il va bien faloir se lancer...bientôt.

Une question cependant :

quelles sont les limites du système ? une sonde usée, souillée, et la pompe qui déverse du lait de chaux à gogo ! ???
quelle parade trouver ?
un bon coup de précipitation des phosphates de temps en temps, pourquoi pas...

mais quand même.



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Quand on n'a pas trop de temps, c'est la précipitation.

La précipitation, c'est un peu le problème, quand le pH vient à descendre pour une raison ou pour une autre. C'est relargage PO4 assuré.

Parmi les sécurités impératives pour le systèmerégis, c'est la sécurité pH trop haut du bac, qui stope tout et pas trop tard.

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Chez moi la méthode est a présent géré par un aquatronica.
En plus des deux sondes ph couplés, j'ai installé une coupure niveau haut sur la péristaltique.
Ce qui est d'une utilité relative, en effet l'évaporation de mon bac est a peu prés équivalente au débit de la péristaltique....
Quant a un éventuelle derive de l'étalonnage et bien, il faut observer ces coraux : les montipora plateaux ou digitata sont les premier a morfler et a s'eclaircir en cas de ph trop haut.

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Chez moi la méthode est a présent géré par un aquatronica.
En plus des deux sondes ph couplés, j'ai installé une coupure niveau haut sur la péristaltique.
Ce qui est d'une utilité relative, en effet l'évaporation de mon bac est a peu prés équivalente au débit de la péristaltique....
Quant a un éventuelle derive de l'étalonnage et bien, il faut observer ces coraux : les montipora plateaux ou digitata sont les premier a morfler et a s'eclaircir en cas de ph trop haut.


et oui... merci pour ces précisions. Comment se présente la "coupure niveau haut sur la péristaltique" ? c'est une programmation ?
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Les deux, via l'aquatronica en programation et en serie sur la peristatique, le premier qui dis que je suis parano...


non non... remarque de l'hydroxyde qui se déverse entraine une précipitation de P04 (ok, ça reste dan le bac ...) mais en aspirant ensuite...
à combien as-tu réglé la limite haute de la distribution en lait de chaux ? PH maxi 8,4 ?
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  • 1 moi plus tard...
  • 2 mois plus tard...

...
Le RAH est alimenté en eau osmosée par le tube T4. L’eau en sort par le tube T3, qui doit être le plus court possible (20-25 cm maxi) et le plus horizontal possible. C’est un tube PVC vert d’aquariophilie, diamètre 5mm. La sortie de T3 doit être à quelques cm au dessus du niveau N2 ...


Régis


Bonjour
Pourrais-je savoir pourquoi cette précaution ? (partie en gras)

Je pense pouvoir finir mon installation ce WE, mais je crains de ne pouvoir la respecter.

Merci
Franck
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Salut,

Régis nous le confirmera mais je pense que c'est pour éviter qu'il n'y ai trop de Co2 qui rentre dans le tube et que cela bouche le tube par précipitation. Il faut le moins d'air possible d'ou le diamètre et la longueur.
Par contre, je pense qu'il a testé cela empiriquement et qu'il ne nous a pas calculé cela par une série d'équation...

Contrainte effectivement difficile à tenir lorsque la zone technique n'est pas surélevé à moins de creuser un trou pour mettre le RAH :D

olivier

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bonjour
Il faut que le tube T3 ne se vide pas de sa solution liquide lorsque l'alimentation en eau douce du RAH cesse. Tout simplement pour qu'il n'y ait jamais d'air renouvelé qui rentre dans le RAH via ce tube, étanche à l'air. Ainsi jamais de précipitation dans le RAH hormis celle, faible, liée au CO2 véhiculé par l'eau osmosée. Et pas de précipitation dans ce tube, qui ne se bouche jamais. Il y a seulement une précipitation à son extrémité, qu'on casse facilement entre le pouce et l'index de temps en temps
Le tube doit être quasi horizontal, parce qu'au fil du temps je me suis rendu compte que de cette façon la condition était remplie avec mon matériel et ma façon de faire. Mais si chez quelqu'un cette condition se trouve réalisée avec un tube incliné, pas de problème.
Le tube doit être court car, qua&nd comme moi on injecte du lait de chaux, il faut éviter qu'il n'y ait décantation dans ce tube, avec un tas de poudre d'hydroxyde qui se déposerait. Chez moi le tube fait environ 20-25cm :timide:
Régis
PS : je ne vois pas en quoi il y a une contrainte. Si le RAH est trop haut par rapport à la cuve technique, il suffit de remonter un peu la cuve de mélange dans la cuve technique. Plus facile que de percer un trou dans la dalle ;)

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Bonjour

Merci Régis.

En fait j'ai dû remonter le point d'injection du tube T3, car le niveau N2 dans la boite de mélange est plus haut que ce que j'avais estimé.
J'ai pris un petit tube "Rilsan" 2x4. Il y a ainsi peu de chance qu'il se vide entre les cycles. Par contre, j'ai bien 1 mètre (dont 50cm horizontaux) entre le RAH et la boite. On verra bien à la longue.

Tout est en place. Il me reste à finaliser le soft (Arduino) et enregistrer mes paramètres avant de mettre en service le système. Je retournerais sur le fil de mon topique pour la suite.

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  • 1 moi plus tard...

Est ce qu'on peut appliquer cette methode avec un rah a debordement, si non pourquoi ?


Bonjour,

NON parceque ( malgrés le schéma fais main de Regis qui comporte de l'air à l'extrémité de son RAH a Hélice turbo compresser.) :

bonjour
Il faut que le tube T3 ne se vide pas de sa solution liquide lorsque l'alimentation en eau douce du RAH cesse. Tout simplement pour qu'il n'y ait jamais d'air renouvelé qui rentre dans le RAH via ce tube, étanche à l'air. Ainsi jamais de précipitation dans le RAH hormis celle, faible, liée au CO2 véhiculé par l'eau osmosée. Et pas de précipitation dans ce tube, qui ne se bouche jamais. Il y a seulement une précipitation à son extrémité, qu'on casse facilement entre le pouce et l'index de temps en temps


En gros si tu as de l'air ( RAH a débordement ) le petit tuyaux va ce boucher en plus de temps qu'il ne faut pour l'écrire ( surtout sans fautes !!! )

;)

@++

EDIT : il se peux aussi que je n'ai rien compris aussi hein ! ho ! :D
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Salut Nono :D
Moi pas trop comprendre, au dessus de N3 c'est bien de l'air ?
Dans les rah a debordement il y a bien de l'air aussi en haut, mais le rejet se fait par debordement AU DESSOUS DU NIVEAU D'EAU, il suffit donc de remonter le tuyau de rejet AU DESSUS DU RAH
:mdr4: :mdr4: :mdr4:

Moi aussi je ne sais pas si j'ai bien compris, mon cerveau se restreint :D

Mais je voudrais bien que l'on critique cette methode :D pour mieux la comprendre
Parceque en fait je ne suis pas trop convaincu, Au départ Regis part en guerre contre deux choses, ce que j'ai toujours conseillé depuis 7ans que je frequente les forums, la premiere est de limter au maximum les contacts air et solution d'hydroxide ( pas de bulles, position horizontal du tuyau de rejet,rejet de l'eluat pas trop loin de la surface de l'eau etc..) la seconde est l'assimilation le plus rapide de l'eluat du RAH par l'eau du bac ( positionnement d'une pompe pour melanger l'eluat a l'endroit du rejet, ensuite rejet de celui ci a un endroit ou il y a encore les rejets de l'ecumeur etc...)

Donc en fait il nous explique le meilleur moyen de se servir d'un RAH, Denis Corpolet l'expliquait deja tres bien dans ses notes sur le calcium ( coécrit avec Tridacna)
J'ai toujours moi même préconisé le rejet du RAH non pas dans la décante mais dans le bac juste au dessus du rejet de la pompe de remontée pas trop loin de la surface de l'eau, a un endroit ombragé,et que le brassage dans le bac devait être intense pour que cet eluat se dissipe le plus vite dans l'eau.

Ou la méthode de Regis est ingénieuse est que le RAH est controlé par le ph, comme le kh pour un RAC, donc il n'y a pas de limites d'approvisionement de calcium et de "kh" dans le bac
La premiere crtique est que celle ci est quand même tributaire de l'évaporation, que si elle dépasse l'évaporation LA DENSITE
VA DIMINUER
La seconde est le besoin de CO2 pour transformer les CO3 en HCO quelque chose je ne sais plus, en fait carbonate en bicarbonates, car les cabonates font precipiter le calcium et aussi le magnesium je crois, donc quoiqu'il arrive il faut un apport de CO2 cela quand le rah travaille beaucoup( c'est le cas de cette methode) lui même écrit qu'il injectait du CO2 directement COMPLIUE NON ? et qu'après il injectait via un RAC
La troisième est qu'en plus de reactions chimiques il y a aussi les reactions BIOCHIMIQUES, les reactions chimiques in vivo, je ne sais plus si c'est le terme, lorsqu'un bac est chargé en sps il y a des reactions que l'on ne comprend pas nous mêmes qui font que les paramétres de calcium de kh et de magnesium se stabilisent, pourquoi je ne sais pas
Donc les bonnes valeurs qu'il a n'est sans doute pas lié SEULEMENT à sa methode, en partie CERTES

Ou sinon comment expliquer le bon fonctionement de plein de bacs de par le monde qui n'emploient pas cette methode ??

Je respecte Regis car il nous fait profiter de son savoir et je l'en remercie, je n'écris pas cela pour me confronter a ses idées, j'essaie de comprendre.


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bonjour

...Ou sinon comment expliquer le bon fonctionement de plein de bacs de par le monde qui n'emploient pas cette methode ??
...


je pense que tu as parfaitement compris, ta phrase résume bien l'une des évidences les plus flagrantes en aquariophilie récifale : il n'y a pas UNE bonne et unique façon de faire. A chacun d'expérimenter, de tester, et de choisir compte tenu de ses attentes, de sa vision de l'aquariophilie récifale, et surtout de la pérénité qu'il souhaite donner à son aventure dans ce hobby si délicat, si prenant, si destructeur parfois même.
Pour ma part, je pense avoir longuement détaillé et expliqué ma vision des choses et ma façon de faire cohérente et contraignante concernant le RAH : je n'ai plus aucune envie de revenir la dessus. Mon métier m'amène à me répéter et à expliquer sans arrêt les mêmes choses, je n'ai nullement envie d'agir de la sorte dans ma passion.
Je sais que, malheureusement, les discussions et explications les plus riches et détaillées ont disparu du net par la volonté d'un seul individu qui n'a eu que du mépris envers la communauté aquariophile francophone en agissant de la sorte. Certaines bribes de ces discussions sont néanmoins gravées, à tout jamais peut être cette fois, sur cap récifal (merci à celles et ceux qui avaient sauvegardé ces bribes, merci à celles et ceux qui sauvegarderont à l'avenir). Il faudra se contenter de ce qui est écrit dans ce sujet de discussion, ainsi que des interventions de certains aquariophiles, qui avaient suivi ces sujets et ont bien compris les choses. Non Florian, je ne parle pas de toi :mdr5: (non pas que je veuille dire que tu n'as pas compris, mais je sais que tu es dans le clan obscur des inconditionnels du RAC)
Régis

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Bonjour,

Regis me corrigera si je me trompe, car j'ai (encore) tout relus :

Bonjour
Je vais vous décrire ici la façon dont je procède pour stabiliser le pH dans mon installation, par injection de lait de chaux.
Tout d’abord, je tiens à préciser que ce n’est que ma façon de faire, et il y a sans aucun doute bien d’autres façons de faire. La seule chose que je puisse dire, c’est que je pratique ainsi depuis une douzaine d’années, que j’ai ainsi toujours stabilisé mon pH sans être confronté à aucun problème inhérent à cette méthode. Je suis persuadé qu’en l’utilisant, il est possible de stabiliser le pH dans n’importe quel bac.
Attention : je parle ici de stabilisation dans le sens « maintien du pH au dessus d’une valeur seuil », c’est-à-dire que je parle d’un moyen d’éviter la baisse nocturne du pH, ou les pH chroniquement bas liés à l’injection de CO2 dans le bac. Et je ne parle pas de l’intérêt éventuel, s’il existe, d’empêcher le pH de baisser.
Pour la description, se référer à la figure.
Première chose : un RAH ne doit jamais être couplé à l’osmolation ! Combler l’évaporation est une chose, injecter de l’hydroxyde en est une autre, qui présente ses spécificités et ses contraintes. Alors, on sépare ! Oui je sais, je sais, nombreux sont ceux qui vont dire qu’ils ont couplé les deux et que tout marche très bien. Je leur répond : oui, très bien, ça marche alors ne changez rien. Mais aux autres qui veulent commencer, ou pour lesquels ça ne marche pas, ou pas bien, ou… etc… alors à ceux là je dis : découplez les deux ! Et vous verrez que, pour ne citer que cet exemple, l’histoire d’augmenter l’évaporation pour augmenter la quantité d’hydroxyde injectée, c’est du passé.
L’eau en provenance de la surverse arrive par le tube T1 (diamètre 25) dans le récipient de mélange, simple tube PVC de diamètre 120, qui contient entre 3 et 4 litres d’eau. Le débit doit être conséquent, au moins 1000 L/h. L’eau ne doit pas rester dans le récipient pendant plus de 10 secondes (autrement dit le remplissage du tube doit se faire en moins de 10 secondes grâce à l’arrivée du tube T1). L’arrivée de T1 dans le récipient de mélange se fait juste sur la surface de l’eau (niveau N2) dans le récipient, afin d’éviter toutes les éclaboussures.
Le RAH est alimenté en eau osmosée par le tube T4. L’eau en sort par le tube T3, qui doit être le plus court possible (20-25 cm maxi) et le plus horizontal possible. C’est un tube PVC vert d’aquariophilie, diamètre 5mm. La sortie de T3 doit être à quelques cm au dessus du niveau N2 : elle ne doit jamais être immergée (sinon le colmatage est inéluctable) et ne doit pas être trop haut pour éviter les éclaboussures lorsque les gouttes tombent (toutes les éclaboussures seront sources de croûtes de sel bien sûr, mais aussi dans le cas présent de dépôts calcaires conséquents liés à l’utilisation d’hydroxyde de calcium). Les gouttes issues de T3 tombent dans le jet de T1.
Le pH de l’eau dans le récipient de mélange va ainsi monter, l’eau est dirigée via le tube T2 qui remonte pour déboucher juste en dessous du niveau d’eau N1 dans la décantation, dans un endroit très agité où se mélangent également d’autres jets (sortie d’écumeur, de réacteur à charbon, etc…), et toujours en évitant toute éclaboussure (il faut que je vous dise que je fais la chasse à la moindre éclaboussure, partout, je ne veux pas de bulles dans mon eau, j’ai mis des pièges à bulles partout où il en fallait, ainsi je ne suis pas confronté aux problèmes de croûtes de sels et autres…). Le tube T2 a été percé afin d‘y plonger la sonde pH S1. Celle ci va donc être sensible rapidement à la moindre injection d’hydroxyde : c’est un des aspects essentiels de cette méthode de régulation. L’hystérésis du pHmètre est réglé à 0,05 unité : ainsi les variations de pH dans le réacteur de mélange sont très limitées, et seront quasi inexistantes dans la décantation et a fortiori inexistantes dans le bac. Vous voulez un pH de 8,1 ? Vous réglez le déclenchement du pHmètre à 8,1, et sa coupure à 8,15. Evidemment le déclenchement doit se faire à la baisse du pH.
Les pHmètres comme le tunze ne conviennent pas : ils n’ont pas d’hystérésis, et déclenchent à la hausse du pH (ce qui peut se corriger avec un relai inverseur, mais de toutes façons à cause de l’absence d’hystérésis ils ne conviennent pas). Ceux qui ont un hystérésis fixe de 0,15 à 0,2 pourraient sans doute convenir, mais… je ne sais pas. J’utilise un IKS, qui possède un hystérésis réglable, ainsi que la possibilité de déclencher la sortie à la baisse du pH.
Dans le compartiment de mélange, les gouttes issues du RAH tombent à raison de 1 à 2 par seconde, pendant une petite dizaine de secondes, le temps que la sonde S1 réagisse et coupe l’injection. Une minute plus tard environ, le cycle reprend. Jour et nuit, à un rythme variable selon les variations naturelles du pH, mais à un rythme qui s’adapte automatiquement sans aucune intervention. Si en fin de journée le pH dépasse la consigne fixée, il n’y a plus d’injection, jusqu’à la nuit suivante où le pH redescend naturellement.
Autre point clé de la méthode : l’agitation du RAH et la position du tube T3 dans celui ci. En fait, il faut que, suivant les besoins en hydroxyde, variables dans le temps, de l’eau de chaux ou du lait de chaux plus ou moins concentré soit injecté. L’idée est la suivante : plus la demande d’hydroxyde est grande pour maintenir le pH, et plus il faut brasser pour injecter du bon lait de chaux. C’est pour cela que le brassage du RAH est commandé lui aussi par le pHmètre : il y a brassage en même temps qu’il y a injection. Ainsi, plus la cadence d’injection est grande, plus le brassage est fréquent. Conséquence : le niveau de lait de chaux N4 dans le RAH va se stabiliser à quelques mm du tube de prise T3, et jamais un lait de chaux trop concentré ne sera injecté. Mais ce ne sera jamais non plus de l’eau de chaux limpide (et pauvre en hydroxyde) qui sera prélevée. On obtient de la sorte une régulation de la quantité d’hydroxyde injecté. Peu importe l’évaporation, qui est gérée par ailleurs, on peut injecter tout l’hydroxyde nécessaire sans être limité par cette évaporation. Le niveau N3 de l’eau dans le RAH n’a guère d’importance. Le brassage dans le RAH doit à mon avis se faire par agitateur magnétique, avec un contrôle de la vitesse pour obtenir l’effet souhaité : si le brassage est insuffisamment fort, le niveau N4 du lait de chaux ne montera pas assez, et si le brassage est trop violent, ce sera presque toujours du lait trop concentré qui sera injecté. Qui plus est le dispositif de brassage doit accepter des fonctionnements intermittents et répétés. J’utilise un motoréducteur à courant continu (durée de vie 4 à 5 ans, j’en suis à mon troisième), avec l’électronique de commande de vitesse que l’on trouve pour quelques euros. Encore quelques détails : le RAH doit être hermétiquement fermé, sans contact permanent avec l’air : le seul CO2 qui parvient dans le RAC doit être celui qui est dissous dans l’eau osmosée (de la sorte, je me contente d’un détartrage, si on peut dire, du RAH une fois l’an, et encore…). Il ne faut jamais brider le tube T3, sinon c’est colmatage assuré. Il faut une pompe péristaltique, c’est le meilleur moyen d’avoir une goutte à goutte parfaitement stable dans le temps, et ajustable facilement (j’ai une pompe vario IKS, la même depuis le début, jamais la moindre panne à déplorer).
Il me reste à parer de la sonde pH S2 : elle est placée « assez loin » de S1, au niveau de la pompe de remontée PR vers le bac. Elle est reliée à un deuxième pHmètre de sécurité, dont le rôle est de couper l’alimentation électrique du brassage de RAH ainsi que de la pompe péristaltique qui l’alimente lorsque le pH dépasse une valeur limite supérieure, 8,5 dans mon cas. On ne saurait jamais être trop prudent : au cas où le pHmètre relié à S1 serait défaillant et « oublierait » de couper l’injection d’hydroxyde, le second pHmètre s’en charge avec une marge de sécurité contrôlable. A titre anecdotique, lorsque j’ai déménagé en 2004 et que j’ai remis en route une installation provisoire (qui a duré plus de 3 ans tout de même), j’ai oublié de relier un câble, le câble allant du pHmètre de S2 vers celui de S1… et comme par hasard, une fois pendant cette période, le pHmètre S1 n’a pas coupé l’injection (en 12 ans, c’est arrivé deux fois, la première fois la sécurité avait joué son rôle). Résultat : un matin en me levant, tous mes bacs étaient blanc laiteux, vraiment très blanc, avec un pH qui dépassait 9,5 ! J’avais des centaines de petites ophiures qui avaient quitté leur cachette et se laissaient porter au gré des courants, pour fuir le milieu devenu inhospitalier. J’ai ouvert la bouteille de CO2 dans l’écumeur pour revenir à la normale en 2-3 heures. Bizarrement, je n’ai eu aucune perte à déplorer, ni de poissons ni de coraux ni de quoi que ce soit, et dans les jours qui ont suivi il n’y a eu aucun signe particulier inhabituel traduisant cet incident. Mais étant donné que maintenant, à chaque remplissage du RAH, c’est environ 450 g d’hydroxyde neuf que je mets, je ne souhaite pas que l’incident se reproduise le jour du remplissage. Pour info, les deux pannes ont eu lieu quand la pile interne au pHmètre IKS était fichue (bien que le pHmètre soit branché en permanence sur secteur bien sûr, apparemment une pile fichue en perturbe le fonctionnement).
Actuellement, j'injecte entre 1,5kg et 2kg d'hydroxyde de calcium par mois (4000 litres d'eau au total, beaucoup de SPS...)
Pour finir, je ne comprends pas bien les problèmes que vous avez avec le magnésium : je n’en rajoute pas, et sa concentration se maintient toujours entre 1100 et 1300 à chaque fois que je teste.
Voilà, c’est la fin (ouf !) vous savez tout maintenant. Si j’ai oublié de préciser quelque chose, suffira de demander.
Denisio (et les autres) tu as (vous avez) réussi à me faire plancher une heure quand même !
Régis



Sur le schéma de Regis mer rouge, ce n'est pas de l'air en haut du RAH :

- Le N4 est le niveaux "haut" du lait de chaux.
- Le N3 est le niveaux "bas" de l'eau de chaux
- Aucun cm3 d'air dans ce shéma ( du moins dans le RAH )

Régis ai je gagner un agitateur magnétique ??? :D

@++

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Sur le schéma de Regis mer rouge, ce n'est pas de l'air en haut du RAH :

- Le N4 est le niveaux "haut" du lait de chaux.
- Le N3 est le niveaux "bas" de l'eau de chaux
- Aucun cm3 d'air dans ce shéma ( du moins dans le RAH )

Régis ai je gagner un agitateur magnétique ??? :D

@++


Ha effectivement ça se tient, je n'avais pas encore complètement essayé de comprendre ce point... pour ce qui est de "l'agitateur magetique" je dis non non et non agitateur toi même tu feras ou alors les stocks de maxi-jet tu videras :D
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