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RAB pourquoi ça marche ou ne marche pas


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Tu peux développer STP car je n' ai pas tout compris, rien compris même. :timide:

C'est un peu dommage. J'ai l'impression de louper un raisonnement, une approche ou une analyse.

(je sais pas trop à vrai dire, voir tout à la fois :sablier: )

Pour faire simple le premier principe de la thermodynamique nous apprend que rien ne se perd rien ne se crée tout se transforme. Le second principe introduit la notion d'irreversibilité et d'entropie: lorsqu'une réaction a lieu une partie de l'information est perdue et on ne peut pas revenir exactement au point de départ. L'entropie globale (ou désordre) de l'univers ne cesse de croître. Qu'est ce que cela signifie pour nos bacs ?

 

On introduit de la nourriture dans un bac. Cette nourriture représente une source d'énergie et d'information. Les organismes hétérotrophes la consomment et la dégradent. Grâce à l'énergie contenue dans cette nourriture, une partie de celle-ci est transformée en nouvelle matière organique organisée, le reste en déchets inutilisables. L'entropie du système a augmenté et plus on mettra de nourriture et plus les déchets s'accumuleront. Comment lutter ? Grâce aux organismes photoautotrophes. On bombarde le bac d'énergie lumineuse. Les zooxanthelles vont utiliser cette énergie et les déchets précédents pour recréer de la matière organique organisée: l'entropie locale dans le bac rediminue. Quel est l'intérêt d'un écumeur ? Diminuer la quantité de déchets. On sait tous qu'un peu de fumier bénéficie aux plantes mais que trop les "brûle". Les coraux c'est pareil. Nos bacs sont des mini mini mini morceaux d'océan, bien trop petits pour être autonomes. L'activité autotrophe dans nos bacs n'est pas suffisante pour supprimer tout apport de nourriture, tout le monde semble le comprendre. Mais ajouter trop de nourriture est tout aussi problématique et ne résout en rien la faiblesse de l'activité photosynthétique, sauf à se doter d'un système d'export des déchets très performant.

 

Un bac récifal équilibré (pour autant que ce soit possible) c'est donc une balance entre import de matière/activité hétérotrophe/augmentation de l'entropie, et activité autotrophe/export de matière organique/diminution de l'entropie. Il faut donc de la lumière et un bon système d'export des déchets pour favoriser le plateau de droite tout en faisant attention à ne pas charger le plateau de gauche. Le meilleur outil pour l'export c'est encore l'écumeur qui est tout de même beaucoup plus efficace que la culture/élagage d'algues. Je ne défends pas le système berlinois mais il se trouve que celui-ci remplit remarquablement bien le cahier des charges... Ce n'est pas le cas des DSB et Jaubert qui ne sont pas couplés à des systèmes d'export, ce ne sera pas le cas d'un système basé uniquement sur les bactéries hétérotrophes et les mécanismes géochimiques (sic).

 

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Merci Florian pour ce développement très intéressant. ;)

On rentre ici dans un débat qui s'éloigne du sujet originel, essayons donc de généraliser sans prendre parti pris pour une méthode de maintenance précise.

 

Il me semble (mais je me trompe peut-être) que ce que tu viens de développer de façon plutôt théorique est parfois en contradiction avec la réalité des choses.

Je m'explique:

Il y a des tas de bacs de par le monde qui tourne sans écumeur, que ce soit en DSB, Jaubert, Miracle Mud ou autre, et il n'est plus besoin de prouver que cela est possible.

Ceux qui s’entêtent à dénigrer ces méthodes sont de mauvaise foi, pourrait-on dire.

Il suffit de regarder les études très poussées qui ont été faites sur le sujet pour s'en convaincre.

Pour ne donner qu'un exemple:

Il serait quand même étonnant qu'un gars comme Julian Sprung, avec tout ce qu'il a pu voir et testé dans sa vie, continue en privé dans tous ses bacs à utiliser la méthode Jaubert, si cela n'avait pas un intérêt certain, ne serait-ce que la simplicité de mise en œuvre et d'entretien...

 

Certes, chaque bac a ses particularités, et je suis d'avis que pour se passer d'écumeur il faut idéalement jongler avec plusieurs autres "outils" (par ex. cultures d'algues ou de coraux mous, lit de sable épais, culture d'éponges ou autre).

 

Comme le dit l'article, l'écumeur a été et est encore aujourd'hui un appareil très utile.

Cela n’empêche pas qu'il ait ses inconvénients, et non des moindres:

Raréfaction du plancton et des bactéries, inefficacité en ce qui concerne l'export ou la transformation des nitrates, pour ne citer que les plus flagrants.

 

Je trouve donc légitime et particulièrement intéressant pour notre hobby que certaines personnes se penchent sur la question et cherchent d'autres voies (et encore mieux s'ils sont épaulés d'un bagage scientifique).

Il y a quelques années, celui qui mettait moins de 20kg de PVs par tranche de 100L dans son bac passait pour un demeuré.

Aujourd'hui on sait qu'il est tout à fait possible de faire avec moins, pourvu que le reste suive (par ex. une bonne couche de sable bien vivante)

Notre hobby évolue, les filtres semi-humides, les décantations à lamelles (euh, les bacs bare-bottom aussi :D ), beaucoup de choses ont fait leur temps puis ont disparu, ou presque.

 

A l'instar de la phrase en anglais que tu as cité, je crois bien que le jour où nous arrivons à reproduire assez fidèlement la nature, beaucoup de technologie utilisée à ce jour deviendra quasiment obsolète, ou du moins dénudé d’intérêt.

Cet article en anglais y contribue sans aucun doute.

Certains seront un peu tristes (mince, ma décante est vide :D )...

Perso, je suis d'avis que plus c'est simple (donc pratiquement dénudé de technologie électrique), mieux je me porte. ;)

 

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bonjour

je sens que les débats peuvent vite s'enflammer :D

Sans vouloir y contribuer, deux choses qui me viennent à l'esprit suite à la lecture des posts précédents.

Que des jaubert existent, c'est un fait. Mais il faudrait arrêter de dire "voilà un exemple de bac qui tourne super bien en Jaubert" sans préciser depuis combien de temps il tourne, combien de temps il tournera encore (bon ça OK, à moins d'avoir une boule de cristal...) et surtout sans préciser quels type d'animaux il contient, et depuis combien de temps. Mais on est bien d'accord, quand on parle d'un autre bac non jaubert qui tourne bien, on devrait bien évidemment donner aussi les mêmes informations. Je crois que cela éliminerait bien des bacs qui ont tendance à devenir des références un peu abusivement.

Florian, je ne suis pas très convaincu de la nécessité d'avoir recours aux deux principes de la thermodynamique pour expliquer ce que tu expliques. Et particulièrement concernant le recours au second principe et à l'entropie pour nos bacs. Mais ça ne change rien sur le fond à l'idée que tu cherches à faire passer, à laquelle j'adhère à 100%.

Régis

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On rentre ici dans un débat qui s'éloigne du sujet originel, essayons donc de généraliser sans prendre parti pris pour une méthode de maintenance précise.Il me semble (mais je me trompe peut-être) que ce que tu viens de développer de façon plutôt théorique est parfois en contradiction avec la réalité des choses.

Je m'explique: Il y a des tas de bacs de par le monde qui tourne sans écumeur, que ce soit en DSB, Jaubert, Miracle Mud ou autre, et il n'est plus besoin de prouver que cela est possible.

Ceux qui s’entêtent à dénigrer ces méthodes sont de mauvaise foi, pourrait-on dire.

Loin de moi l'idée de dénigrer quoique que ce soit. Je rappelais juste quelques principes de base trop souvent ignorés. Et ces principes s'appliquent tout à fait aux autres méthodes. Ils ne sont pas théoriques mais se sont parfaitement vérifiés. Pour le miracle mud on favorise l'export par la croissance des algues. Pour le DSB, les dizaines de kilo d'aragonite représente un puits pour l'adsorption des phosphates et l'immobilisation d'autres déchets dont les acides organiques. On ne supprime pas la pollution, on l'enfouit. Après plusieurs années quand le système est saturé, le lit de sable restitue les déchets de la même manière que dans la nature d'ailleurs. Le mode des DSB est complétement passée aux US. Pour le Jaubert, la capacité à tamponner les déchets est beaucoup plus faible que pour un DSB ce qui oblige à beaucoup plus de précautions dès le départ avant que les choses ne partent en vrille. Des aquariophiles chevronnées, Julian Sprung mais bien avant lui Jean Jaubert lui-même et Marc Langouet notamment, s'en sortent bien avec cette méthode. Mais consciemment ou inconsciemment ils agissent en favorisant l'autotrophie et restent raisonnables sur les apports. Beaucoup de débutants ont raté le démarrage de leur bac en Jaubert. On plante tout aussi bien un berlinois en manquant de mesure dans les apports en matières organiques.

 

A l'instar de la phrase en anglais que tu as cité, je crois bien que le jour où nous arrivons à reproduire assez fidèlement la nature, beaucoup de technologie utilisée à ce jour deviendra quasiment obsolète, ou du moins dénudé d’intérêt.

Cet article en anglais y contribue sans aucun doute.

Certains seront un peu tristes (mince, ma décante est vide :D )...

Perso, je suis d'avis que plus c'est simple (donc pratiquement dénudé de technologie électrique), mieux je me porte. ;)

Je pense la même chose. Un système simple à entretenir dure beaucoup plus longtemps. Pour ce qui est de la nature je suis un biologiste passionné par la beauté et l'harmonie des mécanismes naturels. Mais parce que j'ai passé beaucoup de temps à étudier les sciences du vivant, je connais les limitations de nos bacs. Ce ne sont pas des répliques de la nature, ce sont plutôt des patients malades qui ont perdu certaines de leur faculté de régulation. Un patient qui souffre d'insuffisance rénale ne peut être sauvé que grâce à une greffe ou à la dialyse même si la dialyse n'a rien de naturel. Elle permet d'enlever les déchets métabolique qui tueraient le patient. L'écumeur joue le même rôle dans un bac récifal. Si on veut se passer d'écumeur il faut alors remplacer son action par un autre système: résines diverses ou si on veut faire naturel cultures importantes d'algues ou de coraux. Donc de l'espace dédié et de nouveaux risques dont l'épuisement en certains oligo éléments et le relargage d'éléments chimiques indésirables (la guerre chimique dont on parlait encore récemment). A tout prendre, je préfère la simplicité de l'écumeur et son nettoyage hebdomadaire. Je ne suis pas dogmatique, juste pragmatique.

 

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Florian, je ne suis pas très convaincu de la nécessité d'avoir recours aux deux principes de la thermodynamique pour expliquer ce que tu expliques. Et particulièrement concernant le recours au second principe et à l'entropie pour nos bacs.

Ce n'est pas l'entropie stricto sensu (en termes de pertes énergétiques sous forme de frottements ou d'agitation thermique) mais l'application du second principe au réactions biochimiques. La notion que les réactions biochimiques liées au métabolisme sont irréversibles et s'accompagnent d'une dégradation de l'ensemble. On peut introduire autant de matière énergétique et organisées qu'on veut sa dégradation produira toujours des déchets même si une certaine partie est valorisée en nouveaux tissus vivants. La seule manière de réintroduire de l'ordre et de l'information dans tout cela c'est par l'activité photosynthétique qui grâce à l'énergie lumineuse permet de réorganiser les déchets en matière "noble". Ces déchets ce ne sont pas seulement les nitrates ou les phosphates ce sont également beaucoup de molécules organiques dont même les bactéries ne peuvent plus rien tirer.

 

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re-

 

Florian, je ne suis pas très convaincu de la nécessité d'avoir recours aux deux principes de la thermodynamique pour expliquer ce que tu expliques. Et particulièrement concernant le recours au second principe et à l'entropie pour nos bacs.

Ce n'est pas l'entropie stricto sensu (en termes de pertes énergétiques sous forme de frottements ou d'agitation thermique) mais l'application du second principe au réactions biochimiques. La notion que les réactions biochimiques liées au métabolisme sont irréversibles et s'accompagnent d'une dégradation de l'ensemble. On peut introduire autant de matière énergétique et organisées qu'on veut sa dégradation produira toujours des déchets même si une certaine partie est valorisée en nouveaux tissus vivants. La seule manière de réintroduire de l'ordre et de l'information dans tout cela c'est par l'activité photosynthétique qui grâce à l'énergie lumineuse permet de réorganiser les déchets en matière "noble". Ces déchets ce ne sont pas seulement les nitrates ou les phosphates ce sont également beaucoup de molécules organiques dont même les bactéries ne peuvent plus rien tirer.

j'ai bien compris, cela dit il n'y a qu'un seul second principe et qu'une seule entropie, avec sa notion de désordre, d'information et d'irréversibilité. Ce que je disais, c'est que pour l'idée que tu veux faire passer qui concerne les apports/accumulations/stockages/transformations/dégradations/exportations/ avec comme finalité possible l'eutrophisation qui nous guette, la notion de désordre et d'irréversibilité ne me semble pas cruciale. Mais peu importe, ce n'était qu'une remarque sans importance. Tu as raison lors de la réponse que tu me fais de faire remarquer que les déchets ne sont pas seulement des NO3 ou des PO4, mais sont aussi des molécules qui ne serviront plus à "personne" et pas même aux bactéries (il a souvent été fait allusion par le passé aux phénols à ce propos) : c'est sans doute là que tu voulais en venir avec la dégradation ultime et l'irréversibilité.

Régis

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Ce que je disais, c'est que pour l'idée que tu veux faire passer qui concerne les apports/accumulations/stockages/transformations/dégradations/exportations/ avec comme finalité possible l'eutrophisation qui nous guette, la notion de désordre et d'irréversibilité ne me semble pas cruciale. Mais peu importe, ce n'était qu'une remarque sans importance.

J'ai répondu parce que je pensais que je n'avais pas été clair sur la notion d'entropie. Il n'y en a qu'une mais elle très difficile à "visualiser". Cela dit tu as raison, il n'y a pas nécessité d'aller jusqu'aux principes de thermodynamique pour expliquer nos bacs. Mais ces principes sont à l'oeuvre là comme ailleurs. Je me représente un peu nos bacs récifaux comme de petites planètes Terre. L'entropie ne cesse de croitre dans l'Univers mais grâce à la mort progressive de notre soleil et de l'énergie qu'il émet la terre représente un oasis où l'organisation de la matière et de l'information ne cesse de progresser. Lorsque la lumière s'arrêtera et que les organismes photosynthétiques disparaitront il n'y aura plus que mort et chaos. Les organismes hétérotrophes n'y pourront rien changer. Seuls quelques chimiotrophes et leurs prédateurs directs survivront peut-être en de rares endroits.
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Merci Florian !

 

Le développement est plus long que le 1er post.

C'était nécessaire dans mon cas.

 

Pour l'extraction, Il y a l'écumeur ça on est d'accord mais il ne faudrait pas oublier le système d'extraction mécanique avec cartouche que l'on ne voit plus dans les bacs de particuliers (pas forcément permanente l'extraction) ou filtres étanches externes. :timide:

D'autant plus (à mes yeux) que la surverse ne facilite pas l'extraction des déchets "lourds" et visibles.

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On se sent un peu con en lisant ses débats de "grosses têtes" :timide: . Je vais quand même livrer ici mon expérience avec le RAB à Biopellet que j'ai sur mon bac depuis bientôt deux ans.

Le choix d'un RAB à Biopellet me paraissait il y a deux ans une solution séduisante par son absence de maintenance et de dosage d'ajouts si ce n'est de bien vérifier que le filtre ne s'encrasse pas et que le substrat est toujours bien fluidisé. Mais cette méthode à en effet les défauts de ces avantages et on ne contrôle pas "l'activité" du RAB et ce qui s'est passé pour moi c'est que mon bac est devenu bien trop oligotrophié et n'étant qu'un débutant dans la maintenance de coraux et n'ayant à l'époque pas de tests "précis" pour les NO3 et PO4 j'ai mis longtemps (trop longtemps) à m'en apercevoir et j'ai vu quelques coraux perdre leur coloration et nécroser lentement depuis la base.

Aujourd'hui j'ai toujours mon RAB à Biopellets mais j'ai diminué la quantité de substrat et je nourrie très abondamment le bac (paillettes, congelés, coral V power, cyclope eeze, AA, etc.) pour maintenir mes PO4 à 0,01 au checker et mes NO3 entre 0 et 1 au test Salifert. Et dès que je nourrie un peu moins du fait d'une absence d'un ou deux jours, les PO4 retombent à 0,00 et les NO3 à 0 et certains coraux palissent.

Le RAB dont la sortie est orientée vers l'écumeur est donc un "extracteur" de nutriments très performant et dans le cas d'un RAB à Biopellets pouvant devenir vraiment trop performant.

Le bilan que j'en fais c'est que l'on met effectivement les coraux sur la corde raide et que l'au moindre changement (variation de KH, de densité, baisse de l'alimentation, etc.) des problèmes surviennent. Je suis donc en train de diminuer progressivement la quantité de substrat jusqu'à l'arrêt complet du RAB (surtout que depuis peu j'ai connecté un refuge et un bac à bouture augmentant ma capacité de filtration). Tous mes coraux n'ont pas encore repris des couleurs et certains ne s'en remettront certainement jamais.

Par ailleurs je fais le constat (amer) que le RAB est un moyen d'obtenir 0 PO4 et 0 NO3 ce qui tend vers l'imitation du milieu naturel mais que cette imitation n'est pas souhaitable si l'on en fait pas de même pour les autres propriétés du milieu comme la présence de planctons variés donnant aux coraux les nutriments qui leur sont indispensables.

J'ai constaté durant cette période que tous les coraux n'étaient pas affectés par cette situation de "pauvreté" du milieu. En effet certains montipora et certains acropora se sont bien développés et d'autres ont nécrosé très lentement. Je ne sais pas comment cela s'explique.

A la question du pourquoi j'ai mis un RAB, la réponse n'est autre que je suis un novice qui voyait dans le RAB la solution de passer son FO en récifal. Je pense a postériori que les paramètres de mon FO n'étaient pas si mauvais et que j'aurais très certainement pu passer en récital sans rien faire de particulier ou par le seul ajout d'un refuge.

Sinon je n'ai jamais eu les autres problèmes parfois décrits avec un RAB à Biopellets comme le colmatage, le bloom bactérien peu après le démarrage, la mort subite des bactéries suite à une panne de courant ou autres, etc. J'ai des pannes de courant de temps en temps mais comme le filtre ne s'assèche pas et que ça ne dure pas trop longtemps ça ne pose pas de soucis particulier.

 

Pour fixer le contexte :

Bac principal de 800 L

Population de 22 poissons inférieurs à 12 cm

Cuve technique 100 L avec écumeur Tunze MasterDoc 9440 et RAC Deltec PF601

Refuge de 140 L (depuis 6 mois)

Bac à bouture de 400 L avec cuve technique de 250 L (depuis 6 mois également) connectés au système principal

Population bac à bouture : 1 poisson inférieur à 10 cm

RAB dans filtre Deltec FR616 avec pompe d'un peu plus de 2000 L/h : avec 1,5L de Biopellets initialement et passé à environ 500 mL

 

Je suis donc entrain de stopper mon RAB à BioPellet pour tenter d'obtenir un équilibre plus sain. Par ailleurs j'ai également depuis peu débuté un RAHRD et vais certainement me séparer de mon RAC.

 

Bruno.

 

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Merci Bruno , (je note un nieme Bruno),de ton retour le but est d apporter nos experiences et nos conclusions pour que chacun se fasse une idée et ton experience est constructive , il me semble important que chacun puisse apporter son retour car de nos echecs , pseudo echecs , reussite d autres progresseront ,

les biopellets je n ai jamais essayé , les retours sont opposés , il semblerait toutefois que beaucoup en reviennent , d autres sont toujours satisfaits mais ils ont modifiés, adapté le systeme et c est cela que je recherchais en créant le post , comment avec une méthode nous avons évolués,

je tourne avec un Rab sur charbon volontairement petit pour mon volume , il m a apporté des ameliorations de mes constantes mais il me faut etre vigilant , car avec une population d une trentaine de poipois dont 5 ou 6 pollueurs les PO4 et les NO3 sont aux aguets pour augmenter, mais mon plaisir est de maintenir poipois colorés et coraux ;)

J aurais aimé que Nitrobacter vienne mettre son grain de sel, j espere qu une de ses interventions recentes dans le 33, 33 comme le docteur, soit jointe en fichier, mais petit à petit ce post fait son nid et je remercie les pointures et les anonymes qui l animent. :zaime:

@++

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On se sent un peu con en lisant ses débats de "grosses têtes" :timide: . Je vais quand même livrer ici mon expérience avec le RAB à Biopellet que j'ai sur mon bac depuis bientôt deux ans...

Merci, Bruno le nième de la dynastie !

Pas de "grosses têtes" ici, elles ne restent pas. Que des bonnes têtes, sans prise de tête, que du partage et quand il est détaillé comme le tien, ce n'est que du bonheur ;)

 

Peux-tu dire, si tu l'as mesuré, l'écart de PO4 entre entrée et sortie du RAB ?

Merci.

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Denis,

 

Je n'ai pas essayé mais actuellement comme mes PO4 tournent entre 0,00 et 0,01 dans le bac je vais avoir du mal à voir une différence. Je n'avais pas de checker lorsque j'ai mis en route le RAB et c'est à ce moment qu'il aurait été intéressant de mesurer la différence.

 

Bruno.

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Dans la méthode Zeovit, on utilise le RAB à zéolithe. A volume équivalent, ce substrat est probablement moins efficace que les BP et le charbon. Pourtant, la méthode, même s'il y a du commercial derrière, est très à cheval sur un protocole sévère avec des rajouts réguliers et une montée en puissance progressive. Pourquoi ? Parce qu'on ne joue pas impunément l'équilibriste avec une oligotrophie extrême et la gestion de bactéries qui peuvent se multiplier de façon exponentielle à la vitesse grand V.

C'est tout le mérite des OPOTR du Dompi de nous avoir expliqué certains de ces principes avec Alain (Nitrobacter).

Chez nous, parfois sur la seule notion que RAB = baisse des PO4, on installe ces machines et... on part dans les gros ennuis. La faute aux RAB.

 

Si on revient à la belle explication de Florian sur les principes de la thermodynamique, on comprend qu'il veut nous faire passer le message de "l'inutilité" des RAB et autres DSB.

Il est clair et démontré que dans la maintenance dans le temps d'un bac à SPS colorés, rien ne vaut la toute simple méthode Berlinoise avec PV et écumeur. Il est tout aussi évident que, si on n'y arrive pas de cette façon, rajouter des systèmes d'amélioration pour une meilleure épuration, c'est partir pour une belle croisière... en galère. Il faudra ramer.

Ce message ne passe pas.

 

Maintenant, comme dans chaque partie du globe, il y a de la diversité et les milieux marins n'ont pas les mêmes populations.

Si on veut sortir du sacro-saint bac à SPS bonbon, on se rend compte par exemple qu'on ne sait pas maintenir des ahermatypiques avec la méthode berlinoise. Ca manque de plancton notamment. On peut alors reparler de DSB, à vie limitée (on avait discuté de l'idée d'un renouvellement du tiers annuel du lit de sable), de RAB dans l'apport de bactérioplancton, etc.

 

Dans un bac classique, on peut aussi discuter du fait que si "tout se transforme", on peut profiter de cette loi pour obtenir quelques avantages, comme refaire un peu plus de "matière organique organisée", avec un RAB ou un DSB. Mais pour en limiter les inconvénients, il faudrait que les paramètres comme les PO4 et les NO3 ne bougent pas ou très peu.

 

En attendant que le soleil s'éteigne et qu'on retourne à l'état de bactéries, "rien ne se perd, tout se transforme" (quoique il y a aussi "tu es poussière et tu retourneras à la poussière" :idiot: ), on pourrait mieux utiliser l'évolution de nos connaissances.

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On se sent un peu con en lisant ses débats de "grosses têtes" :timide: .

Pas de "grosses têtes" ici, elles ne restent pas. Que des bonnes têtes, sans prise de tête, que du partage et quand il est détaillé comme le tien, ce n'est que du bonheur ;)

 

Je crois que je suis un peu responsable de ce terme de "grosses-têtes" sur CR. Cest vrai que les bonnes têtes ne se prennent pas trop la tête, qu'elles sont le plus souvent suffisamment modestes pour ne pas prendre la grosse tête.

 

Il y a malgré tout des membres réguliers sur CR qui sont de véritables pointures, de par leur métier (notamment biologistes, chimistes...), leurs connaissances ou leurs expériences. Un post, un article de leur part et c'est un bon en avant pour nos propres connaissances, connaissances que nous n'aurions peut-être jamais pu obtenir autrement.

C'est donc l'occasion de leur dire une nouvelle fois un immense Merci.

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... on comprend qu'il veut nous faire passer le message de "l'inutilité" des RAB et autres DSB. .

RAB et DSB ne sont pas inutiles. Je réagissais à un poste qui citait une nouvelle approche qu'on pourrait qualifier d'hybride de RAC/RAB/DSB piloté en suivant redox et pH. Très intéressante d'ailleurs. Mais lire que son auteur en concluait que ça allait surement reléguer au placard l'écumeur m'a fait sursauter. Il ne s'agit pas de choisir son camp mais de comprendre ce qui se passe et seulement ensuite de faire un choix. Favoriser les hétérotrophes n'est pas un concept nouveau et je n'ai rien contre les RAB. Je ne connais pas Alain mais ça m'étonnerait bien qu'il dise qu'un RAB s'utilise sans écumeur ou puisse même le remplacer.
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question pour Florian : peu tu nous dire si les résines anti Po4 on un impact sur du long terme sur les bactéries ,c'est un bruit qui cour sur le net

merci !!!

Question un peu vague, tout est tellement lié.

Pourrais tu dire où ce bruit court, pour comprendre le contexte dans lequel c'est dit.

Merci.

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question pour Florian : peu tu nous dire si les résines anti Po4 on un impact sur du long terme sur les bactéries ,c'est un bruit qui cour sur le net

merci !!!

Question un peu vague, tout est tellement lié.

Pourrais tu dire où ce bruit court, pour comprendre le contexte dans lequel c'est dit.

Merci.

Ok des vendeurs pour flatter un produit , pour réduire les nitrates et phosphates dise que les résines sur le long terme réduise l'activité des bonne bactéries.

marketing ou pas .

 

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Les résines en diminuant les PO4 peuvent limiter le nombre des bactéries si ce taux de PO4 est très bas et devient le facteur limitant.

On les utilise tout de même pour cela, baisser les PO4.

Ensuite que cela ne touche que les "bonnes bactéries", à voir, et cela veut dire quoi ?

D'autre part, les résines fluidisées, surtout si elles ne sont pas constamment changées, doivent faire un RAB, puisque ce sont, je crois, des zéolithes.

 

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RAB et DSB ne sont pas inutiles. Je réagissais à un poste qui citait une nouvelle approche qu'on pourrait qualifier d'hybride de RAC/RAB/DSB piloté en suivant redox et pH. Très intéressante d'ailleurs. Mais lire que son auteur en concluait que ça allait surement reléguer au placard l'écumeur m'a fait sursauter. Il ne s'agit pas de choisir son camp mais de comprendre ce qui se passe et seulement ensuite de faire un choix. Favoriser les hétérotrophes n'est pas un concept nouveau et je n'ai rien contre les RAB. Je ne connais pas Alain mais ça m'étonnerait bien qu'il dise qu'un RAB s'utilise sans écumeur ou puisse même le remplacer.

 

Oui, d'ailleurs très tentante cette méthode, avec écumeur bien-sûr. Je pense qu'elle est gérable maintenant qu'on en sait un peu plus sur les DSB (avec date de péremption) et les RAB.

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Les résines en diminuant les PO4 peuvent limiter le nombre des bactéries si ce taux de PO4 est très bas et devient le facteur limitant.

Dans un bac nourrit quotidiennement les PO4 ne deviennent jamais vraiment limitant. Il y a toujours un pic journalier qui suffit pour les bactéries.

 

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