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Parasites des coraux


Cap Récifal

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Avis à la population :trompette

 

 

 

L'Actu-Bio-Récif N°6 Amakusaplana acroporae, prédateur d'Acropora est en ligne sur Cap-Récifal, qu'on se le dise !

 

Pour mémoire, la rubrique "Actu-Bio-Récif" nous permet périodiquement d'accéder à des publications scientifiques, parfois fort complexes, mais avec l'aide bienveillante d'un "homme de l'art" qui les décrypte généreusement à notre intention.

 

C'est Olivier Soulat qui sera aujourd'hui notre mentor avec une étonnante publication qui décrit pour la première fois le tristement célèbre Amakusaplana acroporae (planaire parasite d'Acropora) dans son milieu naturel. Auparavant, les seules observations et descriptions effectuées n'avaient été faites que sur des colonies infestées en aquarium. Mais la connaissance des stratégies du développement biologique de ce parasite est potentiellement "la clé pour comprendre la dynamique des populations et peut donc aussi être utile dans la gestion des dégâts des prédateurs et aussi l’utilisation d’auxiliaires potentiels".

 

 

Bref, qui a déjà hébergé ce polyclade ou redoute son introduction potentielle dans son bac (autant dire tout le monde !), trouvera ce sixième numéro d'Actu-Bio-Récif aussi passionnant qu'indispensable !

 

Bonne lecture et un grand merci à Olivier Soulat pour ce difficile exercice de vulgarisation.

 

 

 

 

 

 

Mais ce n’est pas tout, la fête aux parasites continue  ! :pouce

 

 

 

Un nouvel article est en ligne sur Cap-Récifal : "Coraux durs et invertébrés parasitaires". 

 

Publié en 2006 sur Récif.org, cet article a été réactualisé par ses auteurs, Laetitia Colon et Olivier Soulat et (malheureusement !) nous concerne tous... La maintenance des coraux durs symbiotiques de zooxanthelles, comme les Acropora et les Montipora, a fait de remarquables progrès ces dernières années, au point de devenir "facile" pour qui maitrise un tant soit peu la qualité de l'eau, de l'éclairage et du brassage de son bac récifal. Malheureusement, cette "victoire d'étape" s'accompagne d'une autre réussite bien moins satisfaisante... à savoir la maintenance toute aussi "couronnée de succès" de leurs parasites spécifiques, le Plathelminthe Amakusaplana acroporae pour les Acropora spp.et le nudibranche Phestilla minor pour les Montipora spp.

 

Tout le monde admet volontiers qu'il vaut mieux connaitre son ennemi pour le combattre. Cet article fort complet à l'immense mérite de décrire très précisément ces deux parasites et aussi d'aborder dans le détail, tant les traitements préventifs (la prophylaxie) que devrait subir tout corail (et quelle que soit sa provenance) avant d'être introduit dans nos bacs, que les traitements curatifs lorsque l'infestation est malheureusement avérée.

 

 

 

Un grand merci à Laetitia Colon et Olivier Soulat pour cette synthèse, devenue depuis longtemps un article de référence pour notre hobby.

 

 

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Un grand merci pour cet article et pour l'Actu-Bio-Récif numéro 6, fruits d'un énorme travail de synthèse et d'observation.

Nous avons beaucoup de chance que des récifalistes "si pointus" nous fassent spontanément et généreusement partager leurs connaissances, au prix de nombreuses heures de rédaction (la vulgarisation est un exercice difficile !) ;)

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Merci à vous, Olivier et Leth.

 

Concernant l'ABR6, je n'ai pas vraiment de question. Les réponses semblent être toutes là. On attend avec impatience les vrais prédateurs de ce parasite.

 

Pour compléter la liste des poissons qui aiment bien gober A. Acroporae, je rajouterais Zanclus cornutus et puis Amphiprion ocellaris. À vrai dire, quand je décolle ces planaires a coup de pompe dirigée dessus, les poissons se précipitent dessus, je pense plus par émulation qu'autre chose. Le plus intéressé par ces nettoyages, et le plus assidu, étant Chelmon rostratus.

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  • 2 weeks later...

J'ai lu cet article très intéressant ce week end. Pour ce qui concerne l'apparente contradiction à utiliser le lévamisole pour tuer des vers plats alors qu'il est habituellement utilisé dans la pratique vétérinaire pour tuer les vers ronds parasites, il ne faut oublier la notion de dose. Le lévamisole bloque la transmission synaptique à la jonction neuromusculaire. Les vers ronds ont des synapses plus petites que les vers plats et la dose de lévamisole requise est plus élevée. Par le même mécanisme, on peut également tuer des insectes avec le lévamisole. En clinique humaine,  le lévamisole n'est plus utilisé comme anti-helminthes car il a trop d'effets indésirables. Il a d'ailleurs été utilisé comme immunostimulant contre l'arthrite rhumatoïde et comme anticancéreux. Mais ce ne sont pas les mêmes mécanismes d'action que pour tuer les vers. Sinon je trouve le terme prédateur un poil excessif. Le prédateur met à mort ses proies pour ensuite d'en nourrir. Le parasite lui se nourrit de l'animal vivant sans avoir besoin de s'en saisir ni de le tuer. Avec le planaire d'acropora, on est plus proche du puceron sur le rosier que du lion sur l'antilope. Ce qui n'empêche pas que d'être une terreur pour nos bacs, car tout comme le puceron, il peut proliférer en l'absence de ses prédateurs naturels et provoquer la mort de ses hôtes. C'est le nombre qui constitue un problème.

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Salut

J'ai lu cet article très intéressant ce week end. Pour ce qui concerne l'apparente contradiction à utiliser le lévamisole pour tuer des vers plats alors qu'il est habituellement utilisé dans la pratique vétérinaire pour tuer les vers ronds parasites, il ne faut oublier la notion de dose. Le lévamisole bloque la transmission synaptique à la jonction neuromusculaire. Les vers ronds ont des synapses plus petites que les vers plats et la dose de lévamisole requise est plus élevée. Par le même mécanisme, on peut également tuer des insectes avec le lévamisole. En clinique humaine,  le lévamisole n'est plus utilisé comme anti-helminthes car il a trop d'effets indésirables. Il a d'ailleurs été utilisé comme immunostimulant contre l'arthrite rhumatoïde et comme anticancéreux. Mais ce ne sont pas les mêmes mécanismes d'action que pour tuer les vers. Sinon je trouve le terme prédateur un poil excessif. Le prédateur met à mort ses proies pour ensuite d'en nourrir. Le parasite lui se nourrit de l'animal vivant sans avoir besoin de s'en saisir ni de le tuer. Avec le planaire d'acropora, on est plus proche du puceron sur le rosier que du lion sur l'antilope. Ce qui n'empêche pas que d'être une terreur pour nos bacs, car tout comme le puceron, il peut proliférer en l'absence de ses prédateurs naturels et provoquer la mort de ses hôtes. C'est le nombre qui constitue un problème.

Merci pour ces précisions concernant notamment le mode d'action des produits.

Le terme de parasite est effectivement plus approprié avec très certainement un mécanisme de reconnaissance de l'hôte très spécifique.

 

olivier 

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