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Maintenance des azooxanthellés...


Trevaly

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Merci Denis pour ces nouvelles.

Même si les aléas de la technique ne facilitent en rien la maintenance de ces animaux, et que tout ça a encore un petit parfum d'une maintenance "sous perfusion", il y a donc de l'espoir, c'est chouette!  ;)

 

J'ai quand même la nette impression que les produits Fauna Marin sont efficaces, même si les Dendronephtya font de la résistance.

Quand on pense à ces vidéos où l'on voit des spécimens énormes danser au gré du courant, avec une densité au mètre carré qui fait rêver...

De quoi rester humble, et se dire que décidément, même si les conditions d'hébergement en captivité d'organismes marins a fait un bon de géant lors des deux dernières décennies, nous sommes encore bien loin de tout maitriser, et de tout avoir compris...!

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Je garde le souvenir d'un constat de Laurent Fouré lorsqu'il s'occupait des bacs de l'aquarium du Cap d'Agde, à savoir que la diversité lui semblait un bon gage d'équilibre, de stabilité et de réussite sur les bacs dont il avait la responsabilité. Plus précisément, les bacs "remplis de coraux" (LPS, SPS et mous) semblaient plus pérennes que ceux qui abritaient seulement une ou deux espèces.

A voir le foisonnement de vie qui grouille sur les quelques vidéos de zones récifales qui hébergent majoritairement des azooxanthellés, on peut se demander si nos tentatives ne sont pas contrariées par le fait qu'elles se limitent à quelques individus (finalement très peu) et généralement dans un petit bac, peu de PV, et une faible diversité en micro et même macrofaune ?!

Je n'ai pas plus de réponse à cette question mais me demande dans quelle mesure le simple mucus ou mue des uns ne ferait pas le bonheur des autres... Sans parler des pontes diverses, etc, etc...

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je te rejoint sur le concept Dompail :%%)

Il faut de tout pour faire un monde, et c'est donc sur ce principe que j'ai monter mon 670 l :

divers mous, LPS, SPS, crabes en tout genre, bébêtes qui grouillent sur les vitres même en plein jour, palétuvier avec son DSB, éponges,  zone bare botom, zone ou s'accumule les sédiments qui sont régulièrement agité par les crabes, algues supp qui attendaient sur les PV l’absence de chirurgien pour pouvoir enfin pousser. Pour finir le tableau, des "azox" dont je tente naïvement la maintenance, me disant que ce bac très complet au fonctionnement naturel offre des qualités certaines pour y héberger ces animaux. Autre avantage de la formule, les nourritures non consommées par l'un le seront très certainement par l'autre. Et même si un dendro n'y survie pas, il y a de toute façon le plaisir de ce genre de bac, avec des boutures de tout partout :).

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Un autre aspect, purement pratique cette fois, abonde dans ce sens, à savoir la qualité de l'eau. Le nourrissage des azooxanthellés contraint généralement à introduire des "nuages" de nutriments variés dans la colonne d'eau, de façon à inciter les animaux à s'alimenter. Malheureusement, ces simulations de passages de phytoplancton et de zooplancton sont tout de même assez polluantes dans la mesure ou très peu demeurent consommés par les animaux ciblés. D'autant moins consommés que les destinataires sont peu nombreux... En fait, je garde le souvenir que j'aurais pu nourrir une cinquantaine, voire une centaine, de non-symbiotiques dans le même bac avec ce que je distribuais quotidiennement à une demi-douzaine de coraux mous et quelques filtreurs.

L'idéal serait bien sûr de pouvoir distribuer de la nourriture vivante (variée !)... Pas simple :-[

Par contre, j'attends beaucoup de l'approche de mon Compère Denisio parce qu'il étudie avec attention les types de nourritures acceptées par tels ou tels animaux et les brassages semblant leurs convenir au mieux ;)

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... Le nourrissage des azooxanthellés contraint généralement à introduire des "nuages" de nutriments variés dans la colonne d'eau, de façon à inciter les animaux à s'alimenter...

 

Plus vraiment d'accord avec ce postulat : il faut nourrir abondamment si la nourriture est très vite indisponible dans la colonne d'eau. Malheureusement, cela se passe ainsi  "généralement". Par contre, lorsque la nourriture flotte ou si elle met plus longtemps à sédimenter, il suffit d'assurer un courant pour la faire circuler. La nourriture non consommée redevenant disponible au second tour puis au troisième... Bien loin d'en avoir fini avec mes constat, j'ai pu vérifier que la flottabilité des nourritures inertes, indépendamment de leur qualité nutritionnelle ou leur taille, est un point qui les différencient. Il y en a qui coulent très rapidement, d'autres qui flottent irrémédiablement, même après les avoir imbibées de l'eau du bac et d'autres qui flottent plutôt longtemps entre deux eaux. Le test est simple : un tube transparent remplis de la même quantité d'eau de mer. Même volume de nourriture, agitation, repos 20 mn, le temps que la nourriture s'imbibe et que les gaz inclus s'évacuent, remise en suspension puis appréciation de l'évolution de  la transparence en fonction selon la durée et du niveau ou la nourriture a fini pas se concentrer.

 

Un autre constat (bon sang, il faut que refasse des observations plus chiffrées), c'est que les azoox n'ont finalement besoin que de très peu de nourriture. Certes, mon bac d'essai est petit et j'ai plus de facilité à maintenir la nourriture en suspension, mais j'ai pu réduire la quantité de nourriture sèche dans un rapport 1 à 6, toujours répartie sur 24 heures (au début nourrissage toutes les heures, puis 4 fois par jour), en conservant une bonne expansion des polypes. Mes observations se limitaient aux coraux en forme et non au Dendro qui n'a jamais déployé la totalité de ses polypes en même temps. Lors des nourrissages, je n'ai jamais de nuage laiteux, la distribution de 10 ml (le bac fait 60 litres) de nourriture sèche diluée, devant une pompe, est d'ailleurs à peine visible.

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Plus vraiment d'accord avec ce postulat : il faut nourrir abondamment si la nourriture est très vite indisponible dans la colonne d'eau. Mais affectivement, cela se passe ainsi  "généralement". Par contre, lorsque la nourriture flotte ou si elle met plus longtemps à sédimenter, il suffit d'assurer un courant pour la faire circuler. La nourriture non consommée redevenant disponible au second tour puis au troisième... Bien loin d'en avoir fini avec mes constat, j'ai pu vérifier que la flottabilité des nourritures inertes, indépendamment de leur qualité nutritionnelle ou leur taille, est un point qui les différencient. Il y en a qui coulent très rapidement, d'autres qui flottent irrémédiablement, même après les avoir imbibées de l'eau du bac et d'autres qui flottent plutôt longtemps entre deux eaux. Le test est simple : un tube transparent remplis de la même quantité d'eau de mer. Même volume de nourriture, agitation, repos 20 mn, le temps que la nourriture s'imbibe et que les gaz inclus s'évacuent, remise en suspension puis appréciation de l'évolution de  la transparence en fonction selon la durée et du niveau ou la nourriture a fini pas se concentrer.

 

Un autre constat (bon sang, il faut que refasse des observations plus chiffrées), c'est que les azoox n'ont finalement besoin que de très peu de nourriture.

Bien d'accord sur ces 2 points :

Dans le bac ou je tente le coup, le brassage a été prévu pour favoriser le maintient en suspension des particules légères, c'est d’ailleurs le seul bac que je brasse dans le sens de la longueur, pour cette raison. Ainsi, chaque distribution de nourriture se solde par un léger trouble de l'eau persistant, il faut plus d'une demi heure pour retrouver une eau a peu près limpide. L'inconvénient, c'est que dans la pratique l'eau est rarement cristalline, il suffi qu'une bestiole remue des sédiments dans un coin du bac pour avoir un petit nuage. Mes coraux baignent donc la moitié du temps dans une soupe légère.

Au niveau du choix des nourritures du commerce, les nourritures liquides semblent mieux adaptées de ce point de vue, particules très fine voyageant très bien entre 2 eaux. Les versions en poudre sont plus intéressante question masse sèche ramené au prix, mais certaines sont trop grossières a ce niveau.

Le reefPearl en 5/200 µ est très bien de ce point de vue, mais il ne semble pas faire l'unanimité outre atlantique question valeur nutritive et assimilation.

D’après ce lien précédemment posté :

http://reefkeeping.com/issues/2008-02/feature/index.php

l'indicateur d'une eau légèrement troublé serait le bon. Cet exemple de réussite me vas bien d'ailleurs, le propriétaire fait des choses simples découlant du bon sens, apporte du phyto du commerce de façon simple avec en complément des rotifères (ce qui me vas déja moins bien ...), et cela marche apparemment.

 

Pour ce qui est du besoin en nourriture, je plussoie également d’après ce que j'ai pu lire sur les forums outre atlantique, il y aurait même des risques certain de sur nourrissage pour la santé des animaux, sans parler du maintient de la qualité d'eau.. D'ou une fois de plus le bien fondé amha du duo courant adapté + nourriture sélectionné pour sa flottabilité, permettant un nourrissage somme toute très raisonnable mais disponible longtemps.

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Merci à vous deux pour ces précisions ;)

Dans le même esprit et même si cela semble un peu tiré par les cheveux (oui, oui, je sais, je parle des absents !), la publication ci-après me semble plus qu'intéressante. Certes, elle traite de coraux dits symbiotiques mais cette capacité à stocker des lipides en fonction de l'alimentation (phytoplancton et non pas zooplancton, dans le cas présent) donne d'autant plus à réfléchir dans le cas des azooxanthellés...

http://www.icrs2012.com/proceedings/manuscripts/ICRS2012_19A_4.pdf

 

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Bonjour,

 

j'ai retrouvé cela dans mes favoris...

(cela date un peu, ayant à l'époque hérité d'un dendro sur une pierre vivante, l'animal n'avait pas mis long feu à se dégonfler comme une baudruche...j'avais entrepris une recherche)

 

http://www.reefaddicts.com/content.php/249-Refrigerated-Automated-Feeding-System

 

donc traitement à base d'aliments liquides, (mode des snow à l'époque...), et surtout périodicité et maintient au "frais" des aliments .

 

L'utilisation de pompes doseuses met aussi en valeur la volonté de trouver une solution (sans jeu de mot) pérenne...

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Merci pour ces liens, a lire a tête reposé :)

Je ne vous cache pas que le choix de maintenir toute sorte de coraux dans un bac bien nourri, et notamment avec du phyto,  repose aussi sur ce genre de piste. Je reste en effet persuadé qu'un corail, même avec des zoox, affiche une meilleurs santé et résistance quand il reçoit autre chose que de la lumière.

j'ai l'impression qu'un bac "naturel" sans écumeur,  permet a paramètre mesurable équivalents, une plus grande diversité quant au choix des animaux maintenu. Par exemple, le maintient de coraux mous en très bonne santé dans une eau a priori pauvre en nutriments (d’après test et coloration des SPS cohabitant), y est je trouve plus facile, tout le monde semble mieux y trouver son compte.

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...la publication ci-après me semble plus qu'intéressante. Certes, elle traite de coraux dits symbiotiques mais cette capacité à stocker des lipides en fonction de l'alimentation...

 

Merci pour le lien, instructif. Cela rejoint le constat qui est généralement fait avec les azoox. Katharina Fabricius (citée dans la publi) dit, dans son bouquin sur les azoox, que  les coraux passent normalement et  régulièrement par des phases dégonflées, sans capture. Mais dans ce cas on évoque plutôt une phase de digestion plutôt qu'une utilisation des réserves. L'avenir dira si il s'agit de l'un, de l'autre ou des deux.  De mon côté, même en nourrissant moins, j'ai pu constater ces périodes d'inactivité. C'est un bon critère pour apprécier si la quantité et la qualité de nourriture conviennent... à condition qu'il ne s'agisse pas au contraire d'un stress, lequel devrait durer plus longtemps.

 

Bonjour, j'ai retrouvé cela dans mes favoris... http://www.reefaddicts.com/content.php/249-Refrigerated-Automated-Feeding-System

donc traitement à base d'aliments liquides, (mode des snow à l'époque...), ...

 

La vidéo me parait bien représenter ce qui pourrait être un bon niveau de nourrissage : nourriture peu dense mais régulière, qui laisse le temps aux polypes de la transférer vers la cavité gastrique (toutes proportions gardées, selon la densité de coraux).

 

Je connais un récifaliste qui utilise le premier système avec, selon lui, de bons résultats. Il avait mis l'accent sur la manière dont étaient imbibées la nourriture sèche quand elle tombe sur l'eau. J'ai beaucoup de doute sur le contenu de ce distributeur à godet, surtout avec les paillettes. Si ce système permet de s'affranchir  de la chaine du froid, je pense qu'il est limité aux azoox les moins difficiles. 

 

Concernant les autres systèmes présentés, avec frigo... ils me paraissent manquer sérieusement de moyens d'agitation, indispensables, même avec les produits liquides.

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Plus vraiment d'accord avec ce postulat : il faut nourrir abondamment si la nourriture est très vite indisponible dans la colonne d'eau. Malheureusement, cela se passe ainsi  "généralement". Par contre, lorsque la nourriture flotte ou si elle met plus longtemps à sédimenter, il suffit d'assurer un courant pour la faire circuler. La nourriture non consommée redevenant disponible au second tour puis au troisième...

Une idée qui me vient pour aller dans ce sens. Est-ce qu'il serait pas intéressant que la surverse / remontée soi coupée pendant le nourrissage (un petit quart d'heure ou une demi heure)? Afin d'éviter que ce que l'on donne en nourriture ne finisse finalement dans la décante. Je ne me rappelle plus comment tu fonctionnes à ce niveau là chez toi?

 

reste en effet persuadé qu'un corail, même avec des zoox, affiche une meilleurs santé et résistance quand il reçoit autre chose que de la lumière.

entièrement d'accord avec toi sur ce point. Je pense qu'il nous reste d'ailleurs beaucoup à découvrir de ce côté là pour faire progresser notre passion.

à chaque fois que j'étais en plongée sur des récif je me suis fait la même remarque, les zones semblent finalement souvent moins éclairées que nos aquarium. Et je pense qu'on utilise la lumière en aquarium pour compenser un manque de nourriture que les coraux reçoivent par ailleurs en milieux naturel.

C'est aussi cette raison je pense qui fait que l'on voit régulièrement des coraux blanchir dans les zones moins éclairées (à la base) dans nos aquas alors que ce n'est pas le cas en milieu naturel bien que les colonies soient de taille beaucoup plus grandes. Je pense que c'est lié à une autre source de nourrissage qui manque dans la plus part de nos bacs.

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Une idée qui me vient pour aller dans ce sens. Est-ce qu'il serait pas intéressant que la surverse / remontée soi coupée pendant le nourrissage (un petit quart d'heure ou une demi heure)? Afin d'éviter que ce que l'on donne en nourriture ne finisse finalement dans la décante. Je ne me rappelle plus comment tu fonctionnes à ce niveau là chez toi?

Effectivement, ça me parait préférable de laisser la nourriture là ou il y a les coraux ;)

 

Chez moi, j'ai programmé un changement d'eau automatique, avec l'eau du circuit principal. Ceci, parce que ne connaissant pas le niveau de pollution d'un bac nourri, je ne savais pas quel écumeur mettre en place. Mon idée était de renouveler l'eau à un rythme donné, de mesurer NO3 et PO4 entre deux renouvellements et de l'adapter en conséquence avec, de plus, la possibilité de mesurer le niveau de pollution pour une nourriture donnée. Entre deux renouvellements, le bac d'observation est déconnecté du système. J'avais débuté par un renouvellement toutes les 2 heures, il est actuellement toutes les 6 heures et je pense pouvoir l'espacer encore. L'alimentation a toujours lieu après un renouvellement et non avant.

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entièrement d'accord avec toi sur ce point. Je pense qu'il nous reste d'ailleurs beaucoup à découvrir de ce côté là pour faire progresser notre passion.

à chaque fois que j'étais en plongée sur des récif je me suis fait la même remarque, les zones semblent finalement souvent moins éclairées que nos aquarium. Et je pense qu'on utilise la lumière en aquarium pour compenser un manque de nourriture que les coraux reçoivent par ailleurs en milieux naturel.

C'est aussi cette raison je pense qui fait que l'on voit régulièrement des coraux blanchir dans les zones moins éclairées (à la base) dans nos aquas alors que ce n'est pas le cas en milieu naturel bien que les colonies soient de taille beaucoup plus grandes. Je pense que c'est lié à une autre source de nourrissage qui manque dans la plus part de nos bacs.

 

Le sujet a peut-etre déjà été abordé mais le topic est si long que je n'ai pas encore pris le temps de le lire in extenso :

 

Un autre point qu'on néglige aussi souvent, c'est l'adaptabilité des organismes. Les symbiotiques ont développé leur filière phototrophe certainement pour être moins dépendants du stock de plancton ou des particules présentes dans l'eau. S'il est évident que l'on parle là d'un évolution sur des millions d'années, il n'en demeure pas moins qu'ils ont cette capacité.

 

Concernant la filière phototrophe, on sait depuis longtemps que grosso modo si la lumière est suffisante, le corail va s'y adapter. Nous avons tous des éclairages différents et la majorité des boutures s'adaptent après une phaser d'acclimatation au nouveau spectre et à sa puissance.

 

Ne pensez-vous pas que de la même manière, la filière hétérotrophe est aussi capable de s'adapter à de nouvelles conditions ? La phase d'acclimatation serait alors la clé de cette maintenance des azoox. 

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j'ai dans la partie basse de mon bac d'ensemble (zone brassée de façon accélérée, coin...) une plexauurella dichotoma, une gorgone marron et souple que je pense être symbiotique. J'ai remarqué qu'elle se ferme lorsque je donne la pâte D-D Aquarium solution ;

 

http://www.theaquariumsolution.com/h2ocean-pro-reef-paste

 

post-56-0-65033100-1384261101.jpg

 

 

 

 

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Ne pensez-vous pas que de la même manière, la filière hétérotrophe est aussi capable de s'adapter à de nouvelles conditions ? La phase d'acclimatation serait alors la clé de cette maintenance des azoox. 

Pour cette raison, et de la même façon qu'il est plus facile d'acclimater une bouture de SPS qu'une grosse colonie, il est peu être préférable de tenter la maintenance de petit spécimen d'azox. J'avais acheté il y a quelque mois un scleronephthya qui était en boutique depuis longtemps (trop surement ...).

Ce dernier n'a jamais "démarré". Je me suis donc contenté d'enlevé le gros de la colonies mourante et de conserver la pierre dans le courant d'arrivée d'eau de ma cuve technique en attendant mieux. Depuis un mois cette pierre a été transférée dans le 670 l, et les traces oranges qui pouvais faire penser a de l'éponge, repoussent sous forme de polype, ceux la au moins ne verront pas de changement environnementaux ! C'est pour cette même raison que je me suis "jeté" sur un dendro en vente il y a deux semaines, c'est un petit spécimen de moins de 10 cm, et cerise sur le gâteaux, j'avais repéré une souche de tubastrea micrantha sur sa pierre :D

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@Vinz et Coroebus : les coraux symbiotiques de zooxanthelles ont une capacité de nutrition autotrophe mais ont aussi besoin d'une nutrition hétérotrophe... On imagine d'ailleurs assez mal que la quasi-totalité (voire la totalité ?) d'entre eux aient conservé des polypes de chasse (ou organes accomplissant les mêmes fonctions) si ces derniers étaient devenus inutiles depuis plusieurs millions d'années. J'imagine qu'on peut les considérer comme mixotrophes.

Quant à "l'adaptabilité" des azooxanthellés à des nourritures de substitution, c'est une des clés du problème... Mais probablement pas la seule.

Pendant des années, certaines espèces d'Acropora, comme les suharsonoi par exemple, ont été régulièrement importées sans que personne ou presque ne parvienne à les maintenir durablement. Jusqu'à ce qu'une ou plusieurs souches s'avèrent assez résistantes pour s'adapter à nos bacs et fassent même aujourd'hui l'objet d'élevage spécifique tant en mariculture qu'en aquarioculture. Donc, on peut également supposer que cette "adaptabilité à des nourritures de substitution" (mais peut-être aussi à des températures, à des brassages différents, etc) dépendra aussi en grande part des individus collectés puisqu'à contrario de la plupart des coraux de nos de nos bacs, les azooxanthellés que nous pouvons récupérés sont tous des pieds-mères sauvages (et pour cause !). Mais la découverte de ces perles rares tiendra encore longtemps du pur hasard puisque nous ne disposons généralement d'aucune information quant aux lieux précis de collectes (profondeur, donc température, brassage, etc).

N'en demeure pas moins, comme déjà précisé sur ce topique et comme le rappelle Greg, que les candidats (documentés, équipés et expérimentés) à la maintenance de non-symbiotiques, ont tout intérêt à faire l'acquisition d'animaux très récemment importés et sans aucune lésion... Au même titre qu'il ne viendrait à l'esprit de personne d'acheter dans un magasin un poisson réputé fragile alors qu'il semble affamé, efflanqué et couvert de balafres.

Si les récifalistes les plus pointus peinent à maintenir ces coraux, je doute que nos magasins puissent y parvenir dans des bacs d'expo. A une exception toutefois, à savoir les animaleries dans lesquels officie Alain Tortey, notre Alain, le Nitrobacter... Puisque j'ai pu l'observer à de nombreuses reprises ces dernières années en train de distribuer une de ses tortores dont il a le secret dans les bacs où il avait regroupé les non-symbiotiques :D

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Pour en revenir au nourrissage de nos bébêtes, et plus particulièrement du phyto, je pense aussi que c'est un des éléments clés.

Malheureusement pour nous, il ne s'agit pas simplement d'élever de la Nannochloropsis, mais plutôt un ensemble d'algues pas forcément faciles à cultiver de façon amateur (Isochrysis par ex.).

Restent les soupes "toutes prêtes", mais ça explose vite le budget...

 

Autre point abordé plus haut, la concentration de nourriture dans le bac.

Je ne suis pas certain (exceptée la pollution que cela engendre), qu'une concentration élevée soit néfaste, en supposant que nous parvenions à proposer à ces animaux une soupe qui leur plaise.

Toutes les vidéos où l'on voit ce genre de coraux in situ, laissent voir une eau qui semble vraiment très chargée.

Elle n'est pas "bleue", elle est verte... d'un joli vert comme dans certains lacs de montagne.

De là à penser qu'ils auraient davantage besoin de phyto que de zoo... (?)

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de rien?

 

bin oui, mais c'est loin d’être une évidence dans le milieu aquariophile, et tu trouveras bien des posts sur les forums et des articles sur le net, ou l'on considère l'ajout de phyto dans un bac récifal comme complètement inutile, voire dangereux.

 

 

Avec plaisir!

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j'ironisais avec mon "de rien" car ce liens est déjà cité sur ce topic :)

Et en effet, le zooplancton a bien meilleur réputation que le phyto pour nourrir les bacs, d'ailleurs tu m'aurais posé la question avant que je ne me renseigne pour maintenir ces animaux, je t'aurais répondu zoo :D

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Ne pensez-vous pas que de la même manière, la filière hétérotrophe est aussi capable de s'adapter à de nouvelles conditions ? La phase d'acclimatation serait alors la clé de cette maintenance des azoox. 

 

Oui, c'est ce qu'on peut lire mais dans une mesure, à priori limitée. Par exemple, en cas de courant trop fort ou trop lent, l'azoox saura déployer plus ou moins ses tentacules pennés et selon le cas, plutôt amonts ou plutôt avals, pour mieux capter les proies. On sait aussi qu'ils réagissent (comme les autres coraux d'ailleurs) à des signaux "olfactifs" et on peut attendre de leur part une meilleure réaction après acclimatation, comme on le constate avec les Dendrophyllia/Tubastrea.

Mais les azoox sont bien moins pourvus en cnidocystes qui sont moins rapides que ceux des phototrophes, ils ne pourront probablement pas améliorer notablement leur capacité à chasser. De même, certains azoox comme Dendronephthya ne pourront jamais accepter des proies trop grosses, acclimatés ou non.

 

Une question pratique qui me vient à l'esprit:

 

Pour ceux d'entre-vous, comme Denis, qui utilisent un petit frigo pour conserver la nourriture, comment avez-vous fait pour faire passer les tuyaux?

Avez-vous tout simplement percé des trous?!

 

J'ai percé le frigo par l'arrière (plastique et polystyrène). Contrairement aux installations souvent présentées, je n'ai pas mis de pompe doseuse à l'intérieur du frigo, trop petit, mais  j'ai installé une pompe péristaltique immédiatement derrière, de telle sorte que le circuit de nourriture en amont de la pompe, avant retour dans le bac, soit le plus court possible.

IMG_9026 - Copie.JPG

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Mais les azoox sont bien moins pourvus en cnidocystes qui sont moins rapides que ceux des phototrophes, ils ne pourront probablement pas améliorer notablement leur capacité à chasser. De même, certains azoox comme Dendronephthya ne pourront jamais accepter des proies trop grosses, acclimatés ou non.

La nature fait bien les choses, elle sait donc faire de très bon chasseur.

Partant de là, si certain azoox sont moins bien équipés pour chasser puisque moins bien pourvu en cnidocystes, c'est peu être parce qu’ils n'en ont pas besoins. Cela va dans le sens sens d'une chasse principalement orientée sur du phytoplancton, qui ne risque pas de tenter de ce dégager et n'a donc pas besoins d'être immobilisé par un venin, contrairement a du zooplancton.

Ce pourrait aussi être pour une autre raison, comme une économie d'NRJ par exemple, mais cela me surprendrais ...

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