Aller au contenu

Maintenance des azooxanthellés...


Trevaly

Messages recommandés

  • Réponses 381
  • Created
  • Dernière réponse

Un bac d'azooxanthellés.

 

C'est possible :D

[video:http://www.youtube.com/watch?v=HQoBnZe7URs&feature=related]

 

 

Edit : "azooxanthellés" ne serait-il pas plus approprié pour le titre de ce topic ?

 

Référence : What is hermatypique ?

 

Magnifique bac !

Sinon pour le titre azooxanthellés serait effectivement bien plus approprié.

Si on prend la définition de je ne sais plus qui hermatypique signifie "qui contribue significativement à la construction du récif" les coraux mou sont des lors des ahermatypique qui héberge des zoox. Et inversement il y a des ahermatypique qui n'héberge pas de zoox comme le Tubastrea par exemple.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Mon rêve :zaime:

Voilà qui me referait bien repiquer au jeu... Difficile d'imaginer plus beau (à mon goût), le seul bémol avec tous ces superbes bacs filmés à un instant "t" c'est, qu'à l'exception de diverses espèces de Tubastrea ou de gorgones de maintenance plutôt facile, nous n'avons aucune idée de la durée de vie des autres occupants, en particulier des Dendronephthya, Scleronephthya, etc...

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

  • 3 mois plus tard...

Je glisse mon petit témoignage en douce:

J'héberge depuis un bon mois un Dendronephtya qui après un malheureux incident dans le bac, se remet tranquillement, et semble faire quelques nouvelles pousses (très doucement).

J'ai aussi deux souches de Tubastrea, certainement plus faciles à maintenir.

Je les nourris avec du phyto maison, du Cyclop-Eeze, et le protocole Fauna Marin Dendro.

Avec tout ça, je pense que je vais planter mon bac. :D

Malgré une résine anti Po4 et un écumeur d'appoint, mon bac Jaubert se retrouve avec des valeurs pas jojo,

au mieux 0,13mg/l pour les Po4 (parfois jusqu'à 0,32mg/l :timide: ) et entre 5 et 10mg/l de No3, alors que j'étais à zéro auparavant.

 

Bref, dur dur, et loin d’être gagné!

 

Une remarque qui me semble importante:

J'ai constaté que le Dendro est bien plus gonflé et les polypes davantage ouverts après quelques heures avec l'écumeur hors fonction.

Je teste de temps à autre, pour voir, un ou deux jours sans écumeur, et il me semble qu'il ne s'en porte que mieux.

J'ai aussi l'impression qu'il tète du phyto à la louche, contrairement à ce qui a été dit plus haut.

24 heures sans phyto et paf, il est nettement moins gonflé.

Je ne sais pas trop s'il va tenir le coup sur la durée...

Selon Fauna Marin, leurs produits spécial Dendro sont très riches, le protocole est bien rodé et permet des maintenances à succès...

On va bien voir...

 

piquepique_20130228233422-thumb.jpg

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

...notamment celle du coté de chez denisio ;)

Etant donné que je suis parti de quasiment zéro, j'ai beaucoup à enregistrer avant de pouvoir témoigner. J'ai monté depuis novembre un petit bac dans lequel j'ai regroupé un Tubastrea (ou Dendrophyllia) acheté à l'article de la mort chez Le Lann Bordeaux, un Dendronephthya tout riquiqui quand je l'ai reçu du PO, une gorgone Diodogorgia nodulifera, un Neospongode (généreusement donné par un commerçant local pour un dendro), puis un Nephthyigorgia que j'avais déjà. Bref un petit panel d'azoox aux besoins différents. J'ai mis le tout dans un petit bac que je peux observer à la loupe et caméra macro. parallèlement, j'ai monté un système de changement d'eau et nourrissage automatique (voir mon post sur Ismart). Et puis j'ai fait l'acquisition de divers aliments secs. Mon objectif étant de mettre en place un système de maintenance le moins contraignant possible, sans entrer dans l'élevage de phyto-zoo et relativement autonome avec possibilité de laisser le bac une semaine sans intervention humaine. Si ça ne marche pas, j'arrêterai, la maintenance des animaux les plus difficiles serait alors incompatible avec le temps que je souhaite leur consacrer.

 

Dans un premier temps j'ai monté mon système, maintenant opérationnel mais pas sans mal. J'ai stoppé mes observations momentanément mais bientôt je vais m'attacher à vérifier les prises des diverses nourritures. D'où l'équipement en macro (photo ci-après). Pas beaucoup de retour pour l'instant, sinon que Neospongodes doté de très petits polypes s'en sort probablement parce qu'il est légèrement zooxanthellé. Diodogorgia accepte pas mal de nourritures et Nephthyigorgia est vorace. Quant aux autres, ce n'est pas concluant : Dendronephthya se gonfle épisodiquement, il accepte quelques nourritures mais semble avoir un long temps de digestion durant lequel il se dégonfle et ne réagit pas à ce qui passe à proximité. Pour le Tubastrea/Dendrophyllia, je désespère puisque je n'ai toujours pas déclenché l'ouverture franche des polypes sauf pour quelques uns d'entre eux après grosse distribution de Nuoc mam.

 

Parmi les nourritures en cours de test, la gamme Fauna marin semble très prometteuse. J'en ai profité pour rapatrier aussi quelques animaux adaptés à ce genre de biotope comme des vers à panaches et d'autres à suivre.

 

 

Diodogorgia nodulifera

denisio_20130301021521.jpg

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Denis, quel volume a ton bac?

comment as-tu fait pour automatiser le nourrissage?

Les produits Fauna Marin, selon la notice d'utilisation, doivent être préparés en bouillie avant utilisation.

 

J'ai récemment lu un document PDF (in Deutsch) dans lequel le récifaliste (Jens Kallmeyer) congèle la bouillie dans des petits tubes en verre ou en plexi,

avant de les suspendre quotidiennement au dessus du bac.

La bouillie est ainsi distribuée au fur et à mesure de la décongélation.

Le document est téléchargeable ICI

(voir photos pages 47 et 49 du document)

 

Perso, je rajoute aussi du Cyclop Eeze dans la bouillie, de l'Ultramin S et de la spiruline, sans trop savoir si celle-ci est appréciée par les animaux, puisqu'il s'agit d'une algue d'eau douce, je crois.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Malgré une résine anti Po4 et un écumeur d'appoint, mon bac Jaubert se retrouve avec des valeurs pas jojo,

au mieux 0,13mg/l pour les Po4 (parfois jusqu'à 0,32mg/l :timide: ) et entre 5 et 10mg/l de No3, alors que j'étais à zéro auparavant.

 

Bref, dur dur, et loin d’être gagné!

 

Une remarque qui me semble importante:

J'ai constaté que le Dendro est bien plus gonflé et les polypes davantage ouverts après quelques heures avec l'écumeur hors fonction.

Je teste de temps à autre, pour voir, un ou deux jours sans écumeur, et il me semble qu'il ne s'en porte que mieux.

J'ai aussi l'impression qu'il tète du phyto à la louche, contrairement à ce qui a été dit plus haut.

24 heures sans phyto et paf, il est nettement moins gonflé.

Je ne sais pas trop s'il va tenir le coup sur la durée...

 

Dans la mesure où on n'a pas la possibilité d'apporter tous les éléments nécessaires à ces Azoox, et même si les endroits du globe où on retrouve ces animaux sont particulièrement oligotrophes, on peut se demander si ces valeurs de PO4 et N03 ne sont pas idéales pour eux dans nos bacs. Il reste juste à ne pas aller trop loin.

Le RAB aurait alors une place très intéressante (primordiale pour moi), en limitant la dérive des paramètres et en fabriquant du bactérioplancton.

Piquepique, tu sembles très effrayé par cette machine !! Pas naturelle ? Bombe à retardement ? Pourtant ton approche de l'aquariophilie devrait te rendre ce concept intéressant non ?

 

Pour l'écumeur, cela semble logique que son arrêt améliore l'alimentation des Aherma.

J'avais aussi signalé qu'un démarrage des UV ou de l'ozone les faisait s'ouvrir bien plus pendant 2 ou 3 jours. Comme si la microfaune et la microflore dans la colonne d'eau devenaient alors plus faciles à capter ou plus digestes.

On avait bien sûr l'inconvénient d'appauvrir la colonne d'eau pour les jours suivants. Donc à ne pas faire.

 

Et qu'en pense l'équipe de Coral Biome ? Elle a les neurones ;) et la structure pour tester tout cela.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Piquepique, tu sembles très effrayé par cette machine !! Pas naturelle ? Bombe à retardement ? Pourtant ton approche de l'aquariophilie devrait te rendre ce concept intéressant non ?

Et bien... cet écumeur, aussi petit soit-il et bien que devant reconnaitre qu'il rend l'eau limpide en quelques heures, m'insupporte par son niveau sonore. :colere::@

D'ailleurs, c'est à noter que les paramètres ne changent pas, qu'il soit en fonction ou non.

Seule la limpidité de l'eau est (énormément) influencée.

Je ne lance pas ça au hasard, j'ai arrêté l'écumeur plusieurs fois pendant une semaine, les Po4 n'ont pas augmenté (sans doute grâce à la résine).

 

Sinon, c'est la première fois que j'ai des paramètres aussi pourris, et que je parviens aux limites de ce que peut encaisser un sol Jaubert,

donc, oui, ça m'effraie un peu. ;)

Je pense d'ailleurs que sans ce dernier, mes No3 seraient bien plus haut.

Mais le problème, je le vois plus dans les Po4.

A cause du taux élevé, le reste ne pousse pas, ou presque pas.

J'ai un Hystrix violet avec des pointes toutes rondes. :D

J'en viens à la conclusion que soit je persiste et je me tourne vers un bac spécifique en me séparant de beaucoup d'autres coraux dont la croissance est pratiquement nulle, soit... j'abandonne pour garder le reste!

Reste à savoir si un taux de Po4 aussi élevé n'est pas également préjudiciable pour les non-symbiotiques... :s

 

En ce qui concerne le RAB, je suppose que mon bac est encore trop jeune, c'est du moins ce que j'ai retenu des lectures à ce sujet. (?)

 

piquepique_20130301122932-thumb.jpg

 

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

@ Piquepique : Il est vrai que la pollution du système est certainement le principal souci avec les azooxanthellés. Obligation de distribuer des nourritures polluantes, fréquemment et abondamment, dont finalement une très faible proportion semblent réellement consommées, alors que ces animaux ont tout autant besoin que la plupart des coraux symbiotiques d'une "eau propre". Difficile à gérer sans vite s'orienter vers un bac dédié. J'avais d'ailleurs été contraint de mettre fin à mes tentatives, il y a quelques années, après avoir transformé mon refuge en bac à non-symbiotiques, sachant que j'étais arrivé aux limites de ce que mon grand bac, auquel il était connecté, était en mesure d'absorber. Bref, le bac dit principal devenait peu à peu le refuge épurateur de mon ex-refuge :D

Mais je suis curieux de connaitre les résultats obtenus avec cette préparation pour les Dendronephthya tant je suis resté sur un échec avec ces coraux que je n'ai jamais vraiment réussi à nourrir.

Compère, j'ai hâte de voir ce nouveau bac et j'ai lu ton post avec un grand intérêt, comme tu peux l'imaginer. Plusieurs remarques me viennent à l'esprit. Dans l'ordre d'entrée sur scène, une des premières difficulté, au regard du peu d'azooxanthellés disponibles dans le commerce aquariophile (et tant mieux dans un sens) demeure de choisir des animaux fraichement importés et encore en "parfaite santé". Aucun point de nécrose apparent et idéalement il faudrait les accueillir dès leur arrivée en boutique. Comme ces coraux ont impérativement besoin d'être nourris et qui plus est avec une nourriture de substitution, il devient souvent extrêmement difficile de les tirer d'affaire s'ils sont affamés, voire agonisants lors de leur introduction dans le bac dédié. Un peu comme nous le ferions avec des poissons délicats et au régime alimentaire impossible à satisfaire à l'identique en captivité. Acclimater un poisson corallivore strict en lui donnant des paillettes ou du mysis n'est pas des plus évidents, alors que penser s'il est en plus totalement amaigri et probablement affaibli par des pathologies opportunistes...

Par contre, je garde le souvenir d'un "petit truc" susceptible de retaper des Tubastrea. J'appelais ça les démarrer, tant la difficulté avec ces coraux consiste justement à les inciter à se ré-alimenter quand ils sont longtemps restés les polypes fermés. Au lieu de pourrir le bac après leur introduction, on obtient de bons résultats en plaçant toute la colonie dans un seau d'eau (issue du bac) brassé avec une petite pompe et dans lequel on écrase à la main une ou plusieurs moules fraiches. Généralement, les polypes ne tardent pas tous à s'ouvrir et la colonie continuera à rester réceptive aux distributions une fois revenu dans le bac. A contrario, il est possible de renouveler l'opération autant de fois que nécessaire.

Par ailleurs, pour éviter de trop polluer le bac, il est possible de supplémenter avec quelques gouttes d'un composé d'AA une heure (ou moins) avant les distributions de nourriture, ce qui généralement provoque l'ouverture des polypes. Les coraux étant plus à même de capturer les nutriments, la quantité distribuée peut potentiellement être moins importante.

Le phytoplancton vivant produit le même effet mais est-il vraiment moins polluant, considérant que l'eau qui a permis de le cultiver est souvent chargée d'engrais divers ?

Au sujet du phytoplancton, une récente publication (malheureusement pas libre de droits) tend à mettre à mal beaucoup de nos présupposés. A savoir que des apports hebdomadaires de phytoplancton (Nannochloropsis dans le cas présent) sont plus à même de permettre au corail de constituer des réserves de lipides que des apports quotidiens de zooplancton. Cette étude portait sur les coraux durs symbiotiques mais il s'agit peut-être d'une piste de réflexion intéressante pour la maintenance des azooxanthellés.

Toujours sur le plan de l'alimentation, un fil de discussion très intéressant sur le site Mon Bout de Récif (http://www.monboutderecif.fr/modules.php?name=Forums&file=viewtopic&t=1654) à propos de l'introduction d'huitres vivantes dans une décante. L'application serait loin d'être anecdotique pour un bac de non-symbiotiques puisque ces huitres, non seulement contribuent à filtrer l'eau mais en plus pondent très régulièrement au gré des changement de température. Donc, Compère, pense à acheter une douzaine d'huitres (et autant de moules ?!) lors de ton prochain passage à la poissonnerie !!!

A propos des Neospongodes, nos tontons Julian et Charles nous rappellent (page 225 du tome II de la bible) qu'ils peuvent être symbiotiques ou totalement non-symbiotiques, suggérant d'ailleurs qu'il s'agit peut-être de deux espèces différentes. Toujours est-il que j'ai constaté que certains individus qui semblaient s'étioler en étant placés au fond du bac ne tardaient pas à s'ouvrir lorsque qu'ils étaient accrochés "la tête en bas" ou à l'horizontale. Idem pour les Dendronephthya...

Un autre point est que nous ne savons pratiquement jamais, dans le détail, où ces animaux ont été prélevés. Je ne parle pas d'une provenance géographique mais des spécificités du lieu même de prélèvement (zonation, profondeur, orientation de la colonie, etc.).

Il est évident qu'une souche pêchée à 30 mètres de fond ne s'épanouira pas aux mêmes températures qu'une autre prélevée sous un surplomb à quelques mètres de la surface.

La quasi-totalité des pertes que j'ai dû subir sont presque systématiquement intervenues en été. J'avais certes un groupe de froid mais la température moyenne du système était tout de même supérieure d'au moins deux degrés à celle de l'hiver, atteignant souvent 27 ou 28° en fin de journée. Aucun souci bien sûr pour les symbiotiques mais semble-t-il un peu trop "bord-cadre" cette fois pour certains azooxanthellés. Peut-être vaudrait-il mieux se cantonner à un 20°/22° hivernal pour un 22°/24° estival ?!

Reste aussi le problème de la sélection de souches, d'individus, plus résistants que d'autres. Nous réussissons aujourd'hui à maintenir des coraux symbiotiques considérés comme impossible il y a quelques années, Acropora suharsonoi par exemple. Dans les faits, nous n'avons pas changé nos méthodes de maintenance mais peut-être plus simplement sélectionné des individus plus résistants et donc plus à même de supporter la vie dans nos bacs communautaires. Nous en sommes encore bien loin avec les azooxanthellés mais il est fort possible que le hasard nous permettent de trouver quelques "bonnes souches" que nous pourrons peu à peu élever en captivité et bouturer.

Désolé pour ce post si long mais la passion a repris le dessus :timide:

 

édit: Blups a probablement raison et un RAB à charbon pourrait être plus qu'intéressant pour un bac à azooxanthellés ;)

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Denis, quel volume a ton bac?

comment as-tu fait pour automatiser le nourrissage?

Les produits Fauna Marin, selon la notice d'utilisation, doivent être préparés en bouillie avant utilisation.

 

J'ai récemment lu un document PDF (in Deutsch) dans lequel le récifaliste (Jens Kallmeyer) congèle la bouillie dans des petits tubes en verre ou en plexi,

avant de les suspendre quotidiennement au dessus du bac.

La bouillie est ainsi distribuée au fur et à mesure de la décongélation.

Le document est téléchargeable ICI

(voir photos pages 47 et 49 du document)

 

Perso, je rajoute aussi du Cyclop Eeze dans la bouillie, de l'Ultramin S et de la spiruline, sans trop savoir si celle-ci est appréciée par les animaux, puisqu'il s'agit d'une algue d'eau douce, je crois.

Le bac en question fait 50 litres. Face à la difficulté d'épuration, soit on mise sur une instalation autonome avec un gros écumeur des changements d'eau et d'autres moyens de traitement ad hoc, soit on positionne le bac dans le système. Etant donné le peu d'informations concernant la pollution et le niveau de traitement à mettre en face, j'ai opté pour la seconde méthode : le bac en parallèle avec le circuit principal. Je peux ainsi le connecter et procéder à des changements d'eau automatiques. Je peux aussi, me déconnecter plus longtemps et évaluer l'augmentation du niveau de "pollution" (NO3, PO4) selon la durée en autonome et les aliments 'quantité et qualité) distribués. Les effets sont très différents mais finalement pas si dévastateurs quand l'apport est réduit et régulier.

 

Pour le nourrissage, j'ai mis en place un petit frigo à effet peltier, un pot d'1 litre de nourriture liquide. J'ai monté une pompe péristaltique juste en sortie qui déverse dans un circuit d'eau continu, avec sa propre pompe, vers l'aquarium. La nourriture reste ainsi le plus longtemps froide et ne stagne pas en sortie de pompe. Aujourd'hui les concentrations maxi avec une distribution mini toutes les heures m'oblige à recharger tous les 3 jours.

Effectivement, Fauna Marin recommande de préparer une bouillie de leurs produits secs avec UlmtraminD (acides aminés entre autre). Diluée ensuite avec un peu d'eau, je fais des mini glaçons pour 3 jours. Le principe marche bien et permet de réduire au mieux les particules de nourriture avec plus de chance d'apporter les AA aux animaux.

 

Concernant la préférence des coraux, je n'en suis qu'au début des constatations. Les polypes des dendro sont très petits et je n'arrive pas encore à vérifier si il n'y a pas rejet après capture des aliments. Pour eux, le cyclopeeze même broyé au maximum (avec mon blinder) reste bien trop gros, il n'y a même pas capture. La page 49 du document (merci pour le lien) montre une nourriture très grossière, bonne pour les gorgones mais en grande partie inadaptée aux Dendros. Mais j'imagine que l'auteur rajoute de la nourriture de bonne taille.

La spiruline est souvent citée. Il semble que des société américaines fournissent maintenant des espèces marines de phyto, je n'ai même pas tenté un appro.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Il est vrai que la pollution du système est certainement le principal souci avec les azooxanthellés. Obligation de distribuer des nourritures polluantes, fréquemment et abondamment, dont finalement une très faible proportion semble réellement consommée…

La question de nourrir abondamment est controversée. Elle vient probablement du fait de cette difficulté à porter la nourriture en suspension jusqu'à ces animaux. Dans le doute, l’aquariophile réalise un apport important et souvent plus que nécessaire. On est alors confronté à des problèmes de sédimentation de la nourriture au fond du bac, source potentielle de pollution. Les azoox, dans bien des cas, sont introduits en complément d’espèces pour lesquelles le bac a été réfléchi, les conditions ne sont pas toujours réunies pour limiter les pollutions liées aux apports en suspension. je pense plus particulièrement aux modes de brassage, à l'agencement du décor ou aux modes de distribution de nourriture. Par ailleurs, les travaux montrent qu’un polype demande une période d’assimilation de la nourriture, durée parfois longue, pendant laquelle il ne capte plus rien. Inutile dans ce cas de servir plus. Gros capteurs ou filtreurs… on a intérêt, semble-t-il, à leur fournir peu mais souvent, en se rapprochant du milieu naturel. Finalement, la masse de quantité distribuée ainsi, régulièrement et parcimonieusement, ne s’avère pas si polluante. Je m’aperçois que les nourritures ne sont pas égales en terme de flottabilité et que certaines flottent longtemps, sans remonter à la surface ni tomber au fond, laissant plus de chance au corail de la capter.

 

 

Compère, j'ai hâte de voir ce nouveau bac et j'ai lu ton post avec un grand intérêt, … une des premières difficulté, au regard du peu d'azooxanthellés disponibles dans le commerce aquariophile demeure de choisir des animaux fraichement importés et encore en "parfaite santé". …

Voir ce nouveau bac !! C’est un peu comme si je faisais la photo d’une éprouvette. C’est un bac de test sans prétention esthétique. Le moment venu, je ferai part de mes conclusions, avec photos dans un topic du genre « Mon bac, ma vie, mon œuvre… », :bananaecart: avec :yahoo: force smileys :mdr3: :mdr5: :D :plaisante:

 

Acquérir des coraux en forme : c’est vrai, je n’ai pas respecté ce prérequis. J’ai imaginé que mon petit bac dédié laisserait quelques chances à mon Tubastrea. L’expérience montre encore une fois, que ce n’est pas un mauvais principe. Combien de temps le corail n’a pas été nourri avant la vente ? Sûrement bien plus que ce qu’ose avouer le vendeur. Des « trucs », j’en ai pourtant essayé. Pas besoin de seau gavé de nourriture, dans lequel tremper le corail, mon bac était à lui seul ce seau là pendant des jours. Aucune crainte de dérive pour ce petit bac puisque je peux à tout moment déverser son eau dans le bac principal, pour le plus grand bonheur de la microfaune. Huitres, moules, acides aminés et autres produits appétants, tout y est passé. Mais je n’ai pas encore perdu tout espoir. C’est dans cet esprit aussi que j’évoquais les animaux compatibles, les huitres, moules mais pourquoi pas les Lima et autres filtreurs/pondeurs.

 

Au sujet du phytoplancton, une récente publication tend à mettre à mal beaucoup de nos présupposés. A savoir que des apports hebdomadaires de phytoplancton (Nannochloropsis dans le cas présent) sont plus à même de permettre au corail de constituer des réserves de lipides que des apports quotidiens de zooplancton. Cette étude portait sur les coraux durs symbiotiques mais il s'agit peut-être d'une piste de réflexion intéressante pour la maintenance des azooxanthellés.

Ça semble également vrai pour les azoox. Dendronephthya ne serait pas cet herbivore/bactérivore exclusif que l’on pense.

 

Peut-être vaudrait-il mieux se cantonner à un 20°/22° hivernal pour un 22°/24° estival ?!

Les températures basses que tu évoques semblent préférables. Encore un point que nous ne prenons pas en compte dans les bacs mixtes. Les récifalistes les plus avancés dans ce type de maintenance suggèrent aussi une température max de 24°C.

 

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

C'est passionnant, tout ça, et ça m’incite à persévérer. ;)

 

Les différentes poudres du protocole Fauna Marin contiennent un bon nombre d'algues, certes desséchées, mais c'est sans doute une bonne chose.

Le phyto frais, c'est encore mieux, mais comme le dit Dominique, ça revient sans doute à verser de l'engrais dans le bac...

J'essaie d'y faire gaffe, en utilisant un engrais de culture adapté (PhytoStabil- Aqua Connect) et en n'utilisant que du phyto bien vert, à la limite du jaune, donc à priori plutôt affamé, mais les risques sont là, et à cause de la couleur de l'algue, impossible de tester quoi que ce soit...

 

Denis, si tu ne veux pas t'enquiquiner avec des cultures de phyto chez toi, peut-être peux-tu regarder du coté de chez DT (Premium Reef Blend).

Je ne sais pas si on en trouve en France, en Allemagne, ils ont une bonne réputation, même chez ceux qui se frottent à la repro de poissons marins.

 

Quelques interrogations au hasard, peut-être saurez-vous y répondre, ou du moins les commenter:

 

- Blups écrivait que des taux de No3 et Po4 plus élevés que dans le milieu naturel seraient peut-être "bénéfiques" (spontanément, je ne trouve pas d'autre formulation :timide: ) aux azooxanthellés.

Moi qui soupire de désespoir devant mes tests, je suis un peu étonné du peu de réaction.

Les taux que j'ai annoncés plus haut ne vous choquent pas tant que ça? :horreur:

 

En supposant que j'installe un Rab... en supposant, j'ai dit, hein! :D

A quoi pourrait-il ressembler dans un bac aussi petit que le mien (150 litres refuge inclus)?

Je pensais à un tube PVC de 1000ml maximum, ça vous semble viable?

 

 

 

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Picpic, les taux des autre ne m'effraient jamais. Par principe, je respecte :chapeau:

 

Maintenant, si tu veux discuter : 0.13 PO4, j'ai connu ça et même jusqu'à 0.3 un bon moment. A ce stade je n'avais plus de croissance des sps et les algues gagnaient leur base. Quant à 5 de NO3, tu as encore de la marge... pour infléchir. L'aspect négatif n'est pas d'arriver à ces taux, mais de ne pas arriver à les baisser à souhait, je suis bien placé pour en parler.

 

Beaucoup de produits pour NPS, aux compositions inavouées contiennent des phyto, zoo déshydratés. Je pense que ces compositions ne sont pas si mal, même si elles n'arrivent pas au niveau du vivant. J'aviserai quand j'aurai fait le tour de ma quinzaine de produits à tester. Le DT Premium Reef Blend a une durée de conservation moyenne, de l'ordre du mois au frigo, ce qui ne facilite pas sa gestion. A choisir j'en élèverai. Par contre ce phyto a base de diatomées doit être apprécié des dendro puisqu'il semblent l'apprécier.

 

Le propriétaire du bac "pas trop moche" a résolu le problème de la décantation des aliments. Rien ne risque de se perdre au fond du bac :)

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Rien de bien nouveau, juste quelques liens (souvent déjà identifiés par la tribu des acros des azooxanthellés).

- Un article sur reefkeeping à propos de maintenance "réussie" de Dendro :

http://reefkeeping.com/issues/2008-02/feature/index.php

- Un groupe d'étude toujours sur les Dendro sur Reefcentral :

reefcentral.com/forums/showthread.php?s=&threadid=524097

- Une petite vidéo (mais je crois que Chris64 ou Denisio avaient déjà donné le lien ?) :

- Un site (forum) dédié aux azooxanthellés :

www.azoox.org

- Un système d'automatisation de distribution de tortores diverses et variées :

http://www.reefaddicts.com/content.php/249-Refrigerated-Automated-Feeding-System

 

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Allez, encore une petite tournée :D

Ce lien qui suggère différentes nourritures en fonction des familles de coraux :

http://www.reefcentral.com/forums/showthread.php?t=1832601

Et ces vidéos, pour le fun, montrant la (possible) capture par une Diodogorgia et des Dendrophyllia de la nourriture proposée

http://www.reefflix.com/video/1188/Azooxanthellae-Project-Diodogorgia-Feeding

A noter toutefois que cette gorgone et ce LPS ne sont pas considérés comme les plus difficiles à maintenir...

Au passage,, il serait intéressant que les possesseurs d'un bac dédiés aux azooxanthellés, dont le volume le permet, se risquent aussi à la maintenance de poissons planctophages réputés difficiles et qui devraient y trouver leur compte. Je pense par exemple aux Anthias tuka.

L'inévitable surcroit de nourriture destiné aux coraux devrait bien leur plaire et Il ne serait pas impossible non plus que les fèces de ses poissons puissent contribuer positivement à l'alimentation de certains coraux azooxanthellés les plus difficiles.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Merci pour ces liens Compère.

 

Concernant la vidéo du Dendrophyllia... combien de proies sont captées par le Dendro ? Si peu ! Je pense que c'est l'exemple même de mode de nourrissage à déconseiller, de celui qui pollue le bac avec une si mauvaise efficacité. Les Dendrophyllia, comme tous les NPS à gros polypes, on le sait, ne sont pas difficiles à nourrir mais bien plus à acclimater. La difficulté majeure consiste ensuite à conserver une eau de niveau récifal, même si les taux de NO3 laissent une marge.

 

Diodogorgia est un peu dans le même cas, avec ses polypes capables d'ingérer des proies relativement grosses. Mais bon sang, quel intérêt de projeter un giclée de nourriture à 3 cm des polypes ! Tout polype va se rétracter à l'approche d'une telle agression. De ce que je peux constater, Diodogorgia réagit à de nombreux types de nourritures, mais il ne faut pas en conclure trop vite, comme le laisser supposer la vidéo, que toutes ces nourritures sont acceptées. Diodogorgia sait parfaitement trier ses proies et les rejeter si besoin, l'opération peut prendre plus d'une minute. Si le cinéaste avait voulu prouver que la nourriture est adaptée à la gorgone, il aurait du filmer de vraies captures, dans un courant et avec une densité de nourriture normaux, il aurait du tourner plus longtemps de manière à vérifier qu'il n'y a pas rejet et mieux encore, puisque la transparence de ses tissus permet de lever tous les doutes, filmer la nourriture se dirigeant vers la cavité gastrique. De mon point de vue, même si cyclops et rotifères sont acceptés par la gorgone, cette vidéo ne prouve rien.

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

De mon point de vue, même si cyclops et rotifères sont acceptés par la gorgone, cette vidéo ne prouve rien.

Et c'est bien pour ça que j'écrivais "... la (possible) capture de..." ;)

L'autre aspect gênant de certaines présentations de bacs de non-symbiotiques (en fait la plupart) est que nous n'avons presque jamais d'indications quant aux dates de mise en eau et d'introductions des animaux. Il est extrêmement facile, moyennant finances, de présenter un bac truffé d'azooxanthellés, tous plus beaux les uns que les autres et tous polypes déployés. Le problèmes restant de savoir combien de "ces beaux polypes" seront toujours déployés un an plus tard...

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.


×
×
  • Créer...

Information importante

En poursuivant votre navigation, vous acceptez l’utilisation des cookies pour vous proposer des contenus adaptés à vos centres d’intérêt et réaliser des mesures pour améliorer votre expérience sur le site. Pour en savoir plus et gérer vos paramètres, cliquez ici